27.12.2008
rapide passage
je n'ai plus internet depuis deux mois, en cet instant précis je suis entrain de pomper sur la ligne du voisin, assise sur le radiateur de la salle de bain ,en équilibre instable, avec un ordi qui n'est pas le mien, mais qui captent neuf telecom, j'attends ma nouvelle installation pour dans un mois, peut-être un peu plus.
donc je ne vois plus les blogs,ni le mien, ni mes mails.
je viens de débloquer ma boîte archi pleine, vos messages me touchent, et voilà, scotchée l'azazel, merci à tout ceux qui savent et m'écrivent.
Ulysse, je pense toujours à cette rencontre bloguisante, Michel , merci.
Bisous à tous et toutes, à dans quelques temps, avant celui des cerises.
Azazel
18.09.2008
on ne pourra pas dire qu'on ne sait pas (azazel)
j'ai reçu une lettre d'un ami, la voici :
"ordinaire de la violence d'état.
Patrick Mohr.
Je suis né le 18 septembre 1962 à Genève. Je suis acteur, metteur en scène et auteur. A Genève, je dirige une compagnie, le théâtre Spirale, je co-dirige le théâtre de la Parfumerie et m’occupe également du festival “De bouche à oreille”.
Dans le cadre de mes activités artistiques, je viens régulièrement au festival d’Avignon pour y découvrir des spectacles du ” in ” et du ” off”. Notre compagnie s’y est d’ailleurs produite à trois reprises. Cette année, je suis arrivé dans la région depuis le 10 juillet et j’ai assisté à de nombreux spectacles.
28 juillet 2008
Le lundi 21 juillet, je sors avec mon amie, ma fille et trois de ses camarades, de la représentation d’une pièce très dure sur la guerre en ex-Yougoslavie et nous prenons le frais à l’ombre du Palais des Papes, en assistant avec plaisir à un spectacle donné par un couple d’acrobates.
A la fin de leur numéro, je m’avance pour mettre une pièce dans leur chapeau lorsque j’entends le son d’un Djembé (tambour africain) derrière moi. Etant passionné par la culture africaine, j’ ai monté plusieurs spectacles en Afrique et j’ai eu l’occasion d’y faire des tournées. Je m’apprête à écouter les musiciens. Le percussionniste est rejoint par un joueur de Kamele Ngoni (sorte de contrebasse surtout utilisée par les chasseurs en Afrique de l’Ouest.)
A peine commencent-ils à jouer, qu’un groupe de C.R.S se dirige vers eux pour les interrompre et contrôler leur identité. Contrarié, je me décide à intervenir. Ayant déjà subi des violences policières dans le même type de circonstances il y a une vingtaine d’année à Paris, je me suis adressé à eux avec calme et politesse, le souvenir de ma précédente mésaventure bien en tête.
Mais je me suis dit que j’étais plus âgé, que l’on se trouvait dans un haut lieu culturel et touristique, dans une démocratie et que j’avais le droit de m’exprimer face à ce qui me semblait une injustice.
J’aborde donc un des C.R.S et lui demande :
« Pourquoi contrôler vous ces artistes en particulier et pas tous ceux qui se trouvent sur la place? »
Réponse immédiate: « Ta gueule, mêle-toi de ce qui te regarde!”
« Justement ça me regarde. Je trouve votre attitude discriminatoire. »
Regard incrédule. « Tes papiers ! »
« Je ne les ai pas sur moi, mais on peut aller les chercher dans la voiture. »
« Mets-lui les menottes ! »
« Mais vous n’avez pas le droit de… »
Ces mots semblent avoir mis le feu aux poudres.
« Tu vas voir si on n’a pas le droit.»
Et brusquement la scène a dérapé.
Ils se sont jetés sur moi avec une sauvagerie inouïe.
Mon amie, ma fille, ses camarades et les curieux qui assistaient à la scène ont reculé, choqués, alors qu’ils me projetaient au sol, me plaquaient la tête contre les pavés, me tiraient de toutes leurs forces les bras en arrière comme un poulet désarticulé et m’enfilaient des menottes. Les bras dans le dos, ils m’ont relevé et m’ont jeté en avant en me retenant par la chaîne. La menotte gauche m’a tordu le poignet et a pénétré profondément mes chairs. J’ai hurlé :
« Vous n’avez pas le droit, arrêtez, vous me cassez le bras ! »
« Tu vas voir ce que tu vas voir espèce de tapette. Sur le dos ! Sur le ventre ! Sur le dos je te dis, plus vite, arrête de gémir ! »
Et ils me frottent la tête contre les pavés me tordent et me frappent, me traînent, me re-plaquent à terre.
La foule horrifiée s’écarte sur notre passage. Mon amie essaie de me venir en aide et se fait violemment repousser. Des gens s’indignent, sifflent, mais personne n’ose interrompre cette interpellation d’une violence inouïe. Je suis traîné au sol et malmené jusqu’à leur fourgonnette qui se trouve à la place de l’horloge 500 m plus bas. Ils me jettent dans le véhicule, je tente de m’asseoir et le plus grand de mes agresseurs (je ne peux pas les appeler autrement), me donne un coup pour me faire tomber entre les sièges, face contre terre. Il me plaque un pied sur les côtes et l’autre sur la cheville, il appuie de tout son poids contre une barre de fer.
« S’il vous plait, n’appuyez pas comme ça, vous me coupez la circulation.»
« C’est pour ma sécurité. »
Et toute leur compagnie de rire de ce bon mot. Jusqu’au commissariat de St Roch.
Le trajet est court mais il me semble interminable. Tout mon corps est meurtri, j’ai l’impression d’avoir le poignet brisé, les épaules démises, je mange la poussière. On m’extrait du fourgon toujours avec autant de délicatesse.
Je vous passe les détails de l’interrogatoire que j’ai subi dans un état lamentable. Je me souviens seulement du maquillage bleu sur les paupières de la femme qui posait les questions.
« Vous êtes de quelle nationalité ? »
« Suisse. »
« Vous êtes un sacré fouteur de merde »
« Vous n’avez pas le droit de m’insulter »
« C’est pas une insulte, la merde » (Petit rire.)
C’est fou comme la mémoire fonctionne bien quand on subit de pareilles agressions. Toutes les paroles, tout les détails de cette arrestation et de ma garde à vue resteront gravés à vie dans mes souvenirs, comme la douleur des coups subits dans ma chair. Je remarque que l’on me vouvoie depuis que je ne suis plus entre les griffes des CRS. Mais la violence physique a seulement fait place au mépris et à une forme d’inhumanité plus sournoise.
Je demande que l’on m’ôte les menottes qui m’ont douloureusement entaillé les poignets et que l’on appelle un docteur. On me dit de cesser de pleurnicher et que j’aurais mieux fait de réfléchir avant de faire un scandale. Je tente de protester, on me coupe immédiatement la parole. Je comprends qu’ici on ne peut pas s’exprimer librement. Ils font volontairement traîner avant de m’enlever les menottes. Font semblant de ne pas trouver les clés. Je ne sens plus ma main droite.
Fouille intégrale. On me retire ce que j’ai, bref inventaire, le tout est mis dans une petite boîte.
« Enlevez vos vêtements ! » J’ai tellement mal que je n’y arrive presque pas.
« Dépêchez-vous, on n’a pas que ça à faire. La boucle d’oreille ! »
J’essaye de l’ôter sans y parvenir.
« Je ne l’ai pas enlevée depuis des années. Elle n’a plus de fermoir. »
« Ma patience à des limites vous vous débrouillez pour l’enlever, c’est tout ! »
Je force en tirant sur le lobe de l’oreille, la boucle lâche.
« Baissez la culotte ! »
Je m’exécute. Après la fouille ils m’amènent dans une petite cellule de garde à vue de 4m de long par 2m de large. Une petite couchette beige vissée au mur. Les parois sont taguées, grattées par les inscriptions griffonnées à la hâte par les détenus de passage. Au briquet ou gravé avec les ongles dans le crépis. Momo de Monclar, Ibrahim, Rachid…… chacun laisse sa marque.
L’attente commence. Pas d’eau, pas de nourriture. Je réclame en vain de la glace pour faire désenfler mon bras. Les murs et le sol sont souillés de tâches de sang, d’urine et d’excréments. Un méchant néon est allumé en permanence. Le temps s’étire. Rien ici qui permette de distinguer le jour de la nuit. La douleur lancinante m’empêche de dormir. J’ai l’impression d’avoir le cœur qui pulse dans ma main. D’ailleurs, alors que j’écris ces lignes une semaine plus tard, je ne parviens toujours pas à dormir normalement.
J’écris tout cela en détails, non pas pour me lamenter sur mon sort. Je suis malheureusement bien conscient que ce qui m’est arrivé est tristement banal, que plusieurs fois par jour et par nuit, dans chaque ville de France, des dizaines de personnes subissent des traitements bien pires que ce que j’ai enduré. Je sais aussi que si j’étais noir ou arabe, je me serais fait cogner avec encore moins de retenue. C’est pour cela que j’écris et porte plainte. Car j’estime que dans la police française et dans les CRS en particulier il existe de dangereux individus qui, sous le couvert de l’uniforme, laissent libre cours à leurs plus bas instincts.
Evidemment, il y a aussi des arrestations justifiées, et la police ne fait pas que des interventions abusives. Mais je parle des dérapages qui me semblent beaucoup trop fréquents.
Que ces dangers publics sévissent en toute impunité au sein d’un service public qui serait censé protéger les citoyens est inadmissible dans un état de droit.
J’ai un casier judiciaire vierge et suis quelqu’un de profondément non violent, par conviction, ce type de mésaventure me renforce encore dans mes convictions, mais si je ne disposais pas des outils pour analyser la situation je pourrais aisément basculer dans la violence et l’envie de vengeance. Je suis persuadé que ce type d’action de la police nationale visant à instaurer la peur ne fait qu’augmenter l’insécurité en France et stimuler la suspicion et la haine d’une partie de la population (des jeunes en particulier) face à la police. En polarisant ainsi la population, on crée une tension perpétuelle extrêmement perverse.
Comme je suis un homme de culture et de communication je réponds à cette violence avec mes armes. L’écriture et la parole.
Durant les 16h qu’a duré ma détention, (avec les nouvelles lois, on aurait même pu me garder 48h en garde à vue), je n’ai vu dans les cellules que des gens d’origine africaine et des gitans.
Nous étions tous traité avec un mépris hallucinant.
Un exemple, mon voisin de cellule avait besoin d’aller aux toilettes. Il appelait sans relâche depuis près d’une demi heure, personne ne venait. Il s’est mit à taper contre la porte pour se faire entendre, personne. Il cognait de plus en plus fort, finalement un gardien exaspéré surgit.
“Qu’est ce qu’il y a ? »
« J’ai besoin d’aller aux chiottes. »
« Y a une coupure d’eau. »
“Mais j’ai besoin. »
« Y a pas d’eau dans tout le commissariat, alors tu te la coinces, pigé. »
Mon voisin qui n’est pas seul dans sa cellule continue de se plaindre, disant qu’il est malade, qu’il va faire ses besoins dans la cellule.
« Si tu fais ça on te fait essuyer avec ton t-shirt. »
Les coups redoublent. Une voix féminine lance d’un air moqueur. « Vas-y avec la tête pendant que tu y es. Ca nous en fera un de moins. » Eclats de rire dans le couloir comme si elle avait fait une bonne plaisanterie.
Après une nuit blanche, vers 9h du matin,on vient me chercher pour prendre mon empreinte et faire ma photo. Face, profil, avec un petit écriteau, comme dans les films. La dame qui s’occupe de cela est la première personne qui me parle avec humanité et un peu de compassion depuis le début de ce cauchemar. « Hé bien, ils vous ont pas raté. C’est les CRS, bien sûr. Faut dire qu’on a aussi des sacrés cas sociaux chez nous. Mais ils sont pas tous comme ça. » J’aimerais la croire.
Un officier vient me chercher pour que je dépose ma version des faits et me faire connaître celle de ceux qui m’ont interpellé.
J’apprends que je suis poursuivi pour : outrage, incitation à l’émeute et violence envers des dépositaires de l’autorité publique. C’est vraiment le comble. Je les aurais soi-disant agressés verbalement et physiquement. Comment ces fonctionnaires assermentés peuvent ils mentir aussi éhontement ? Je raconte ma version des faits à l’officier. Je sens que, sans vouloir l’admettre devant moi, il se rend compte qu’ils ont commis une gaffe.
Ma déposition est transmise au procureur et vers midi je suis finalement libéré. J’erre dans la ville comme un boxeur sonné. Je marche péniblement. Un mistral à décorner les bœufs souffle sur la ville. Je trouve un avocat qui me dit d’aller tout de suite à l’hôpital faire un constat médical. Je marche longuement pour parvenir aux urgences ou je patiente plus de 4 heures pour recevoir des soins hâtifs. Dans la salle d’attente, je lis un journal qui m’apprend que le gouvernement veut supprimer 200 hôpitaux dans le pays, on parle de couper 6000 emplois dans l’éducation. Sur la façade du commissariat de St Roch, j’ai pu lire qu’il allait être rénové pour 19 millions d’Euros. Les budgets de la sécurité sont à la hausse, on diminue la santé, le social et l’éducation. Pas de commentaires.
Je n’écris pas ces lignes pour me faire mousser, mais pour clamer mon indignation face à un système qui tolère ce type de violence. Sans doute suis-je naïf de m’indigner. La plupart des Français auxquels j’ai raconté cette histoire ne semblaient pas du tout surpris, et avaient connaissance de nombreuses anecdotes du genre. Cela me semble d’autant plus choquant. Ma naïveté, je la revendique, comme je revendique le droit de m’indigner face à l’injustice. Même si cela peut paraître de petites injustices. C’est la somme de nos petits silences et de nos petites lâchetés qui peut conduire à une démission collective et en dernier recours aux pires systèmes totalitaires. Nous n’en sommes bien évidement heureusement pas encore là.
Depuis ma sortie, nous sommes retournés sur la place de Papes et nous avons réussi à trouver une douzaine de témoins qui ont accepté d’écrire leurs versions des faits qui corroborent toutes ce que j’ai dit. Ils certifient tous que je n’ai proféré aucune insulte ni commis aucune violence. Les témoignages soulignent l’incroyable brutalité de l’intervention des CRS et la totale disproportion de leur réaction face à mon intervention. J’ai essayé de retrouver des images des faits, mais malheureusement les caméras qui surveillent la place sont gérées par la police et, comme par hasard, elles sont en panne depuis début juillet. Il y avait des centaines de personnes sur la place qui auraient pu témoigner, mais le temps de sortir de garde à vue, de me faire soigner et de récupérer suffisamment d’énergie pour pouvoir tenter de les retrouver, je n’ai pu en rassembler qu’une douzaine. J’espère toujours que peut-être quelqu’un a photographié ou même filmé la scène et que je parviendrai à récupérer ces images qui prouveraient de manière définitive ce qui c’est passé.
Après 5 jours, soudain, un Monsieur africain m’a abordé.,C’est l’un des musiciens qui avaient été interpellés. Il était tout content de me retrouver car il me cherchait depuis plusieurs jours. Il se sentait mal de n’avoir rien pu faire et de ne pas avoir pu me remercier d’être intervenu en leur faveur. Il était profondément touché et surpris par mon intervention et m’a dit qu’il habitait Grenoble, qu’il avait 3 enfants et qu’il était français. Qu’il viendrait témoigner pour moi. Qu’il s’appelait Moussa Sanou.
« Sanou , c’est un nom de l’ethnie Bobo. Vous êtes de Bobo-Dioulasso ? »
« Oui. »
Nous avons souri et je l’ai salué dans sa langue en Dioula.
Il se trouve que je vais justement créer un spectacle prochainement à Bobo-Dioulasso au Burkina-faso. La pièce qui est une adaptation de nouvelles de l’auteur Mozambicain Mia Couto s’appellera « Chaque homme est une race » et un des artistes avec lequel je vais collaborer se nomme justement Sanou.
Coïncidence ? Je ne crois pas.
Je suis content d’avoir défendu un ami, même si je ne le connaissais pas encore.
La pièce commence par ce dialogue prémonitoire.
Quand on lui demanda de quelle race il était, il répondit : « Ma race, c’est moi. »
Invité à s’expliquer il ajouta
« Ma race, c’est celui que je suis. Toute personne est à elle seule une humanité. Chaque homme est une race, Monsieur le policier. »"
Patrick Mohr
28 juillet 2008
Site du Théatre Spirale : http://www.theatrespirale.com/Pages/Collaborateurs/PMohr....
21:58 Publié dans histoires vécues | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : festival de "bouche à oreille" à parthenay, sans-papiers, racisme, gitan, noir, bleu, blanc
16.09.2008
déménagement
Dans la lune ?
non.
déménagement, vidage, emménagement, donnez-moi une astuce pour tenir sans peindre ni écrire, car J AI DU TRAVAIL, JE SUIS DEBORDEE, et je préfère rêvasser....
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30.08.2008
lacet, souris et grain de folie

On évolue dans l'univers d'une souris grise aux fil papillotte caramélisée. Mais à quoi donc sert le poète si la perle aussi courtoise fut-elle, épouse la terre brûlée telle une paire de lacets accrochés et distraits, comme une corde entrebaillée ?
Le poète se cache derrière la chevelure dénouée des fées mordillant les épices, leur voilure se répandent comme l'encre dans l'eau.
Entrelacs, enlassés, emmurés, lassés de l'onde.
Et pourtant je passe mes mains autour des bretelles galopantes. Un cheval giratoire relaçe le noeud délaissé, sa crinière vole au vent du moindre gré, tel un lacet cherchant à s'embraser.
Si ce grain de folie où nulle tricherie laboure l'écorce de riz, alors, alors seulement la chaussure malade d'errance, trouvera sa crinière ; sa pétale de vie aux yeux de souris dînera à toute heure... Ses regards entrelacés pendront et se brindilleront comme des maillons dérisoires, ses cris en barboteuse éclabousseront le rivage avec l'élégance désinvolte d'une bave de limace.
Azazel( photo et texte)
16:55 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : schmilblog, eldoradoc, jeux, écrits
18.08.2008
mosquito lobo
Pour la fin de journée les loustics finissent par glisser sous la mousse et s'énivrent de la fraîcheur des trèfles. Leurs compagnes trop capricieuses, font la part belle à la chasse, à l'amour et partagent les vivres ; alors la lumière des appartements à l'abandon attirent les volages et malgré le désert buissonnier, les moucherons tombent dans le piège.
Citronnelle entêtante, parfum admirable entraînant l'agonie des infimes insectes aventureux et furieux . L'un d'eux dédaigneux , empressé, s'enlise sous le rideau et perd la raison. son feuillage aux livrées grises s'approche de la calîne médusée ; en son vol merveilleux, par une nuit brûlante, elle accueuille ses tendresses sous les grands reflets clairs des chevelures d'eau. Son plumage imaginaire goûte le bonheur et les miroirs de lierre ombrent son sauvetage. Son dard des bons jours se consacre déjà à la naissance, la semence et les replis douillets.
Lui, il meurt sur son sort de peine perdue.
Dans un nid de chair fraîche, une senteur camélia, unj joli vert si pâle qui flatte les regard : La graîne, pauvre innocente, laboure ce bout de peau et perd sa charrue. La moustique erre en emportant le ciel loin des cadavres et des rapides voyages ; mais où sont les aoûtiens, dans les champs des voisins ? Des cousins , des marsouins, ou dans leur abri suspendu de sapin ? Leur oeuvre part achevée à l'ombre du laboureur et les tympans qui sifflottent applaudissent les paroles, ailes, inachevées.
texte et photo : Azazel
21:18 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : ulysse, jeu, eldorad'oc, moustiquaire, moustique, loustic, lotion anti-moustique
10.08.2008
tagada
Frêle la fraise
Près des douces terres
et des maisons tièdes,
Attendait en secret
L'ouragan en sa chair.
Le voilà , il surgit
Au galop d'incendie
A la lisière fragile
Des trois lunes de miel :
TA GA DA
-Pour la Suprême Ronde : dit-il,
-Ta beauté sans miroir
Ne sera plus secrète.
Ainsi, silencieux,
L'ouragan enflammé
Scintille sur la Ronde
et couvre la belle Ombre
de son sourire sanglant.
La fraise fraîchit
Et rougit dans sa nuit,
Elle garde les trois lunes
Et sera maintenant
La fraise TAGADA.
Azazel (Texte et tableau)
15:05 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : ulysse, jeux, fraises, écrits
20.07.2008
coloquinte and co
Ceci n'est pas n'est pas l'effet secondaire de l'ingestion d'une tisane de coloquinte, mais j'ai trouvé ça très émouvant :
j' ai décidé de ne plus laver et sécher le linge de mon fils et voyez, comme c'est beau tout le long du grillage.
il a été obligé de se prendre en charge, n'ayant plus rien pour cacher sa nudité, et, bien sûr le naturel revient au galop, le séchage, sur les grillages, les chaussettes et les slips tout bouchonnés, pour une "action plus lente", quelques vêtements se sont envolés , pas trop loin,je laisse, on verra à mon retour de vacances, car j'ai remarqué qu'il ne retire que ce dont il a besoin, hier il a retiré un slip et des chaussettes, ça me rappelle les roulottes des "roms" et leur linge sur les clôtures, les voisins trouvaient ça dégoûtant, moi ça me plaît, laissez le naturel, il revient au galop.....
bravo , mon fils, t'as pas besoin de séchoir, tu utilises ce qui existe autour de toi, tu prends le temps, tu réfléchis, tu déroules ta pelote doucement et finalement tu arrives à ton bout, ton petit nuage est plein d'idées, l'autre jour tu m'as dit : ah quoi ça sert d'installer une douche avec la musique intégrée, sinon à rester un peu plus longtemps sous la douche et à consommer encore et encore ?
j'ai souri, bien mon fils, continue comme ça, malgré ou grâce à nos enguelades, nos embrassades, nos "laisser-aller", notre connivence reste bien accrochée, nos regards convergent et nous finissons par rire, la vie, la vie, telle qu'on la voudrait . Sans en avoir l'air, tu prends de l'aile et de l'air et le "linge finit par sécher", alors où est le problème, cherchez pas y'en a pas, laissez, laissez les petites coloquintes s'envoler tranquillement, le bonheur est dans la paresse et dans le "laisser vivre" de l'autre, c'est plus reposant et créatif .....
Voilà , je pars plusieurs jours, à bientôt.
Azazel
13:24 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : jeux, paresse, lenteur, vivre, rythme, découverte, etc..
14.07.2008
entendu ce matin


Nous allons prendre des "mesures drastiques pour la paix".
bouh, j'ai peur, ce que j'imagine derrière ces mots antinomique pour moi, sans compter cette boue patriotique qui nous englue fermement et sûrement depuis ce matin. ohé ! ça marche, attention !
Drastique : radical, rigoureux, remède drastique , purgatif, qui exerce une action particulièrement énergique, contraignant, radical, etccc....
Paix : accord, concorde , entente, sérénité, rapport calmes entre citoyens, absences de troubles et de violences, etcccc....
mais comment peut -on faire cohabiter ses deux mots dans une même phrase, "I'm shokking".
ah , j'ai compris, il doit s'essayer à la peau-é sie.
Et qui donc, c'est le jeu , à vous de deviner ?
Azazel (photos , texte)
20:33 Publié dans écrits d'humeur | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : guerre et paix, bottes, armée, langage, 14 juillet, défilé militaire.
12.07.2008
porgy and laine


18:25 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : ulysse, lutin bleu, colette, ginette, michel, schmilblog
16.06.2008
El condor "passa"

Peut-être dans la jonction des dalles,dans les strates d'un non-âge,près du "Condor"ou sous l'aile d'une vieille femme de riz jaune.texte et tableau : Azazel
19:23 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : "le condor de colca", roman, florian laska, gourmandise, les nuits de colca, survivance, écrits : florian laska
10.06.2008
pourquoi pas ?
- pourquoi pas cette lune bardée de verrues grisonnantes ?
-no, no, no Diego !
-alors le clapotis de ces larmes glissées sous la boîte à sardines ? Avec la ruelle qui s'écoule, louve maigrelette, elle se perd et retrouve dans le creux empli de passe-nuit...
le goût de sa langue.
-no, no, serial, bio, bio-killer !
-eh bien , va au diable ! Et que jaillisse l'arrogant liseron sous les sabots du canasson au dentier mort devant....
t'es jamais content
t'es jamais gagnant.
Grain de beauté, grain de fleuri,
l'époque erre et la folie germe, l'équilibre fume en bulles.
-no, no, arrête ton clark, Gable !
ton char cloque chez les crapauds-accoucheurs,
et tes bulles ! T'as rien compris,
les petits bourgeons en transe lucide, s'échappent des crapauds, sautent dans l'eau putride, s'agglutinent et tétardent goûlument,
c'est la vie, ou, le plein de folie.
Tout le monde crachote dans la boîte à sardine et les truites du matin s'évadent avec les nuages de la plupart du temps.
Azazel
21:02 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : poésie, bio, folie souterraines, aériennes, vie, survie, vivant
26.02.2008
Arrêt
pour des raisons indépendantes de ma volonté, je ne peux plus écrire sur ce site, pour un long temps.
merci à tous.
11.02.2008
pulque , mescal y tequila
http://www.youtube.com/v/yl21b1X4tcw&rel=1
tombé d'un DC 10 fantôme,
sur un aéroport désert,
j'ai confié mon âme à un gnôme,
qui jonglait sous un revolver,
puis j'ai pris la première tangente,
qui conduit vers les cantinas,
où la musique se fait bandante,
pour la piéta dolorosa.
Pulque mescal y tequila,
cuba libre y cerveza,
ce soir je serai borracho,
hombre ! que viva Mejico, borracho !
como no ?
Dans le bus pour cuernavaca,
j'révise ma tendresse des volcans,
Hôtel-Casino d'la Selva,
le soleil se perd au ponant,
et je picole en compagnie,
d'un spectre imbibé de strychnine,
welcome senior Malcolm Lowry,
sous la lune caustique et sanguine,
jour des morts à Oaxaca,
près de la tombe numéro 7,
je promène ma cavalera,
en procession jusqu'au toilettes,
et dans la douceur des latrines,
loin des clameurs de la calle,
je respire l'odeur alcaline,
des relents d'amour périmé,
"no se puede vivir sin amor" hombre,
"no se puede vivir sin amor",
chinga de su madre,
otro cuba libre, borracho ? Como no ?
De retour à tenochtitlan,
au parc de chapultetec,
les singes me balancent des bananes,
sur des slogans de fièvre aztèque,
et dans ma tristesse animale,
d'indien qu'on soûle et qu'on oublie,
je m'écroule dans le terminal,
des bus à Mexico-city.
Pulque mescal y tequila,
cuba libre y cerveza,
ce soir je suis "el borracho",
un perdido de Mejico.
H B Thiéfaine
21:36 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
04.02.2008
départ vers néant vertical









L'amiral galactique, le magicien rieur, Quentin, est mort le 28 Janvier 2008.
C'est injuste Calimero,
C'est dégueu,
C'est con, je peux même pas te rejoindre dans le rien, je peux plus te parler, je t'en veux,
Merde.



je t'aime d'un seul coup de filet,
je t'aime, pendue et dérangée,
je t'aime dans le cidre et le sang,
je t'aime, ma nuque sur ton néant.
Azazel
16:04 Publié dans dernière catégorie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
les corbeaux
les corbeaux s'étaient rassemblés en un grand épouvantail noir aux ailes étendues, sa chemise crépusculaire laissait passer le soleil à travers les plumages déployés, quelques oiseaux voletaient autour, des rayons obliques crachaient sur la pierraille, pas de terre ici, du moins très peu, innombrables et bavards ils avançaient vers la ville.
les réverbères tremblaient, ils craignaient de ne plus signer la nuit, des spirales d'ombres glaçaient le soleil et la sueur décollait les envies, des glaçons-suie traçaient les maux mortels et imprononçables, par tous les chemins les barbares s'enfuyaient, barbares, pauvres hères s'évadant vers un terrible naufrage, un grand noir d'orage, des nuits blanches, traînantes...
Le grand ballet nocturne les pistait, c'était comme un grand soir, mais un soir d'envers et contre rien.....
extrait (Azazel)
16:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
30.12.2007
de l'art et du cochon
TOPOR
Vous autres, vous avez vos marécages ! vous vous reposez, le soir. Le dimanche, vous parcourez vos flaques. La boue, quelle douceur ! Nuque renversée, et le ciel, aveuglant. Non, vous n'êtes pas tous les jours à toutes les minutes en train de perdre l'équilibre. Dans vos existences de Mâchefer, il y a des pauses. Il y a des chemins de traverse, des étangs avec des nénuphars et de grosses bulles de méthane qui crèvent doucement.
Enfin, vous avez le droit de mourir anesthésiés.
Ici, même les amandes sont à vif. Bien sûr, nous sommes allés jusqu'au bout du monde. C'était le temps heureux des flâneries. Et puis, nous sommes sortis des limites. Plus de balancier. La corde vibre à se rompre. Y-a t'il seulement une corde ?
Voilà, j'ai récupéré mon ordinateur, j'avais des chenilles à la place des yeux, pas à cause de l'ordinateur,oh non !
Je viens de naître à tes heures comptées, et,et,et, j'ai peur, Janvier s'empreinte mal dans ton écorce, des pilleurs profonds s'enfoncent en toi comme dans des fruits trop mûrs, le pot de chambre est bleu..., Je m'en rappellerai à travers mes dépaysements futurs.
T'aimer, t'aimer ainsi, parfois j'aimerai être ton jeune frère, te voir, te toucher autrement, équilibre, la nuit serait rouge et tu ne pourrais pas mourir.
La nouvelle année sera verticale et aussi loin que descendra la lune le plaisir sera sans amertume.
(Prophétie pour vous chers) Azazel.
12:51 Publié dans écrits partis | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note
14.12.2007
dors la suite et, un petit bout de fin.
Plume de corbeau sous ses yeux refermés, seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore, et pourtant, une mue douloureuse a crevassé ses mains, dans ses paumes grillagées , des phalènes détraquées délabrent le chemin, sa tête empoissonne ses armures filets blancs ; son vaisseau ! une barque aux rames décalées. aujourd'hui l'ombre de la terre ancre des paquerettes, majestueuses sous ses cils dessillés ; réveil, son sourire lavande taloche mon regard, je me déplie, il respire plutôt bien aujourd'hui, la ridelle aux creux de ses sourcils me sourit, je chante des alouettes d'instantané et arrête les abris du temps.
L' amiral s'habilla de gris, l'air songeur, nuance : gris clair, pour retrouver les murs blancs de l'hospital, je l'aidais, m'embrouillais, la petite truelle ne colmatait pas mon chagrin, pas de compassion, mais un baiser sur sa nuque de lait ; l'ambulance scintillante, métalique sur les flancs, ça jette, les voisins sont matinaux, une tache rouge derrière leur fenêtre, froissement de papier journal pour cacher leur curiosité, ils ont déjà vu la nudité du crâne, les ruines et la tasse d'eau claire.
je me donne du courage , je fredonne ,je serai capable d'avaler un sabre pour que le roi des dragons reprenne ses ailes et tranche la corde d'un coup de dent rageur, mais le python est là, rampant dans les flots boueux de son corps trop faible ; amiral, amiral, ton sourire est inexact.
Néons, couloirs, ascenceurs, blouse, gants, charlotte, masque.
mes yeux seuls ?
même pas.
Sac, bague, montre se défond en choses vagues, le brouillard éclipse l'émail de mes mots, mon "ça va mieux" sonne idiot, l'espace -temps cueille mes paroles dans une cuillière lavandière, je t'ai apporté un livre pour plus tard ! c'est interdit, trop de microbes ? tes globules s'en sont allés vers l'ombre, il ne te reste que tes planètes rouges aux extrémités enflammées.
Contre toute attente, tu y crois, dans 10 jours tu seras sorti , foi d'Amiral Galactique, une couleuvre se dresse dans tes yeux safrans :
-Oui , ma mouette, dans dix jours.
ton visage suinte cette vérité.
j'ai si honte de savoir tes bêtes souterraines, tu me souris bateau ivre, de ton mieux tu chasses la poussière, essoufflement lilas frêle.
Ton "amour" flotte autour de mes yeux, seuls visibles pour toi, silence chat sauvage, éclair naufrage, je chavire, on me pendra un soir près du navire brisé.
-"Je me suis rêvé mort, je me suis suicidé en imagination, détachement absolu, maintenant je peux vivre et aimer cette vraie vie, cette vraie mort ; amour, aimer, bonheur, je te sais, ma mouette, et amour n'est que le mot qui ne dit rien, je te sais dans le goût de ma vie qui m'enlève à la nuit"....
Sa voix s'arrête , épousée par le soir
Que sais-je au fond ? Ton cerveau, tes poumons, ton foie, tes reins, l'horrible chose comprimant ton coeur, pas de quoi faire une maladie, plusieurs peut-être....
Bureau, clair-obscur, Space-mirador sur un fauteuil perché me reçoit : "non madame, trois semaines à trois mois, c'est tout, peut-t'on vous téléphoner la nuit ? Non madame, pas de sortie possible, il faudrait une équipe médicale complète pour le suivre, branchement, lit médicalisé....
Madame insiste,il ne souffre pas, vous me l'avez enlevé à la suite d'un énième examen, sans prévenir, je n'ai pas d'au revoir sur notre barque aux liserés impudiques.
"IL ET JE VEUX VOULONS FINIR D ETRE DANS NOTRE VAISSEAU."
Il me l'a dit : 10 jours ici, pas un de plus.
alor, alors je crois en son sourire de gisant.....
10 jours , ombre sur ombre, comme marcher sur des épines, ton absence ressemble à ta présence, infranchissable, ton corps et ta voix gicle sur moi comme de l'eau de mer, je t'efface dans l'escalier, tu dévastes la salle de bain, pourtant immensément vide, je m'apaise, tu lances une ondée éblouissante dans la chambre, cette fausse étreinte m'éreinte, je suis affamée de toi,fatiguée, je m'insurge contre cette fausse présence friable qui m'ensable sans repère et sans repos.
10 jours, ton retour sent la tomate confite, les chats pourlèchent le contour des assiettes, mes vêtements me frôlent comme des jonquilles pressés, je lance la nuit, elle grésille ; langueur, lenteur, revenez, savourez ce petit moment de bonheur : un retour sans aucune armature.
Ta fatigue, ton regard aux armes dévoyées, nos sourires, toucher ton bras, toutes nos épaules sont de sable, moi , je défie chaque seconde de ne pas rester intarissable de vie
Tu te tiens là comme une girafe sur la banquise mais ton regard a retrouvé la quinte flush d'avant le grand naufrage, de petits citrons juteux dans nos yeux, le grand réverbère ruisselle de lumière pocharde.
Retour vers ce futur, "cristal qui songe" mais ne sait pas, un pas pour dire la victoire, un autre pour le deuil, mais tes mains et ta tête n'ont jamais cessés de bâtir.

Azazel
18:50 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
09.12.2007
entracte : de la poésie du cochon
20:17 Publié dans Shopping | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
07.12.2007
dors
Plume de corbeau sous ses yeux refermés, seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore, et pourtant, une mue douloureuse a crevassé ses mains, dans ses paumes grillagées , des phalènes détraquées délabrent le chemin, sa tête empoissonne ses armures filets blancs ; son vaisseau ! une barque aux rames décalées. aujourd'hui l'ombre de la terre ancre des paquerettes, majestueuses sous ses cils dessillés ; réveil, son sourire lavande taloche mon regard, je me déplie, il respire plutôt bien aujourd'hui, la ridelle aux creux de ses sourcils me sourit, je chante des alouettes d'instantané et arrête les abris du temps.
L' amiral s'habilla de gris, l'air songeur, nuance : gris clair, pour retrouver les murs blancs de l'hospital, je l'aidais, m'embrouillais, la petite truelle ne colmatait pas mon chagrin, pas de compassion, mais un baiser sur sa nuque de lait ; l'ambulance scintillante, métalique sur les flancs, ça jette, les voisins sont matinaux, une tache rouge derrière leur fenêtre, froissement de papier journal pour cacher leur curiosité, ils ont déjà vu la nudité du crâne, les ruines et la tasse d'eau claire.
je me donne du courage , je fredonne ,je serai capable d'avaler un sabre pour que le roi des dragons reprenne ses ailes et tranche la corde d'un coup de dent rageur, mais le python est là, rampant dans les flots boueux de son corps trop faible ; amiral, amiral, ton sourire est inexact.
Néons, couloirs, ascenceurs, blouse, gants, charlotte, masque.
mes yeux seuls ?
même pas.
Sac, bague, montre se défond en choses vagues, le brouillard éclipse l'émail de mes mots, mon "ça va mieux" sonne idiot, l'espace -temps cueille mes paroles dans une cuillière lavandière, je t'ai apporté un livre pour plus tard ! c'est interdit, trop de microbes ? tes globules s'en sont allés vers l'ombre, il ne te reste que tes planètes rouges aux extrémités enflammées.
Contre toute attente, tu y crois, dans 10 jours tu seras sorti , foi d'Amiral Galactique, une couleuvre se dresse dans tes yeux safrans :
-Oui , ma mouette, dans dix jours.
ton visage suinte cette vérité.
j'ai si honte de savoir tes bêtes souterraines, tu me souris bateau ivre, de ton mieux tu chasses la poussière, essoufflement lilas frêle.
Ton "amour" flotte autour de mes yeux, seuls visibles pour toi, silence chat sauvage, éclair naufrage, je chavire, on me pendra un soir près du navire brisé.
-"Je me suis rêvé mort, je me suis suicidé en imagination, détachement absolu, maintenant je peux vivre et aimer cette vraie vie, cette vraie mort ; amour, aimer, bonheur, je te sais, ma mouette, et amour n'est que le mot qui ne dit rien, je te sais dans le goût de ma vie qui m'enlève à la nuit"....
Sa voix s'arrête , épousée par le soir
Que sais-je au fond ? Ton cerveau, tes poumons, ton foie, tes reins, l'horrible chose comprimant ton coeur, pas de quoi faire une maladie, plusieurs peut-être....
Bureau, clair-obscur, Space-mirador sur un fauteuil perché me reçoit : "non madame, trois semaines à trois mois, c'est tout, peut-t'on vous téléphoner la nuit ? Non madame, pas de sortie possible, il faudrait une équipe médicale complète pour le suivre, branchement, lit médicalisé....
Madame insiste,il ne souffre pas, vous me l'avez enlevé à la suite d'un énième examen, sans prévenir, je n'ai pas d'au revoir sur notre barque aux liserés impudiques.
"IL ET JE VEUX VOULONS FINIR D ETRE DANS NOTRE VAISSEAU."
Il me l'a dit : 10 jours ici, pas un de plus.
alor, alors je crois en son sourire de gisant.....
photo : givre et glace, 5h 41
Azazel
13:35 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
04.12.2007
Dors,
Plume de corbeau sous ses yeux refermés, seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore, et pourtant, une mue douloureuse a crevassé ses mains, dans ses paumes grillagées , des phalènes détraquées délabrent le chemin, sa tête empoissonne ses armures filets blancs ; son vaisseau ! une barque aux rames décalées. aujourd'hui l'ombre de la terre ancre des paquerettes, majestueuses sous ses cils dessillés ; réveil, son sourire lavande taloche mon regard, je me déplie, il respire plutôt bien aujourd'hui, la ridelle aux creux de ses sourcils me sourit, je chante des alouettes d'instantané et arrête les abris du temps.
L' amiral s'habilla de gris, l'air songeur, nuance : gris clair, pour retrouver les murs blancs de l'hospital, je l'aidais, m'embrouillais, la petite truelle ne colmatait pas mon chagrin, pas de compassion, mais un baiser sur sa nuque de lait ; l'ambulance scintillante, métalique sur les flancs, ça jette, les voisins sont matinaux, une tache rouge derrière leur fenêtre, froissement de papier journal pour cacher leur curiosité, ils ont déjà vu la nudité du crâne, les ruines et la tasse d'eau claire.
je me donne du courage , je fredonne ,je serai capable d'avaler un sabre pour que le roi des dragons reprenne ses ailes et tranche la corde d'un coup de dent rageur, mais le python est là, rampant dans les flots boueux de son corps trop faible ; amiral, amiral, ton sourire est inexact.
photo du 13 octobre 2OO7 : givre et glace. (05h 37)
Azazel
18:45 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
01.12.2007
entracte
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Conchita, tu me l'as fait rencontrer l'homme aux mille voix au registre infini et au ventre serpent, nous avons sympathisé, je l'ai revu, avec l'amiral galactique toujours debout,sa dernière danse, à Niort avec ses amis nous avons appris comment parler et vivre avec le ventre, les viscères.....
NOSFELL, ton pays ,tes contes , tes rêves merci....
Azazel
11:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
29.11.2007
dors
Plume de corbeau sous ses yeux refermés, seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore, et pourtant, une mue douloureuse a crevassé ses mains, dans ses paumes grillagées , des phalènes détraquées délabrent le chemin, sa tête empoissonne ses armures filets blancs ; son vaisseau ! une barque aux rames décalées. aujourd'hui l'ombre de la terre ancre des paquerettes, majestueuses sous ses cils dessillés ; réveil, son sourire lavande taloche mon regard, je me déplie, il respire plutôt bien aujourd'hui, la ridelle aux creux de ses sourcils me sourit, je chante des alouettes d'instantané et arrête les abris du temps,

19:29 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28.11.2007
dors
plume de corbeau sous ses yeux refermés,
seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore,

photo : givre et glace,5h3O (13 octobre)
Azazel
18:15 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
27.11.2007
dors,
plume de corbeau sous ses yeux refermés.
photo (5 heures givre et glace, 13 octobre)
Azazel.
22:01 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
24.09.2007
pingouin disloqué

Disloqué petit pingouin imaginaire, balancé au gré de mon sein.
Son chapeau de toile orange ?
Tissé doigts de fée sous le regard malicieux d'une clochette amoureuse.
Ses semelles coton charbon bleu, collaient le goudron,
son polo blanc et ses ailes nuit, pédalaient allègrement,
Elles cinglaient vers les larges gouttes des froides rivières.
Noires les ailes, noir le café, noires mes idées cloquées.
JE......................................SUIS
jumelle d'une griffe qui te ressemblait.
Quand reverrais-je le clavier à cinq portes ?
Celui qui me parlait des "vrilles de la vigne".
idée , idée , idée ;
la vigne où dort ce marcheur jumeau,
le voila !
Il danse sur un hymen
et rejoins le tic-tac d'une horloge,
il n'a pas d'âge
et la mort continue de grandir en lui,
ton corps te freine pingouin-goudron !
ton corps décalcifie ce poids anéanti...
Retrouve le nom et secoue ce double qui prend ta place,
il s'assoit et grapille ça et là,
regard levé vers tes souvenirs,
thym, herbes, centaurées, lins, onagres troublaient tes chemins.
Ta veste de velours, ton pantalon usé,
linceul de mes joues pierres.
Ta mémoire parfumée, métissée
au rythme de cuba,
aride, sans avenir.
Ta voix à la cassure si claire, intense, saillante
perdue, désassemblée.
La note extrême et pure celle qui amenait les mots,
à peine audible.
Petit chapeau orange, sombre et doux,
café carambar au col vert pour l'hiver,
fier et fasciné,
tu me tends pour la neige en mon sein,
ton inépuisable abandon.
Azazel (texte et tableau)
19:55 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (58) | Envoyer cette note
20.09.2007
mi noche triste
Aujourd'hui l'oiseau m'a apporté la mort,
je l'ai sentie toute proche,
elle saignait sous ses ailes,
alors, une petite cerise bleue a germé dans ma bouche.
Et il m'a dit : Pleure pas ma mouette !
Il a vraiment dit ça, oui,
Il a même dit : "petite mouette"
et a effleuré mon menton de ses doigts minces et blancs,
rongés par le poison.
Un cri, suraigu,
nudité du silence,
une seule balle dans la tête et,
dans ce lit où tu as dormi, des balafres sapins.
Sillages roses et bruns s'effacent, sous l'interminable cri...
Mi . Noche . Tristé .
Azazel
20:56 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
16.09.2007
blogguage, et vous et vous....
12 jours que je n'ai pas ouvert cet outil, 12 jours sans vous.
J'ai pris de vous, j'ai aimé de vous, j'ai donné aussi, j'ai aimé donner à vous.
Je n'ai aucun rapport à la propriété, au sol ou se posent mes pieds, à "l'argent", la richesse matérielle, j'ai paraît-il une fâcheuse tendance à tout donner, c'est semble -t'il une tare, mais je suis tellement dans l'instant et dans la vie, je ne sais pas engranger, j'essaye de prévoir, mais tout s'efface dans cette "fâcheuse" tendance me dit-on à dilapider mes talents et "mes biens", j'ai comme l'impression que rien n'est à moi, tout passe et c'est si court, du sable aspiré par le néant tout ça, voilà ce que je ressens, d'où mon total rejet et ma non-compréhension de ce système sociétal, absurbe pour moi, mais il y a eu tellement de système sociaux moches, je ne serais plus là et ça continuera... toujours es-il que je suis un peu inadaptée et parfois ça fait mal de voir et d'entendre différemment, alors je replie les voiles.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, j'accepte facilement dans mon entourage blogs ou autre) , les dissemblances, les opinions différentes, mais je choisis, suivant mes coups de coeurs, et je vous ai choisi, comme vous m'avez choisie aussi. Evidemment je ne parle pas des intégristes de tout poils et des exploiteurs de chair humaine et cervicale, ceux -là quoi qu'il arrive , je les évite... mais là n'est pas mon propos.
Avec certains j'ai adhéré à des idées qui me tenaient à coeur, avec d'autres j'ai souri à leurs délires, tellement sains, j'ai aimé vos écrits, des poètes , oui des poètes m'ont émue....
votre singularité ? de l'émotion pour moi, celle de vous découvrir par petites touches successives.
Pour certains de vous un écrit presque journalier de ma part, ma sincérité et amitié toute entière déversée dans vos niches...
Dans mes écrits, sur mon blog, une sincérité parfois voilée, pourquoi, parce qu'il y a beaucoup de moi et que je me voile pour me protéger, de vous ? je ne sais pas. de quoi ? non plus. C'est comme ça, je ne fais pas un blog pour raconter ma vie, foutaises, tout ça , nous racontons tous un peu de nous....
Tous nous voulons aussi le rapport à l'autre, même dans notre solitude.
je n'écris pas régulièrement , fatigue, pour moi ce n'est pas facile , pas l'écriture, mais une certaine action, et puis j'ai peu de temps, j'ai besoin de repos régulier et je partage le temps qui me reste à plein de choses, dont vous, et quand je suis sur cet étrange outil , je ne peux plus arrêter , je ne sens plus ma fatigue , nocive pour moi...
maintenant des noms :
Piotr, Michel et Sinzania, là pour le coup, tous différents, vous m'avez tellement donné dans vos écrits, vous dérivez maintenant dans mon sillage, pour toujours, sans le savoir.
Cendre tes délires si proches des miens.
Evglantine, ton ami Carbu m'accompagne souvent.
Ulysse, tes voyages et le smilblog, un moment de convivialité autour d'une bière, une vraie (pas la 16), l'Ulysse qui cherche toujours....
Plaiethore, le baroque, l'homme-caméléon qui surprend, tu es un torrent d'ingénuosité lyrique, tes écrits décoiffent le langage.
Florian, ton romantisme et ton sérieux, tes convictions et ta tendresse pour ombre.
Kaikan ma fée magie, féérie sur ton blog.
Bruno, écrits, photos, si différents de ce que je fais, et pourtant, la même chose nous étreint, I know, I know !
Et toi Tomas, énigmatique, sans cesse en questionnement, où est -tu en ce moment dans quelle portion de tes vies ?
Yoyo et et toutes ses amies, as-tu remarqué yoyo, que beaucoup de tes commentateurs sont des femmes ? donc des commentateuses, tendre yoyo, dans le fond de ton sac des trésors.
Conchita , Gaby mes amis devenus.
Maria-D, l'hirondelle qui revient, l'énigmatiqque...
Wictoria, l'amie de toujours, jamais je ne t'ai oubliée et voilà que tu reviens au détour d'un chemin, chez toi c'est toujours toi, je pensais à Oncle Dan l'autre jour, à ses écrits de hautes voltiges , aux jésuites, à sa vie d'enfant chez eux, à sa lucidité gardée, à son monsieur D, qui m'a temps fait peur et rire.
et tous les autres, je ne peux pas citer tous le monde, Yohan, l'érudit que je ne comprends pas toujours, mais qui lit "l'aveuglement" et d'autres livres qui sont aussi les miens, Barbarian , Esther, Ji-el-bê, Gene, Jeanne....
et les nouveaux venus dans ma sphère : Bronchal Fernando et Colette, et ceux et celles que je vais lire sans laisser de traces.
Que voulais-je donc dire, on peut dire "j'ai de la chaleur sensible pour vous ?", si c'est con c'est pas grave, on peut écrire des conneries quand des choses graves vous cernent, j'y tiens à mes conneries, c'est mon choix en ce jour, et pas de commentaires à la con, même si mon texte amène des commentaires à la con. Piotr , tu surveilles, tu sais toi, alors injurie-moi, traîte moi de salope, j'aime ça, ce sont tes mots à toi, tes mots d'affection, parmi tant d'autres....
peut=être demain autre chose, retour à des écrits qui attendent d'être publiés.
Salut tous, je reste, et je fais de mon mieux pour la rallonge électrique qui me relie à vous.
Azazel
06.09.2007
Ailes et Serres
extrait d'interview d'Azazel :
-Parlez-nous des deux romans fantastiques qui vous ont le plus marquée cette année :
Azazel : Ailes et serres de Florian Laska et l'aveuglement de José Saramago
Expliquez :
eh bien, j'ai lu beaucoup de romans "fantasy" et "science-fiction", et je suis une des pionnières du jeu de rôle fantastique de toutes les époques avec des débuts dans "donjons and dragons" en anglais quand on nous prenait pour des gourous de sectes, oui j'ai vécu ses jeux, "dans ses jeux", j'ai vu des mondes se créer, évoluer , des personnages aussi....des systèmes sociétals, ces jeux dans les années 80 étaient de véritables créations de mondes, réels lorsqu'on jouait des nuits entières des week-ends entiers, il y avait aussi les copies de mondes copie (lovecraft, avec l'appel de thulu, le jeu)etc....
Mon premier livre de science --fiction : les fourmis de Theodore Sturgeon, le deuxième : futur intérieur de christopher priest (les revues" fiction"(belles couvertures), je les ai encore, "galaxie", moins belles couvertures), tous les auteurs sont passés dans ma boulimie , en héroïc- fantasy également, avec préférence pour moorcook, ursula le guin, tanith lee, Zelasny, je suis devenue de plus en plus diffficile, après en avoir tant lu , je ne trouvais plus je voulais l'émotion +++, le rêve , le dépaysement, la belle écriture, l'histoire et les personnages qui allaient m'emballer. rappelez-vous "terremer" (ursula le guin)...
eh bien j'ai trouvé le livre qui m'a happé, il s'appelle : AILES ET SERRES de Florian Laska.
écriture concise et précise, poésie de l'épure,
histoire superbe,
monde prenant, surprenant, "réaliste" très bien construit, on y vit avec les personnages,
des personnages très présents, bien sculptés, imbriqués dans ma chair maintenant, comme certains personnages de "Terremer",
un suspens jusqu'à la dernière page,
on le lit fébrile et en même temps on le déguste, car on ne veut pas quitter ces mots, cette écriture, ce monde..... Mais,
Horreur, il a une fin et on attend la suite et on est accroc.
en plus c'est d'un romantisme..... brûlant....
s'il te plaît Florian , la suite....
EXTRAITS
"Le petit corps était tendre, pantelant, chaud. L'homme serra contre lui la part la plus précieuse de sa vie, et les deux chairs n'en firent qu'une.
Ses larmes noyaient le petit visage fané, la jeune peau, desséchée, sabrée de crevasses, buvait la peine de son père, qui y revoyait la terre aride qu'ils venaient de traverser. Maintenant sa vie était pareil au désert assassin.
Il était seul, et perdu."

Allez chez Florian Laska, il est dans mes favoris, pour les références de son livre et... Beau voyage.
Je pars moi-même pour un autre monde, à dans trois jours.
22:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
04.09.2007
chroniques hospitalières
Jade
Petite Zoé, toute de rouge vêtue observe sa mamie allongée.
Cheveux nuages en neige éternelle, chemise abricot clair de dame.
Petite Zoé vrille son regard avril dans le bain mauve d'Eglantine.
- tu es mon arrière grand-mère, je te vois, tu es belle et ton sourire est mouillé, dis Maman, on revient demain ?
-Oui Zoé, et nous emmènerons Hugo, mamie Eglantine , tu veux bien ?
Mamie Eglantine sourit une branche parfumée.
A demain.... Baisers, petits signes de la main, porte refermée.
Deux lits inclinés comme deux soeurs aînées....
Mon regard tardif accroche ses doigts noueux, déformés, fines fissures, veines indigos, vraiment indigo, une bague à l'annulaire gauche.
Dans son demi-sommeil ses mains se rejoignent, ses doigts se touchent parfois, de belles mains calligraphiques, langage de branches, avant-bras nids d'oiseaux...
peut-être les mains se racontent une histoire, yeux clos, un saut dans les volutes muettes, phrases rêveuses, écriture gestuelle, signes de vie , les mains suspendues au ravin.
Je vois un vieil arbre, un bel arbre, pas un bonzaï, un qui a grandi sa vie, brûlé et mordu.
Mains racines, ongles fantasques.
Porte ré-ouverte.
Son fils et sa femme :
b'jour maman ! j 'massois hein , j'suis fatigué... c'est long pour venir ici, fait chaud.
b'jour belle-maman ! ça va, oh vous avez une voisine, vous êtes contente, vous en avez de la chance !
Nous moins, votre chatte, JADE, que nous gardons depuis votre séjour ici, elle griffe ! eh oui, les fauteuils et puis je ne peux pas me permettre d'avoir les bras éraflés, regardez ! là ! c'est pas sain, elle m'affole avec ses pattes qui accrochent tout, il faut lui faire enlever les griffes, voilà, ou couper courtes, comme ça , elle n'abîmera pas vos fauteuils, quand vous rentrerez chez vous avec elle, hein belle ma-man vous vous rappellez de Jade ? elle sera mignonne , sans griffes, et toute douce, ce sera moins dangereux pour vous belle-maman, allons.
-Maman, arrêtes de t'arracher les ongles avec tes mains, tu te fais mal, c'est pas beau ça, dis quelque chose plutôt, sont gentils avec toi ?
Je ne peux m'empêcher de capter les larmes discrètes de la vieille dame hermine blanche, elles cheminent sur les rives sinueuses de ses joues avec une lente majesté, scintillent dans l'indicible silence. L'ultime perle rejoint le coin amer de sa bouche absente.
Azazel
20:35 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
28.08.2007
vacances forcément
partie, à bientôt, très bientôt....
Azazel
21:08 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
27.08.2007
Fugace
De mon ciel plombé, je devine les rosiers, leurs pétales ont séché, seul un cri s'enfuit du lit du matin, un baiser, un bruit d'aile, l'escargot perd l'haleine, un éclat de peinture rouge sombre, un autre bleu clair rejoint la joie de l'orage, les rubis d'un poignard et la cruauté tombe, garde à jamais au fond de tes entrailles l'exil qui te tenaille, la faille est tenace, mais la vie traîne un courage au goût carapace.
Azazel (passage chez Michel à Franquevaux.)

Azazel (peinture)
21:17 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
22.08.2007
l'homme indigo 4 et fin
Mains sur ton visage crin,
Je est aveugle.
Je, moi, jeu,
Toi,
Mains aux creux des ruelles, secrets
Tiges enlacées,
Coins, détours guetteurs,
Fantômes d'un jour.
JE découvre ta musique de roseau solitaire, MOI
Mes doigts pianotent et
Rejoignent le sourire soleil, JEU
Aurore au coin de tes lèvres luths.
Empreintes éventail
Sur l'aiguille de tes yeux de chat,
Sillons malmenés,
Tes "stig-mates" reconduisent la terre trace,
Repoussée au-dessus du mur,
Visiteur triste JE,
Chut, tais-tois....
TA bouche est amère peau de noix,
Battements de paupières sous mes doigts,
Papillons de larmes en léger tremblements,
Où poser ta tête trop lourde ?
TOI, tu glisses loin de MOI.
Ecoute, nous marchions. Il y avait les matins de la planète terre, les pollens envoûtés, le fond de l'eau moelleux sirotant près d'une pierre, l'acacia dont tu happais goûlument les fleurs, et cette barque près du lotus...
Les cimes des arbres reviennent toujours, écoute encore, JE, MOI JEU,TOI, encore, remonte le ruisseau, tu as marché sur la branche fragile, c'est rien.
La pluie sur les pruniers, t'as vu ! j'ai du sable dans mes sandales.
Je brise ta prison aussi blanche que la nuit d'un seul coup de sabre, MOI.
Buée.
C'est tout, TOI tu glisses récif, loin de MOI, c'est rien et je ne vais pas te secouer par la barbe, tu le dirais aux morts,
Elle ferme ton hiver, l'Homme Indigo.
Il y avait un léger brouillard et cette barque près du lotus.

Azazel Texte et photo)
19:01 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
15.08.2007
protégez nos bébés !!!
Pauvres petits chérubins européens obligés de CONSOMMER des jouets plombés..
Et pendant ce temps des milliers de joyeux petits nains des pays dits du "tiers-monde", se baignent avec allégresse et boivent goûlument de l'eau mercuré et plombé, sont heureux ces enfants car ils restent petits, c'est mignon un enfant nain.... et puis y'en a qu'on pas d'eau, alors le plomb, qu'est-ce qui s'en foute...
"Mattel, Fisher-price", des jouets vendus très chers, "rolls-royce" des jouets, fabriqués en Chine pour pas cher, par de pauvres petits gens, peut-être des nains ou des lutins de nuit, font ça gratos ; profit, profit, contaminés par le plomb, conditions de travail indécentes....
Et nos pauvres petits européens , américains riches qu'on gavent comme des oies, qui CONSOMMENT béats de bêtises, des jouets fabriqués par de vilains nains empoisonneurs, encore heureux que la police interne des grosses boîtes à jouets s'occupe à remettre de l'ordre dans tout ça ! na! na! areu...
Chez "mabell" et "fischer-crasse", ça c'est les jouets pas chers pour pauvres, on vérifie pas.... mais c'est pour la mauvaise herbe, et la mauvaise herbe , c'est pas facile de s'en débarasser.
GUILLI-GUILLI, un petit peu de plomb dans la cervelle et sur la dent de lait, ça fait pas de mal, peut-être qu'après ce sera des mutants et qui joueront avec de la terre des boîtes de conserves trouées et la vieille pelle à tarte de la grand-mère.
mais ça aussi c'est dangeureux , une boîte de conserve trouée, ça peut couper, et si , et si...

Laissez-les-vivre....
Zazel fichtre.
13:30 Publié dans écrits d'humeur | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
12.08.2007
loin des sources
Des larmes sous ses grands ongles,
Du sang sous ses paupières
Allumettes,
Retarde le velouté naissant des regards
Redoute la morve qui donne à boire aux guêpes.
Elle pleurera de gros bourdons,
Elle sucera ses doigts,
ses paupières hésitantes
traceront
Un masque rouge,
Pour s'étendre près du soleil.
Ses yeux tomberont sous les rayons
qui frappent
le sable infini.
Ses ongles calcinés
ouvriront des plis
au son des rideaux blancs
où rien,
vraiment rien ne commence.

Azazel (texte peinture)
18:29 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
07.08.2007
printemps tardif
Printemps tardif
C’est le printemps
Allons flâner
Au bois léger
Cueillons Cueillons les violettes...
Mignonne, allons
Voir si la rose...
Quelle est la raison biologique de tant de bonheur ? Nous en connaissons quelques mécanismes : la longueur relative des jours et des nuits est essentielle. Cette information est perçue par l’épiphyse se cachant sous notre front. L’épiphyse secrète des hormones qui agissent sur le cerveau qui commande l’hypophyse, autre glande de l’encéphale, qui fabrique des gonadotrophines qui incitent les glandes sexuelles à sécréter : d’où l’envie pressante... de composer des poèmes. Les hormones ont une musique : on devrait chanter la gonadotrophine et la progestérone.
Auxines et gibbérellines
hormones végétales
anémones sylvie
tapis de neige
piqueté de violettes
de ficaires d’or
et d’hépatiques mauves
Pollen volant
Pistil béant
Moiteur collante
Des extases odorantes.
Les grenouilles rousses
S’embrassent pendant trois jours
Le papillon citron gigote
en quête d’une papillonne
Mésanges et sittelles
Bâtissent leur nid
Escargots petits gris
Double bonheur hermaphrodite
Le terrier des blaireaux
Un lit d’amoureux.
La Terre : quatre milliards d’années. Le sexe inventé il y a un milliard et demi d’années. Un milliard et demi de printemps, cellules à noyau.
Eponges, méduses et lis de mer
S’aiment depuis le précambrien
Les poissons depuis le cambrien
Les amphibiens et les insectes depuis le dévonien
Les reptiles depuis le carbonifère
Les mammifères depuis le trias
Les oiseaux depuis le jurassique
Les plantes à fleur depuis le crétacé
Millions et milliards
De parodies et d’accouplements
Naissance
La biosphère n’est qu’un sexe
La Terre s’appelle jouissance
Ne soyez pas choqués
Moralisateurs et intégristes
Empêcheurs d’aimer en rond ;
Je salue les frissons de mars et les fièvres d’avril
Je vénère le revigorant érotisme des pistils, étamines, oviductes et pénis
Odeurs et phéromones de la totalité du vivant.
Azazel (texte),
la photo, (je me rappelle plus du titre du magazine), un magazine genre terre sauvage , mais en mieux...., avec des dessins , ça j'me rappelle. L'existes plus , trop bien.
20:32 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
05.08.2007
el lobo,
petits écrits, petits silences , plaisir.
El lobo
Sur la glace lasse, sans indécence, il plie sous le sens, de son absence, et lance la cadence,
Doloroso, sniffe l'essence, il balance,
el tempo ; fuit ! borracho.
Erafle le soir sans fil ! lamento.
But,
i'm just a gigolo,
please , un expresso !
(azazel)
30 12 2006
22:49 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
01.08.2007
photo

mars 2006 (Azazel)
Transportée par les opossums, je voudrais voir les bayous du Mississipi et dans ses méandres retrouver les arbres droits, plantés pour quelques temps dans l'eau brumeuse.
Et la neige...
une envie de neige et de lamantins, dormir sous la nageoire, la tétine, le lait, la fatigue portée sous les eaux du Mississipi.
Azazel.
17:53 Publié dans azazel's photos | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
Et si,
Et si
les myosotis se courbaient
sous les pantis des demoiselles !
Et si
l'écaille cramoisie
accrochait un bout de leurs dentelles !
Et si
ce fil d'ariane dévoilait
une envoûtante citadelle !
et si
le rubis lisse
incendiait tes prunelles !
Et si, Et si , Et si...
Alors,
ue coquillage profond s'échouerait sur ta grève,
Alors,
un souple écrin de soie s'ouvrirait dans ce rêve.
Avant que je ne comprenne,
tu aurais conquis ma nuque farouche,
une gorgée de ruisseau,
glissant de ta main dans ma bouche.
Azazel.
29 11 2006
12:00 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.07.2007
"Ïles" et loup-Garou
Trois siècles de danseurs ne réuniront pas la poésie et le crime,
Ta couverture ivoire, ton calvaire de bronze et ta prison d'airain,
même accompagnés de l'aube et de la première houle,
ne créeront pas mon maître et mon silence à naître.
Azazel
petite peinture de mes treize ans, toujours gardée dans ma caverne d'Aza-Baba.

18:00 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27.07.2007
belle nuit ?
petits écrits écrits d'absence, petits silences, petits plaisirs.
Crachin grelot
des coqs matinaux !
trouve le voyageur absent !
tes plans sur la comète
n'ont pas fait,
belles claquettes,
les pierres saignent,
où donc est passé le crachoir naissant ?
le seul , l'appel rouge , le dernier
des mohicans bibelots ?

(Azazel, peinture, interprétation d'un dessin de Dürer)
23:55 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : partir, marcher, écrits, drapés;
magie !
Demain à 18 heures , paraîtront ces lignes sur mon blog, eh oui , partie !
sur une affreuse plage, encore plus noire que celles de nos côtes,
éclatante lumière, clignotants, fleurs factices et monstrueux moteurs.
Mais la ruche me paraîtra moins sombre, j'ai un plan d'enfer, "lecture" et comme il n'y aura rien à faire, j'emmène deux livres pour 2 jours, je sais les sombres trous, je sais me vêtir de rêve et de lumière....
"Ailes et Serres" de Florian Laska, que j'avoue avoir commencé avant mon départ, seulement un petit grignotage qui m'a mis l'eau à la bouche, ce livre sera donc là pour désarmer l'horloge du gouffre...
et puis :
"l'aveuglement" de José Saramago.
nous sommes jeudi , belle affaire, le temps n'est rien là pour vous, programmés que sont mes posts car vous aurez ce texte vendredi, et peut-être quelques autres petites surprises.
en attendant, farfadets et farfadettes aux rires cristallins, je vous salue ;
à mercredi, "en chair et en os", le temps d'un repos pour me remettre de ces de jours de plage non-stop...youpi.
la zazel.
Azazel
18:00 Publié dans écrits partis | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.07.2007
savoir le corps
Si j'avais su,
continuellement,
inlassablement,
au banquet de tes entailles,
au large de toi,
à la lisière de l'aube monde,
je t'aurais rescapé de tes blessures tues.
azazel

azazel
18:10 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : peintures, écrits, souvenirs, vie;
22.07.2007
Sinzania, Piotr et Dr Nono...
D'abord j'ai un gros problème, plus grave que celui des handicapés de services, j'ai une caméra-vidéo de surveillance dans l'arbre touffu, sous lequel j'ai mis une table et ou je mange parfois avec quelques amis, je m'en suis aperçue lors d'un repas avec des amis justement, est-ce moi ou quelqu'un d'autre toujours est-il qu'un oeil acéré a découvert la vidéo- surveilance ;
mais, impossible de détecter l'oeil de la caméra sous une fourrure de camouflage qui se fondait si bien avec l'arbre.
Et bien voilà, la caméra est descendue le temps d'un repas , elle avait très faim, deux jours de surveillance non-stop.
ensuite elle a repris son poste durement acquis.
La voilà, photographiée et surveillée aussi, après tout, appareil photo de surveillance et de détection contre caméra de vidéo surveillance, c'est la guerre , non. On a bien la "télé" surveilance à la maison, faut se camoufler le cerveau pour pas se laisser embobiner les neurones.

Et si tous les enfants du monde se donnaient la main, gna gna gna.
et si toutesles caméras de surveillance se surveillaient mutuellement ce serait judicieux , pas besoin d'intermédiaire pour se refiler les informations et quelle bagarre !
Au commissariat : tiens tu me braques cette caméra sur celle de la préfecture !
ah, ben non et on est au commissariat on va pas épier la caméra de la préfecture !
Si, si, justement pour voir ce qu'elle voit, juste pour voir !
mais c'est absurbe !
mais toutes ses caméras sont l'absurdité, alors autant aller jusqu'au bout du délire, et peut-être que ça va être la guerre des boutons de braguettes.
Et celle de la FNAC, allez ! braquée sur le VIRGIN et sur le GIBERT pas loin là , lui aussi y s'en paye une de caméra....
Et la caméra de mo petit doigt, j'ai bien une idée....
Pas mal le petit échange sympathique sur le blog de Sinzania (voir dans mes favoris pour y aller), le Dr NONO a-t'il vraiment été censuré par hautetfort, possible, étant partie depuis quelques jours, j'ai pas tout suivi...
parcontre , j'ai lu l'échange de commentaires, à la suite du post de Sinzania ( qu'on sait toujours pas s'il elle est mâle ou femelle), question primordiale ! pfuuuu, je rigole Desproges.
Le cas Mireille, j'en connais des Mireilles et mireillons mi-raisins, et là vraiment Piotr, Sin ET Nono, (même si t'es mourant) ; CHANGEZ SURTOUT PAS DE CAP :
Riez des handicapés, des malades et mêmes des cancéreux en fin de saison, riez de tous ceux qu'on veut catégorier, riez avec eux pour eux, ça leur fait du bien , et si ça leur fait pas de bien c'est qui sont cons et qui ont rien compris, y'a des cons partout n'est-ce pas, moi aussi je le suis,(parfois) .:))))
C'est le meilleur moyen de ne pas devenir "Nazis", qui a compris ce terme dans la bouche ou plutôt l'écrit de Piotr ?
Riez , moquez-vous d'eux, avec eux, les handicapés, comme vous vous moqueriez du voisin "normal" avec l'autre voisin "normal".
Des handicapés, mon flair me dit qu'il va y'en avoir de plus en plus et de toutes sortes : moteurs, cérébraux, décérébrés, handicapés du système qu'on veut leur faire avaler (pardon Caillou- stoned, je sens que ce terme ne te plait pas, mais je t'aime quand même), les colorés , les uni-colours , les pas colored, les chlorés du jabot, les petits, les grands, les nez épatés , tellement qu'on pourrait y construire un HLM, les moches, bien que je préfère les beaux, les gros les maigres, ceux qui baisent pas comme moi, tous quoi....
Intégration : je hais ce mot, vivons , enguelons-nous, traitons-nous de tous les noms, handicapés ou pas.
Tiens à mon boulot, y'a une handicapée, on la surnomme "l'handicapée de service" ou "la patte folle", on lui dit , on rigole avec, de ses maux, aucune différence dans la différence, ce rire et cette moquerie mettent tout le monde à l'aise, ou la plupart, les autres , ceux qui comprennent pas ou ne veulent pas et bien tant pis, c'est leur choix de rester coincés , et enfin nous communiquons, sans compassion et pitié, et elle est heureuse de ça vraiment . Il y a aussi deux grosses dont on se moque devant et avec elle : Oh, toi la grosse, laisse moi passer la porte avant car tu vas rester coincée à la sortie et on sera bloqués pour sortir de cette turne et voir les petits zoziaux. et nous rions. Semoquer et rire avec l'autre quelqu'il soit dans sa forme et sa façon de vivre, c'est VIVRE et COMMUNNIQUER et ne pas se poser de questions sur l'intégration ou la tolérance, autre mot abject...
La tolérance, qu'est-ce que ce mot est pernicieux.
Merci Sin, Piotr et Dr Nono, votre humour et ce que vous êtes donne un air moins vicié sur la planète des blogs.
Allez sur les blogs dz Sinzania et lisez l'histoire du Dr Nono et surtout les commentaires, vous comprendrez que le langage est affaire de contexte et que ce qui s'écrit sur ces blogs est sain, le mot "Salope" est un mot vivifiant, dérangeant le bien pensant moisi et futur dangeureux, finalement tout ceci nous libère de la crasse ambiante.
Si Piotr, Sinzania et Dr Nono font bouger les mots, dîtes -vous que c'est bon et que si on s'arrête un peu, on y trouve beaucoup plus de respect de l'autre que sur certains blogs tout joli devant, chercher ce qu'il y a dedans...
Et là, c'est libérateur, merci à ces blogs et leurs auteurs , car il y en a d'autres heureusement, d'exister.
La je commence à faire loucher la caméra , bient fait pour elle.
(extrait des commentaires de piotr sur le post de Sinzania)
Mireille
http://icar17.blog.fr/
++++++++++++++++++++++++
ma réponse à cette mireille de mes fesses:
(écrite à l'arrache hein, on fait pas de la littérature ni de l'or ni du taux ni du graphe.)
tout ce que je t'ai écrit jusqu'à présent, l'était avec un sourire en banane jusque là. Ce qui est désolant, avec vous, les honnêtes gens honnêtes qui censurent honn^etement en toute bonne conscience du grand Bien, c'est qu'effectivement, vous ne faites pas la différence, vous ne voyez pas les nuances, d'où non pas mon mépris, mais une franche rigolade, mais oui. Comment pouvez croire un seul instant que l'on puisse être sérieux en écrivant ce qu'on écrit, dans l'outrage, dans la provocation. Il faut que vous soyez, vous-mêmes, et il s'agirait de vous intéroger vous plutôt que de crier à l'infâmie sur la tête des provocateurs, que vous vous intérogiez sur ce que vous avez en vous pour arriver à croire, ne fut-ce qu'un instant, qu'un type qui écrit, par exemple, des horreurs sur les handicapés, puisse être sérieux. Et, si tu avais un peu de jugeotte, je suppose, tu te poserais ces questions là avant de plaider pour le pauvre monde des pauvres qui crêvent la gueule ouverte. C'est tellement facile, derrière son écran.
voilà, je m'appelle pierre duys, et je me suis, c'est vrai, gentiment foutu de ta gueule. Non pas que je me prenne pour mieux ou plus ou quoi que ce soit, que les autres (si tu savais ce que je doute), je ne suis pas plus écrivain que toi, j'écris, c'est tout, et j'ai eu la chance, ou la malchance, d'^tre publié deux fois l'année dernière.
pour le reste, je vis, comme je peux, avec mes faiblesses et ma tronche et mon corps et mon histoire, ni plus, ni moins que les autres.
Mais ces autres là, souvent très con, et fort incultes, il faut bien le reconnaître, qui s'adjugent le droit de juger, au nom de leur bon sens, de leur morale, ou la bien séance, ou que sais-je encore, je me les fout au cul, pauvres taches ignorantes, c'est ce troupeau-là, justement, qui grossit les rangs des veaux qui votaient fasciste en 36, et encore maintenant, vous qui détenez la vérité. mais quelle vérité, bordel!
MAintenant, je peux tout à fait concevoir que ce"la choque la grande majorité, car celle-ci est imbécile. Ce n'est ni de ma faute, ni de la tienne, ni de celle de personne. Je conçois que des handicapés sois choqué. Mais peux-tu concevoir que d'autres soient suffisamment intelligents et bien dans leur peau pour aimer cela, car, à la vérité, le fait de se foutre de leur gueule, comme on le ferait de n'importa qui ou d'un ministre ou que sais-je, c'est justement le contraire de l'ontolérance, car c'est les considérer comme égaux aux autres. Que dire de vous, les censeurs, qui au nom du bien font des exceptions, vous êtes les intolérants, vous les voyez différents, moi pas. Donc je les traite comme je traite le reste.
Mais je prêche dans le désert, ton QI de mouche n'entendra pas ce que je te dis, parce que tu te sentiras attaquée (ce qui est évidemment le contraire puisque je prends le temps de te répondre) et que tu passeras ton temps, comme toujours à te défendre.
Sur ce je te salue et te souhaite un belle vie, mais oui.
pierre

Azazel.(relit pas et se fout des photes).
17:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
mal de lune
merci les allunisseurs, voir commentaires sur post.
13:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.07.2007
la lune et puis...
Imagine !
La courbe de la lune
voluptueuse,
elle s'ennuie, courtisane royale
elle est nue.
les acrobates aux ongles roses
accrocheraient bien l'entrecroise
dans leurs branches attentives et grivoises,
observant languissantes l'oiselle blanche,
suspens et
volutes tueuses,
désirée sans espoir de voir,
fausses visions de bruissants vergers,
isoloir derrière l'horloge
qui donne à lire et à aimer.
Imagine !
L'énigmatique sourire, la lune frustrée,
le pouvoir sans vouloir,
le plaisir des regards,
un jaune cendré d'orage,
le soupçon de l'urgence,
la danse et,
ce baiser de la confirmation
sans violence,
sans reflets,
sans brisure et dans l'indifférence.
La lune s'est laissée choir dans l'eau.

Imagine !
La lune perdue au fond du puits,
des frôlements de reine -des-prés,
un soir d'ivresse,
c'est inattendu,
elle est nue,
emperlée de gouttelettes
pétales de plaisir,
soupir,
plus mystérieuse sous tes fanions frissonnants
qui rougissent et refluent à mi-mots.
Imagine !
Un seul regard,
ta rétine pigmentée épiant tes paupières
et tu est libre ,
il faut bien finir.
Témoin du plus cachotier des sourires
un seul miroir
toi,
écartelé,
elle rit comme une enfant,
d'être aimée sans modération,
chair et lin,
douleur blafarde, bonheur halluciné,
elle fait sa couche,
son appel te manque déjà,
ton ventre criblé d'étincelles
ouvre ton corps au silence,
arquebouté au vertige du vide,
errance, errance,
du boxeur qui a reçu un coup dans le plexus,
briser le billard et voir.
Imagine !
Arraché de ta gorgée de vie,
tu t'aggrippes à la margelle,
et là, tu regardes
la lune qui se roule en boule,
mouvance, mouvance,
de l'onde,
à l'ombre de ses soupirs parfumés,
renaissance à l'italienne, blé vénitien.
Imagine !
Deux quêtes, deux recherches,
l'absurde et le sens de ta vie,
la caresse profonde de ta peine,
tu as plongé,
tu n'as rien vu,
à part toi et tes mots envolés,
tu ne sais plus ce que vaut ta peine,
la lune est mourante et dans un dernier coup de rein,
elle t'offre le néant.
Azazel (texte et peinture.)
10:46 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
12.07.2007
l'homme indigo, troisième retour

azazel
La neige, des pas inconnus ; nocturne, sur le toit de grands coups d'ailes et trois boules de glace.
Il rit dans sa chair écaille crevassée de mémoire, sur sa chevelure d'herbe flotte un baiser.
des voies tues montent des jardins, l'inconnu s'abat et frappe le grand élan des arbres.
Migrations.
Voilà L'homme Indigo, ses fissures patelines se faufilent dans la terre.
A toi L'homme Indigo ! fait vaciller l'humus, car il ya dans l'homme une lie de silence.
Ta main au mur ébauche le rouge.
Allez, je sors étendre le linge de la nuit, tes ailes mêlées d'arbres et de rochers sont si blanches !
Et pourtant les statues elles-mêmes ne s'achèvent pas sans hémorragies.
respire-moi, marche avec moi, le dos vide, vers les desseins abrupts de notre avenir.
Azazel
21:45 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
11.07.2007
jeu des 7 erreurs (chaîne)
Yoyostereo, puisque je suis sur la liste, je pose mon balancier sur tes deux épaules et en réponse à ce jeu à la recherche d'un profil inattendu, je nomme les sept prochaines victimes :
Sinzania
Piotr
Sinzania
Piotr
Sinzania
Piotr
PLaiethore (toi tu t'en sors bien).
Et je joue le jeu à ma sauce comme je te l'ai dit, à ma façon : al dente...
0) je déteste les chaînes... but I aime toi, amicalement tienne.
1) J'ai un grain de beauté sur le dos de la main droite, tu savais pas ça...
2) autre révélation intéressante : j'ai une petite tendinite sur l'avant bras gauche...
3) j'ai fait l'amour plusieurs fois, et oui, tu pouvais pas savoir ,vu que j'lai jamais dit...
4) j'ai appris le parler des voyageurs et leur musique envoûtante en voyageant avec eux....
5) j'ai un deuxième grain de beauté sur le genou gauche (3mm), un troisième sur la jambe gauche à 15 cm de la cheville (7mm voir 8), 6 heures du mat et j'inspecte maintenant mes narines, j'vais me connaître par coeur, rien de ce côté-là, à part un petit loup tout mignon juste sorti du ventre de son père...
6) comme je suis en train de me faire un lumbago avec mon mètre à ruban, j'arrête et je dévoile que je lis en ce moment un petit livre vraiment super, un petit bijou, "l'aliéniste", De J. M. Machado de Assis (brésilien 1939-1908).
7) je suis à la page 41, et j'ai mis un marque page papier-cul rose (parce que je suis une fille) et que je veux pas abîmer ce livre qui m'est précieux...
8) allez soyons fous, dernière révélation, ce livre se trouve aux éditions Métailié....
tous ses révélations sont vraies, je jure sur la bible, hum... ou alors sur, mais oui c'est vrai.
toutes les personnes citées et qui doivent streap-tiser maintenant sont sur mes favoris.
Tchao à tous , j'crois que jai vu des chataignes bleues chicorée sur le linge de ma nuit.
Azazel.
06:20 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
05.07.2007
balbutiements

Les Balbutiants ahuris agrafent les silences au fil de l'eau, leurs mots tagliatelles clapotent et se taisent.
Les Diseurs se lovent dans ces entrailles mouillées, de fines écailles de peine se lisent en flair de gris ; sous leur chemise blanche , des corps poreux.
Les Balbutiants recourbent leur unique base, secouent les paupières, ils attendent sous l'aile éprise ...
La Roche aux Echos, les pépiements légers de l'aurore désirée, la roche aux échos, elle seule découvre le ciel et les matinées indigènes.
Les Diseurs partent à bout de langue, une bruine éparpille les silences, les nons-dits ivres s'écrasent, crépitement d'escargots foulés au pied, de multiples bras arrachent les errances laineuses, l'ombre s'étend, venez la chercher ! avant qu'elle ne se raye, elle vous dira tout..
Trois Balbutiants démembrés décryptent le sombre et soufflent sous la terre hasardeuse.
De petites mottes de tristesse éclosent sur chaque jour, petits tapis à pas bleus, regards et oreilles encore tout mouillés se tendent vers les roseaux calligraphiés.
Ah ! les crevasses résonnent, des bulles complices avalent l'angoisse, naissance, un mot utérin attend, suspens, le silence s'efface sur son unique jambe, vide du jour absorbé, noyé.
Mais voyons ! c'est le jour des Diseurs, ils agglutinent les mots impossibles et s'évanouissent, des bourgeons picorent des instants de parole, jetés au large ils essaiment et le vent qui file les suffoquent.
l'oreille de l'ami en a sauvé un.
azazel. (texte et peinture)
19:22 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
01.07.2007
plaiethorezazazellement virtuel
chose promise chose crue, du vrai , du virtuel :
LA TABLE

L'ORDINATEUR
LA NANA derrière l'appareil, tu vois, tout c'est vrai, c'est pas du virtuel de guimauve ça, preuve à l'appui, t'as vu, j'suis derrière l'appareil photo, pour de vrai...
et le plus, j'suis chez toi aussi, ah , tu savais pas ça , surprise ! enfin sur ton blog, chez toi quand même..;
là-dessus on en fait ce qu'on veut de ses relations virtuelles, à mon avis, si tu cherches à t'amuser un peu sans plus tout va bien, si tu cherches, en "tout bien tout honneur",(pas mal cette expression) des relations plus poussées, amicales vraies avec des gens avec qui tu sembles accrocher, ça va être dur, chacun est dans sa bulle , c'est normal , la vie est à côté,notre vie est ailleurs, ça fait science -fiction, mais c'est vrai...
quelquefois des idées et positions à peu près communes( idées de vie , politique, etc) créent des liens blogguestes et c'est déjà bien, généralement on y tient, on se sent tellement seul parfois avec nos idées à la con dans la guimauve générale.
le plus du plus , rencontrer un jour un ou des bloggueurs ou (gueuses) avec qui on accroche, le mystère, la surprise, l'attente....
et là la sincérité se voit tout de suite, t'accroches ou pas et si t'accroches c'est la cerise sur le gâteau....
enfin tout ça c'est du rêve, les blogs ne sont pas fait pour se rencontrer , ça se saurait et puis on regarderait plus la télé et la planète bleue disparaitrait et ce serait la guerre et tout le tin touin...
des coupes-haies pour les démêler(les bloggueurs) , tu vois le topo, trop dangeureux...restons fidèles à nos familles, nos maisons, nos chiens , chats et pots de géraniums....
pour les banlieusards des banlieues des banlieues,(parce qu'il a des banlieues de banlieues maintenant, trop pauvres pour consommer ce qu'on leur met sous le nez) , pas de problèmes z'ont pas d'ordi , mais les voitures des voisins à brûler..... ça les rapprochent un peu, c'qui y'a c'est que faut courir vite, c'est des futurs champions de la course, pas le marathon, le 100 mètres suffit....
tu sais , nous avec notre ordi, on est un peu handicapés , on apprend pas à courir!...
j'ai du dire des conneries dans le lot , allez ! triez.
il est tant que j,me remette à poétasser.... à peintasser et tout le "culturisme" que les sous banlieusards n'auront jamais.... remarque, ils peuvent repeindre les voitures, mais faut courir quand -même, les flics prennent pas le temps de peindre leur matraque ou leur balles de revolver , et puis ça laisse des traces, les flics aiment pas laisser des traces , ça fait tache et l'abstrait, c'est pas leur truc...
la police des polices non plus, ça les emmerde grave, oh pas longtemps, planète bleue veille au bon fonctionnement de la société et nous dit tout ce qu'on doit penser , ça c'est cool et pas fatigant.
11:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
30.06.2007
purée

Remonter à la surface pourquoi faire ?
d'abord la purée est pleine de grumeaux, de plus elle est verte comme les pois qui me collent aux neurones, enfin, après une semaine de coma, où suis-je, plus d'infos, rien, le vide, planète neuve, si ça se trouve (comme quoi j'ai pas perdu le pois) SARKO EST PLUS LA, ou sego a gouglouté avec lui, ah si ! mon fils m'a dit que "ni pute ni soumise" deviendrait une annexe sarkozienne, évidemment , je ne le crois pas, les gosses quand même ! toujours excessifs; pas comme moi ou toi, il a même prononcé le mot de prostituée en parlant de la présidente, ah ! j'ai dit attention mon fils, retourne sur terre, y'a pas que moi qui désynapse, on ne dit pas des choses comme ça sans savoir, si tu continues j't'emmène chez le docteur téléphage, histoire de te recérébrer le cerveau dans le sens de la marche...
salut à tous, ceci est un petit intermède musical dans lequel jene suis pas à l'aise, mais j'ai la cocotte qui déborde...
d'habitude c'est Sinzania ou piotr qui nettoient la poubelle, donc je leur laisse les plus sales et retourne à mes écrits pour nettoyer à ma façon, fignolage, tu vois,le bel ouvrage pour moi, non pas les chevilles, zenflez pas please, elles sont si belles et fines ...
bises aux "trasheurs" et aux "poéticos".
21.06.2007
omomirtényloxidiétilaminoéthane
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18:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.06.2007
commentaires en vrac(s) et ni croche(s)...
(Azazel's peinture)
A SOFT-SNow : Pourtant savoir si la tige et l'eau
navigue sous la paupières du lézard,
c'est parfois vital,
et le dépouillement, sous cette marée d'étoiles,
ressemble à un verre d'eau fraîche....
A YOYOSTEREO : Sous les quasis cassés, j'ai enterré l'amour,
sous les quasis craqués, l'orage a éclaté,
et pourquoi donc cette lumière libellule,
fleur-folâtre derrière ma tête ?
A JOHANNA : Ca crie ! lèche la ruelle
brûlante, au dos de la tulipe,
Sacrilège ! tous les feux de l'enfer
sont des buissons d'oranges...
A BRUNO : Un ange passe
et le vent de la mer l'ajoute à son lointain,
un ange est passé
et la lune qui s'ennuie lui offre des biscuits,
un ange passera
et la nuit aux doigts gourds happera son ennui,
le long, long cri de l'oiseau
ouvrira une flammèche
dans la flaque du matin.
A KAIKAN : Derrière le fagot, il y avait un nid,
une chétive lumière et un fil de soie,
j'ai suivi le fil, j'ai trouvé les chemins...
Un nombre incalculable !
j'ai préféré celui de la lune
avec ses vieux sourires.
A PLAIETHORE : Prends ton temps,
déchiffre quelques sortilèges
trois fontaines de pierres
et l'abîme des hirondelles,
un printemps posé sur l'herbe
fleurira le pommier,
et pourquoi pas ! l'éveil de tous les sens....
A M. Franquevaux : Mare moirée de mes amours,
cafés sanglots, rires clavecins,
je ne veux pas lire les écailles du mur
de peur d'être injuste,
l'été montre ses ardeurs,
mais le vent soulève le passé
et la où je place mes yeux,
un lent malaise retourne à sa source...
Quelques commentaires parmi mes multitudes, ceux d'hier de demain et ceux d'un certain jour...
Et pour tous les autres, "oiseaux" ouvrant à rompre leurs ailes, ceux qui entrent par la fenêtre et sortent par la porte, ceux qui me lisent dans cet espace exigu, dans ce cri suraigu rose et brun de ma vie,
continuez à cracher vos peines et vos doutes au fouet des mots violents, ou bien alors croisez le fer avec ou sans méthode et laissez- moi m'aiguiser à la meule de vos imaginaires, au soleil capable de tuer....
et toujours, toujours YES.
azazel.
18:40 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
30.05.2007
l'homme indigo , le retour

My lady Brazzaville,
a beaucoup plus de style,
que toi
sur ta brindille...
de fil en aiguille
tu échappes la laine,
Maria évase
prise d'une rage enfantine
son pinceau glisse seul,
sur ton visage crevassé de verdure,
Tu voudrais pas crever,
Alors ! transfuges tes morceaux populaires
dans ce couloir éteint, vagin de tes nuits rances.
Maria la corrosive découvre les lésions de ton corps déclamé.
Tes assassins, ta vermine et tes champs crépuscules
orneront ses faux-ongles où les lambeaux froissés de ton corps réclamé deviendront trop intenses.
Et Maria, oui Maria, sème la danse,
une mince faucille, ruisselet de silence
stylet glissé sous l'ongle
recrache ses oripeaux, ton corps est déclassé.
Mais toi , l'homme indigo
silencieux de ton décès
incongru de marbre blanc
sous ses ronces que nous avons aimés,
assied -toi sur l'épine et prononce la Strappada...
Collier papillon
chéris les ailes mortelles
les évadés
les ladies immortelles
qui ne veulent plus de nous,
Crois-moi l'homme Indigo, sous tes draps de promesses
avale les orties avec leurs dentelles,
les Zeppelins en solo de Zappa fatigué
crieront Congo , Congo on my way, free away !
La viande cède, écoeurée,
tous les lundis du mois nous partons en pique nique,
sans toi.
Reviens, l'homme Indigo
marche , égratigne tes pieds nus
droit sous le soleil.
Crie- donc l'homme Indigo, oiseau migrateur,
les femmes périmées ressentent le carbone,
mais Lady, oh oui Lady,
my Lady d'Arbanville
s'est vêtue, de rosée, de dentelles défeuillées.
Pour toi,
l'homme Indigo.
(Azazel)
18:55 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
20.05.2007
Francis's terminal recette
800 grammes de voix balbutiante et limite strophe,
2 cuillerées à ligne de frissonnantes berceuses,
une gousse d'air frais scratché sur des visions fébriles,
une échoppe inavouée,
1 et une seule cuillerée d'hébétitude fossilisée, côté versant d'Avril,
1 dé sans peur qu'un visage étincelle.
faîtes revenir la voix dans une énigme au goût d'étreintes rêveuses,
préparer le moindre souffle
ou, peindre de ses dents la mer joueuse,
la sauce passe au rouge,
arrêtez-la !
versez cette sauce sur le secret de la voix strychnine,
là, le coeur s'affole et cabriole, il fait le borgne et pose ses fenêtres sur le ciel.
Epluchez, séchez et rapez la gousse d'air frais,
la prison saute la haie,
une pincée de berceuse déscratchée de ses visions,
Ajoutez le sage au fou et le fou au swing oxydé,
et sur ce ventre brûlant,
formez un vide de fumée pour qu'ondule l'écrit,
malaxez l'hébétitude avec le versant d'avril, beurrez le visage étincelle.
Enfournez dans la zone interdite de la cité fossile.
Et voilà,
entre avenir et souvenir,
dégustez cette certitude en maraude avec un alphabet mi-larmes,
ah ! n'oubliez pas la serviette chiquenaude sur la corde à linge,
timide à votre gorge elle franchira la fenêtre posée sur le ciel.
Azazel (Photo, texte)
18:15 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
11.05.2007
Les asticots , c'est pour la vie (fin)
Les asticots, c'est pour la vie : fin
Un jour notre père nous invita vivement à venir voir ce qui se passait dans l'antre du démon.
La chair rose était devenue noire et putride, c'était d'un nauséabond dépassant l'imagination. Notre raison restait empêtrée dans ce fumet pestilentiel, comme un moucheron dans une toile gluante. Il faisait chaud et cette senteur nous ankylosait encore plus, notre cerveau engourdi par tant de sensations innommables anéantissait toute rébellion. Nous passions la main au-dessus des innombrables asticots qui grouillaient dans tous les coins, et je me rappelle q'une chaleur intense et palpable s'en dégageait. A chaque fois que nous devions nous présenter devant la tête, un vertige d'odeurs et de petis bruits répugnants, annihilait toute désobéissance et nous plongions notre main dans l'abîme, pour en sortir une poignée d'asticots, vite déversée dans la boîte garnie de son, direction la porte de la maison devant laquelle le client attendait son précieux chargement.
La peur nous habitait, nous avancions vers le fond du jardin, plusieurs fois par jour, hébétés et asphyxiés pour accomplir notre rituel. Nous évoluions, comme impuissants dans un rêve, désincarné, notre âme, tapie loin derrière nous, pour ne pas devenir fous ou vomir peut-être.
Evidemment tout le travail nous échoua, les pièces de 1 franc s'accumulaient dans la boîte, mais furent vite dépensées dans l'un des bistrots du coin, j'en pris quelques-unes pour ma consommation de bonbons personnelle, ce fut mon premier vol et ma première révolte.
19:30 Publié dans histoires vécues | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
10.05.2007
les asticots ,c'est pour la vie(2)
Les asticots, c'est pour la vie : 2
Encore une idée géniale de Papa : la vente des asticots. Une étiquette collée sur la porte, 1 Franc la portion.
Mais ce qu’il ne nous avait pas dévoilé, c’est la façon de “fabriquer” les asticots. Car avant de les vendre, il faut les avoir. Le premier jour, il amena une grosse masse d’os, une tête de boeuf entière, donnée par le boucher à cette époque. Ils étaient deux pour la porter, direction le fond du jardin.
Horreur ! Difficile à surmonter pour des enfants de 6 à 10 ans, cette vision cauchemardesque. Deux grands trous sombres, une mâchoire prête à nous happer, très volumineuse, avec des bouts de chair roses pendouillants sur les moindres recoins, quelques petites radicelles visqueuses et grisâtres voletant au gré du vent ; un vrai labyrinthe de la peur, des trous, des circonvolutions, une main là-dedans et on ne sortait plus de l’enfer. Nous nous regardâmes tous les quatre , et sans rien dire montâmes l’escalier en trombe pour nous réfugier dans la chambre du haut et regarder par la fenêtre.
La tête de boeuf se trouvait loin de nous, mais nous l’observions, scrutant attentivement le ballet incessant des mouches attirées par les restes de viande. Mais que faisaient-elles ? On ne nous le disait pas. Et cette odeur écoeurante, étouffante, prenant à la gorge, nous environnait, restait coincée dans nos narines, nos cerveaux ; nous ne pouvions pas y échapper, où que nous soyons. Elle était là, tapie, prête à nous happer avec ses tentacules gluants.
Mais nous n’étions qu’au début d’un film dont le scénario deviendrait encore plus macabre.
suite demain
moi
19:30 Publié dans histoires vécues | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.05.2007
Les asticots , c'est pour la vie
comme j'ai très peu de temps en ce moment, je vous ressers d'anciens textes , qui font partis de mes premières mains dans l'écriture, alors indulgence, du vécu au mot près, j'ai aussi très peu de temps pour passer sur vos blogs, je le regrette, demain je ferai un début de petite incursion chez vous et petit à petit l'oiseau fera son nid.... Vraiment nulle.
Les asticots, c'est pour la vie : 1
L'activité principale de mon père, en dehors de sa soulographie maladive, était la pêche.
Nous habitions au bord d'une rivière, et là, tous les passionnés de pêche se retrouvaient pour taquiner le poisson, et il y en avait du poisson ! de toutes sortes et de toutes tailles :Carpes, sandres, anguilles, brêmes, perches, brochets et blackbass, sans oublier le menu fretin très recherché également : Gardons, ablettes et vairons, il y avaient même ce qu'on appelait chez nous les plies ou carrelet.
Cette rivière attirait beaucoup de monde, du professionnel rompu à l'art d'attirer le gibier dans son filet, au pêcheur du dimanche venu se détendre en famille, ou bien alors le solitaire ; ah celui-là ! grand nerveux en général, mais réalisant de merveilleuses prises à la pêche.
Pour pêcher de façon ordinaire il faut un peu de matériel : une canne, un fil de nylon, quelques plombs , un flotteur, un hameçon et l'inévitable appât au bout de l'hameçon.
Et quels étaient d'après-vous les meilleurs appâts à cette époque ?
De petites bêtes grouillantes et frétillantes, que l'on sortait d'une petite boîte garnie de son.
Et où trouvait-on ces charmantes bestioles qui vous chatouillent le bout des doigts ?
Chez moi dans le fond du jardin.
(moi)
la suite demain
20:10 Publié dans histoires vécues | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
01.05.2007
tournez manège
d'abord parce que il faut toujours un d'abord ! alors mon abordage, l'abordage s'appelle MERCI à TOUS pour vos passages, Michel pour ton soutien et tes mots, Piotr, Je suis z'émue , tes avis m'importent beaucoup, là fini les ouins ouins.
tiens aujourd'hui c'et comme une lettre, pas de préparation, juste un mot sur la table....je viens juste de rouvrir mon ordi depuis quelques temps oublié consciemment, on peu pas toujours , sinon on a parfois envie d'étaler des choses trop personnelles.....le trop plein de gaz oil... c'est le 1er mai, et je viens de voir que j'ai gagné à un concours de poésie érotiques, j'ai été prévenu par mail, ça m'a fait plaisir, l'impact n'a aucune importance, mais je reprends un peu confiance en moi pour écrire et.....vivre. J'aime écrire, je le sens, peut-on écrire pour son bien-être, pour moi pas seulement, il y a du moi dans mes textes, normal, mais j'espère aussi faire passer des idées, des sensations de ce que pourrait être la vie, de mes combats sociaux, on dirait que je me la pète, sauf devant mon fils qui est fière que sa mère gagne un concours de poésie "érotique", je suis sûre que tous ses copins-ines sont déjà au courant : ouais ma mère...
lien vers le site
lien vers le texte
en attendant ce fils que j'élève comme du chiendent s'est levé ce matin aux aurores (9h30), pour lui c'est nuit noire...., l'est parti avec son drapeau noir , je ne sais quoi d'inscrit dessus, direction rassemblement et copains manifs,(anti sarko-royal, me dit-il) comme ses parents....et pourtant y'a de quoi être démoralisée, peu de mes amis disent ne voter ni l'un ni l'autre, presque tous votre Royal cause "c'est le moins pire", FAUX, il y a plus loin qu'un bout de nez, mais je ne vais pas m'expliquer là -dessus, j'ai assez causé ce matin.
J'ai pas l'habitude de commenter une actualité qui n'existe pas sur ce blog, de plus j'suis pas sur la bonne longueur d'onde ence moment, mais on s'en fout , la vie continue, et elle est belle por certains. c'est "DALLAS, ton univers impitoyable", spectacle en boucle et en continu, toutes chaînes radio journaux confondus, les mêmes infos, de quoi devenir fou, acharnement thérapeutique avec des "infos qui n'en sont pas, une population qui suit ça comme un match sportif, délire, cinéma grandeur nature, impro,théatre mal joué, mais tout le monde de commenter, elle est où l'info ? ils sont où les programmessociaux , les vrais , les méchants.
et moiqui rêve de spectacles de rue, tiens hier je suis allée à un festival de rue qui s'appelle "Sonnette à votre porte", un spectacle dans chaque maison que les gens prêtent...
j'ai une amie bulgare qui faisait de l'animation d'objets ordinaires avec sa fille, fabuleux ; elle est aussi marionettiste de formation, et en Bulgarie avant , elle était payé pour son art, en France ce n'est pas pareil dit-elle,on ne reconnait pas les artistes, il n'ont pas de fixe pour vivre, en Bulgarie c'est fini aussi, donc elle ne peut plus exercer son art pour vivre, elle vit en France avec son ami français et ses deux filles et désespère de voir que les marionnettes sont réservées aux "arbres de noëls" et comités d'entreprises.
bon revenons au match, les médias : "tiercé gagnant", "qualifié pour la finale", des élections commentés comme un match de foot.
et Sarko : le troisième dans un tournoi de foot ne s'invite pas à la finale ", putain c'est tout ce qu'il y a dire et à retenir .
ah non il y a autre chose :valeur principale : TRAVAIL et IDENTITE NATIONALE, depus ce premier tour ,j'ai senti un peu de haine ressurgir autour de moi, du style, (un guichetier de la poste) :
heureusement que ça va changer, les braillards qui viennent au guichet avec leur nichée de mômes bronzés, ça crie tout le temps, les mômes bronzés et les parents aussi et ceux du RMI avec leur mandat , toujours à râler , vont déguster, ce monsieur vote devinez pour qui :Royal.
A Poitiers cette dame lors d'u monstrueux pic nic meeting a distribué des roses bleu blanc rouge , aux femmes seulement, c'est quoi cette valeur, la même que pour l'autre, elle les aurait distribuées aux paumés aux arabes, aux casseurs, là ç'aurait pu avoir un autre sens....
Bobby JR et Pamela, fait divers sur fond transparent de campagne électorale, mais comment y font les gens pour pas avoir envie de tout casser, un jour il faut craquer , choisir, vivre ses choix, là c'est de l'anti-vie.
vous allez me dire , on fait quoi , faire quoi , tu fais quoi, tu parles , mais quoi, et ben , je sais pas , l'ampleur de la tâche me paraît insurmontable... sauf que j'ai fait un choix quand même, égoïste, mais j'essaie de le partager, choix de vie, je parle , je lis beaucoup, plus les journaux, car il n'y a plus de véritables infos, sauf sur le "monde diplomatique" et "manière de "voir", dans ceux qui ont pignon sur rue, justement dans le "monde diplomatique" de cette semaine il y a de l'information , eh oui m'sieur-dame, il se passe des choses dans le monde et elles sont un peu décortiquées, y'a un avant , un après , et un petit peu de recul.
évidemment je ne lis pas tout, impossible pour l'ouvrier moyen , trop fatigué, mais un article par semaine, choisir de lire un bon article de revue ou de journal par semaine, laplupart des gens le peuvent, durcissez-vous et arrêtez la télé spectacle : tapez 1pour sarko, 2 pour Royal, 3 pour bayrout, quand même, essayons de sortir de la mélasse par un petit début. C'est pas facile, on a le pied sur la tête et le nez qui prend l'eau.
c'est comme les blogs, des déversoirs, chacun pour soi , avec chacun son petit talent, on se rend compte parfois avec quelques-uns qu'on a la même culture, pas la grande ( celle du matraquage télé et tout ce qui va avec, n'oubliez pas de mincir), mais la petite , celle que j'ai et quelque autres ici, celle qui nous fait réfléchir autrement au lieu d'avaler.
Mais la toile bouffe tout, le blog, chacun pour soi, sentiment d'inutilité sur internet, blog coup de gueule et rien derrière , manque de vrais contacts, une toile qu'a pas de synapses, de conducteur électrique.
de vrais informations y'en a plein dans le monde, intéressantes et révélatrices de ce qui se passe, mais on ne sait rien , c'est le vide dans les médias cacophoniques, et le vide dans nos cerveaux.
La fille de "n'a qu'un oeil" la marine, l'as compris elle, elle l'a bien dit : "mais, on a gagné", les fashos ont gagné, c'est vrai , leurs idées sont passés dans les soi-disants partis modérés, droite et gauche traditionnellez'ont fait leur boulot les faschos , sans se fatiguer, c'est la royal et le sarko, qu'ont coupé les buches de bois.
dans le monde diplomatique :article " travailler plus et gagner moins"....
ah yes, j'ai aussi entendu sur "France-inter", le mot race en parlant des hommes:
un type qui disait, un politique qui normalement doit avoir un peu de culture, savoir ce que c'est qu'une race quand on parle des hommes; il a dit : nous accueillerons toutes les races susceptibles de se fondre dans l'identité nationale, pas un journaliste ne l'a reprit. y'a qu'une race d'hommes.
ça vous rappelle rien, race....
A quand le grand appel des besancenot et cpie pour descendre dans les rues et tout et tout , au lieu d'appeler à voter royal pour s'enfoncer encore plus et enfaschiser le pays , l'europe.
un autre choix , le suicide collectif, trop tard même pour ça , on nous tient sous la gamelle de vers pourissants, le règne du rien devant, tout derrière, comme dirait Piotr....
c'est long la peut-être ce bavardage anodin de danone.allez j'arrête , y'a des gens plus doués que moi pour ça, mais ça fait du bien.
19:14 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
21.04.2007
blues 6
Ce n'est pas un travesti que ce mime errant, mais la mosaïque et la gomme de son visage ont le grain de la fin....
Personne ne posera plus la couleur sur sa voix, l'insidieuse machinerie alvéolaire et ses hyènes frémissantes pourpreront son douloureux vertige.....
j'allongerai le bras d'un rayon oblique, ma peine deviendra le lierre intime de ses confidences.
Azazel![]()
16:00 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
20.04.2007
blues 5
Les oasiens calcinés boieront ta salive jaune,
ils se traîneront, manquant de bave,
ils cloqueront le rosier jaune à pattes blanches,
Mélusine apparaîtra, nue, vilainement couturée,
penché dans l'angle rouge le ciel glissera vin sale....
Azazel
16:00 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.04.2007
blues 4
Trémolo sur plumetis,
la mort aux dents...
Pour habit de gala,
tes chagrins d'hommes las.
Azazel
16:00 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18.04.2007
blues 3
Soie rouge,
larmes velours,
voilà c'est fini,
et je vivrai encore
sur la pointe de ma plume,
bilboquet de la lune.
Azazel
16:00 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17.04.2007
blues 2
Rien n'y fait,
t'as le désespoir en forme d'enclume,
allez ! dis bonjour à l'allumette
et pas à la dame,
son ombre est suspecte,
elle défend ses épines,
allez ! dis bonjour à l'allumette
sa virgule posera un guillemet
sur ta voix cendre,
ton épingle fera le point.
azazel
16:00 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
16.04.2007
blues 1
ce soir,
comment ne pas voir,
tes yeux passoires,
ton visage humide,
tes longues tiédeurs,
et ton silence songe.
azazel
16:00 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12.04.2007
Orny le torynque
Des lettres pour Dan, des chiffres pour Pierrot
Pour Dan qui me donne le tournis avec ses notes composées elles-mêmes de notes compliquées que donnaient les jésuites à des enfants trop sages.
Pour Pierrot qui adore les petites bêtes ressemblant à des taupes.
L’ornithorynque est un sympathique animal, un peu bizarre, avec son bec plat, ses pattes palmées et ses oeufs qu’il pond comme le canard.
Sa fourrure est celle d’une taupe. Il sort du commun et son anatomie parait hautement improbable.

Et pourtant il y a pire, attention Dan, accroche-toi bien, son génome est encore plus surprenant, plus exactement ses chromosomes sexuels. Là où la plupart des mammifères se contentent de 2 chromosomes pour déterminer leur sexe lui en possède... 10.
En plus, ses chromosomes affichent des caractères retrouvés chez les oiseaux.
Encore une bizarrerie, qui contrairement aux théories aujourd’hui admises, envisageant sérieusement que le mécanisme de détermination sexuelle n’aurait pas évolué indépendamment mais partagerait des origines communes.
Je vous passe toutes les questions et tout le détail des recherches faites sur cet animal qui ressemble à un puzzle mal emboîté.
Tout ce qu’on a à savoir, c’est que la femelle pond des oeufs et qu’elle allaite les petits et qu’enfin le biologiste australien Frank Grützner et son équipe sont parvenus à mettre au jour le mécanisme de la reproduction chez l’ornithorynque.
Chez la plupart des mammifères le mécanisme de reproduction est simple : deux chromosomes appelés X et Y en raison de leur apparence déterminent le sexe. L’association XX donne les femelles, et XY les mâles. Chez les oiseaux, ce n’est pas très différent : les chromosomes sont Z ou W. L’association ZW donne les femelles, ZZ les mâles.
L’ornithorynque apparaît comme un OVNI avec sa douce fourrure et son air de taupe enamourée. Il possède 5 paires de chromosomes sexuels X et Y, et chez lui l’association déterminant le mâle est XYXYXYXYXY. Et pour la femelle XXXXXXXXXX ! On peut comprendre aisément la séparation aléatoire des deux chromosomes X et Y chez l’homme, mais comment l’ornithorynque se débrouille-t-il avec sa pléthore de chromosomes ?
En fait les chercheurs ont découvert que les dix chromosomes formaient une chaîne. Mais pas n’importe quelle chaîne : les chromosomes X et Y alternent de manière à former une chaîne X1Y1X2Y2X3Y3X4Y4X5Y5. Ensuite, un mécanisme encore très mystérieux aboutit à la formation de deux cellules qui contiennent soit cinq X, soit cinq Y.
Les plus anciens chromosomes sont X5Y5, les plus récents X1Y1.
L’hypothèse est simple le chromosome X5 a échangé de l’ADN avec des autosomes (chromosomes non sexuels) constituant le reste du patrimoine génétique de l’ornithorynque. Ce chromosome est ainsi devenu Y4 et son double X4.
Ce dernier a lui-même échangé du matériel ADN avec une autre paire d’autosomes qui a formé la paire Y3X3, et ainsi de suite...
Le plus surprenant reste que la paire X5Y5, la plus ancienne, partage des similarités avec les chromosomes sexuels des oiseaux. Et la paire X1Y1, la plus récente, partage certains gènes avec les chromosomes sexuels des mammifères, et donc des humains. La théorie reste controversée : "Cela montre que les deux systèmes X Y et Z W n’ont pas évolué de façon indépendante comme on l’imaginait jusqu’ici" poursuit le chercheur australien.
Voila un texte très indigeste et très lourd, mais je me suis bien amusée. Je comprendrai qu’il ne soit pas lu jusqu’au bout. J’espère que Dan aura apprécié les "lettres" et pourra les comparer à celles des notations jésuites. Peut être trouvera-t-il un nouveau système de chromosomes... Les jésuites auraient-ils caché dans leur système de notation une suite chromosomique ?
Pierrot, lorsqu’il rencontrera une taupe, pourra se prosterner au lieu de la piéger. Gentil Pierrot sera encore plus charmant, pas trop quand même, qu’il ne tombe pas dans la guimauve ou un trou de taupe.
Source : Science et Vie
20:50 Publié dans dernière catégorie | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
03.04.2007
kakis
le fruit tombe toujours seul, il suffit qu'il soit mûr...
sauf la nuit, la lune précise le fruit,
et doucement lui murmure :
TOMBE....
(Azazel photo et texte.)
deux vrais kakis ramassés sous l'arbre en décembre, puis surveillés depuis trois mois, pour attendre l'état de grâce, celui ou le pourissement est le plus beau....
qui a dit que la futilité.....
ça ne sert à rien ? et bien tant mieux.
j'aime le rien, le rien faire et le faire pour rien....
19:23 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
27.03.2007
petit poignard de lumière
Un miel coulissant glane une ligne de conduite recyclée,
oh, rottweiller !
blues éphémère,
excuse-me partner....
Pour ce reflet Bel canto qui a posé le pied à l'encrier,
Ta clavicule microfilme les cabotines
de vieilles bottines !
La prise de tournesol écrase votre sésame et crochette la grille hivernale,
alors, donnez-moi le sablier !
petits poignards de lumière.
Oh la crème, double reine et banco...
flashback !
Deux braises girophares accentuent ton regard chrysophale,
Ton fiel et ton sirop de râble arrache un couinement de vieux busard,
Ton coeur boule de suif strike in the bowling,
coule, coule,
c'est la règle de feu,
l'eau sera l'encreur de ta survie.
petit poignard de misère.
Quelque part, au-delà de l'arbre couché,
pendu aux barbelés,
sous le ciel bleu de prusse...
Azazel.
18:45 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
17.03.2007
VOLEM RIEN FOUTRE AL PAÏS
(Pub pour Volswagen PASSAT), voilà pour quoi nous devons travailler toujours plus, ce serait pas une voiture d'actionnaire ça en plus de plus ! pour les pauvres 349 euros par mois sans apport, mais faudra turbiner, ça vaut le coup, vrai je trouve pour avoir les 6 airbags frontaux latétaux et rideaux ( texte de la pub)....

(2ème pub) :"consommation extra-urbaine" "tous nos pneumatiques sont équipés de pneus michelin", ils sont licenciés les travailleurs michelins par chez nous, sont plus les rois de la gonflette ni du pétrole, mais sont les rois du chomdu, mais comment qui vont faire pour se l'acheter la passat du haut.... et les heures sup elles sont où ? ils en ont fait pourtant du cirage de pneus et de talonnettes....

y'a quelque chose qui tourne pas rond
rideau.
Volem rien foutre al païs (Pierre Carles, Christophe Coello Stéphane goxe)
ça c'est de la voiture, elle trimballe son lit de foin odorant, décapotable latérale, pour les pneus : on s'en fout , ça roule quand même, , essayez, vous de les mettre les bottes de foin dans la voiture des rois du pétrole ou dans la passat Volswagen de ceux qui savent pourquoi ils font des heures sup, si ta pas la décapotable latérale tu vois rien et l'option existe pas chez eux...

j"me marre, y z'ont pas prévu tout et là y sont sûrs de faire péter les airs bags.
Azazel
19:02 Publié dans Shopping | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
09.03.2007
petite soeur
Pourquoi tant de pleurs, petite soeur , ah oui, ta cellulite, ah ouais t'as plus de trente ans , à trente ans on est grand, à trente ans on est vieux, et vous vendeurs d'illusions, vous guettez le rivage... Foutez-nous la paix ou euthanasier, laissez -moi ma soeur, allez jette ça ma poupette.... crème anti-rides, pas le droit de vieillir, aucune virgule ne doit s'installer, image tu nous plumes, nous enlèves le reste de notre vie avec nos traces, nos griffures, nos empreintes, promesse d'un corps immortel, miroir sans tain, anti-nature, anti-rature, corps filiforme seins de glace gonflé silicone.
plus de vieillesse, plus de sagesse course à la jeunesse, vivez jeune lisse fronts et cerveaux, vendeurs de caca, (si seulement c'en était, ce serait une grosse farce), laissez nous vivre ou bien mourir, car nous ne pourrons pas suivre, la vérité, le "bonheur" n'est pas dans vos affiches et vos produits qui sont tous menteurs, car nous vieillirons tous, seront mangés par les vers, d'abord les orbites, tout ce qui est mou les intéressent, puis les muqueuses ensuite l'intérieur de la bouche, du vagin, vous leur ressemblez un peu.
non vous êtes pires.
Il faut durcir cette pommette, élevez ce sein que je ne saurai voir autrement, il tombe, boom ! sur le pied , ça fait mal ! attention mesdames à la commissure de vos lèvres, très important, monstruosité cette première ridule, vilain, une vraie crevasse, mais que faire ?
ne vous inquiétez pas et souriez, vous êtes flashés, la crème moléculo-ciro-enzymes- hypo-à-l'air-libre et radicaux contour des yeux va vous sauver de cette déchéance, mais n'oubliez pas, surtout surtout, il vous faut une autre crème pour le visage et le cou et le cou , alouette , gentille alouette , je te plumerai la tête ! je te plumerai la tête ! et le nez ! et oui le nez, y brille..... et cette cellulite , quelle horreur ! arrêtons de vivre à trente ans c'est le seul moyen, si nous devons paraître jeune une vie entière.
Voyage à "Silicon valley"" gonflés , gonflés les papillons, mais où sont leurs ailes ? oh! grillées sur le barbecue, on les sens même plus, pas d'odeurs, tout enlever, comme à la télé, même les narines sont aseptisés....
Médias totalitaires, laissez nous vieillir avec notre cellulite,"laissez-nous vivre", laissez nous en paix, et changez de métier.
Vendeurs de bonbons ! ça rapporte moins ?
Bouchers alors ! c'est dégueu ?
Alors , croissants d'automne ! c'est quoi ?
pauvre tarte.
J'oubliais, sont vicieux, avec la "quinte flush" dans leurs idées : A 2O ans on te colle déjà les crèmes qui vont empêcher les premières rides que tu auras dans dix ans, vrai, le marché est vaste, c'est'y pas fort ça....petite gamine fais gaffe on te masque et on t'agraffe au berceau, t'as déjà ta glue anti-vie pour prévenir les trentes vertigineuses... Anorexique ! boulimique tu récupères les spaghettis dans le fond de ta gorge, tiens mais pourquoi ? maman aussi a peur.
Hurlez , recrachez cette dictature de la jeunesse "faciaire", "fessière", arrachez les affiches, balancez la cocotte-minute sur l'écran de votre télé gorgonisante, arrachez les fils qui vous relient à cette course anti-vie, ou alors suicidez-vous, l'année de vos trente ans, c'est une bonne solution, radicale et sans radicaux libres.
On ne veux pas de vous, (en fait si , mais malheureuses de vieillir, angoissées, les mains agrippées au visage et ensuite futures consommatrices de merdouille).
Plus assez "dynamite", portez les vêtements anti-cellulite, imprégnez -les de produits glacialgites une fois par semaine, en un mois un centimètre de moins sur la fesse droite, et la fesse gauche, si tout va bien le mois suivant, et le ventre, et le ventre , alouette.... C'est le nouveau concept...
Comment ? quoi ? t'es pas au courant, mais non y'a pas besoin de prises, tu connais pas, mais où elle est ta télé, c'est une gorgone déprimée ? tu la regarde plus ? là t'as tord, triple menton tord, car tous ces nouveaux vêtements amaigrisants, re-modelant , anti tâches rouges qui bouffent l'orange et même bronzants , c'est hyper poilant... toi t'es malade avec ta gorgone agonisante....
Ah non ça fait pas disparaître le poil, c'est dommage, j'suis d'accord, z'auraient pu faire mieux, mais y'a tellement de trucs pour le poil , t'as le choix, oui da da....
Azazel
23:35 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (40) | Envoyer cette note
07.03.2007
pour Pupuce
Voilà mon bisounours, tu le vois dessus la boule , la boule n'a que des plantes et des algues, là tu vois pas les belles algues rondes, ah si , une, pas de poissons, ces plantes retourneront à la rivière, surtout l'algue du fond qui mourrait faute d'eau dans la petite rivière que je parcoure régulièrement, elle est très importante et retient les nitrates, elles s'en nourrit, ceci n'intéresse personne, alors je me tais , mais je t'offre ce gentil bisounours , gardien des plantes qui ne m'appartiennent pas....
bises la puce galactique, ce bout de la maison pour toi....
le suivant on verra...
28.02.2007
The show is over...
Moi je dis : Il y a de l'espoir dans la neige électrique, c'est l'oubli, la mort ultime pointera l'aigle gris, et toi ?
-Je suis au bout de l'absence, je presse mon cerveau qui n'a plus d'eau à dire.
moi je dis : les rapaces courbent leur regard et tremblent en frôlant le galbe du navire, le "futur-chalumeau" escadrille l'improbable, et toi ?
-Je suis le galet, le gypse, le marbre, la rocaille, l'onyx et ... le porphyre. "No, futur", mon errance scrupuleuse se couche sur la douleur du monde, les guerres, les dictatures, les forteresses et l'anéantissement du gémissant, cablé sur mon éponge, je crache un vieil air, huile rance, et ma soif de noce plume le clair de lune.
Moi je dis : Attention cow-boy free-lance, sur ton chemin de pierres il reste des poubelles putrides, des linceuls sales, les élytres de Zazie parfument les caboches, et toi tu erres sans épaules et tes dents pleines de morts sont tartrés de vers blancs, regarde coyotte à foi jaune, coeur aphasique, gratte ton ventre ! Vois ! ta peau n'attend pas, elle s'incruste sous tes ongles, griffe ta chair , offre-la à Gengis, il bouffera tes doigts en attendant le shérif du cosmos.

Humains , humains, il y a onze cités enflammées, et votre peau sent le napalm...
Les miettes ont disparues ?
Il reste ta soeur ?
Même pas, la chaleur de la forge a grillé l'hanneton.
Relookés, lucarnés, le doute s'installe sur ce glacis cosmopolite,
le reptile silencieux glisse sur les modules et d'un bond fabuleux décapsule les lems...
Azazel (texte et tableau : "la caverne secrète de l'ours").
22:15 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
25.02.2007
les dernières bottes
ce seront les dernières,
je ne prends pas le risque du dire,
je dis...
quand je ne pourrais plus les marcher,
quand elles prendront racines,
quand le bruit sera chute,
le poids sera plein.
alors la source vide
mesurera le temps
épuisant,
ses ailes de requins,
ses dents noires,
sa peau charbon...
non !
il y aura le cri,
les gestes intimes
et encore,
le long voyage
qui brûlera les pierres.
(Azazel)
22:45 Publié dans histoires vécues | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
21.02.2007
Crapaud de têtard ou têtard de grenouille et grenouille de têtard

Beauté,
Petits rubis sur l'ongle,
bijoux baveux,
A quand le bruit de la vie ?
Le soir,
Les petits enfants vont souffrir
sous leur pierre.
Le chat guette,
Derrière son rideau
et ses volets clos.
Crapaud -accoucheurs
votre univers de boue
détruira la déesse de miel,
et vous serez debouts
lorsque son regard
pétrifiera vos vies.
(photos et textes :azazel)
20:35 Publié dans dernière catégorie | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
18.02.2007
Juillet 1998, la France qui gagne

Le "je me souviens" a été emprunté à Kino Piotrevski sur son blog "je me souviens de Bruxelles", pour aller le voir passez par : Parfois au bout des routes, en lien chez moi. Merci à lui, qui ne connaît pas à l'avance cet emprunt.
"voir nos joueurs de toutes les couleurs chanter la marseillaise [...] c'est une formidable leçon donnée à ceux qui méprisent toute expression de sentiment national.
A ceux que l'on pourrait appeler
les pisse-froid de la nation française."
(Michèle tribalat. Libération, 10 juillet 1998)
"-Et ta soeur ?
-elle pisse bleu.
-Et bien quand elle pissera tricolore, tu crieras Vive la France !"
(Jean-Jacques Lebel, l'anti -procès , 1959)
Je me souviens...
D'une petite plage à la Faute-sur -Mer, côte atlantique,
je me souviens...
De notre plongée dans la petite ville balnéaire d'à côté, un soir de coupe du monde, nous voulions désespérément engloutir une "moule frite", un soir de coupe du monde, rappelez-vous (France-Brésil) ou (Brésil-France), je me souviens de retour à notre plage de cailloux, déserte avec un morceau de pain complet et un fromage de chèvre, le couteau suisse de mon fils, 9 ans, une bouteille d'eau et la plongée dans l'eau, seuls tous les trois...
je me souviens de l'actualité journalistique :
Exploit historique, triomphe du multiculturalisme, mélange et acceptation des différences, équipe victorieuse, dite métissée, colorée, tranquillement multi-ethnique, ou encore plurielle, cosmopolite, voire universelle, équipe ressemblant à la france d'aujourd'hui, modèle d'intégration républicain, laboratoire d'une france forte.
Je me souviens de :
"Quel meilleur exemple de notre unité et de notre diversité que cette magnifique équipe" :Lionel Jospin
Analyse largement partagée par Jacques Chirac, qui ne manqua pas de saluer cette équipe à la fois tricolore et multicolore qui donne une belle image de la france et de ce qu'elle a d'humanisme et de fort, parfait exemple d'une france qui gagne ensemble (intervention télévisée du 14 Juillet).
Le bruit et l'odeur ne le gênait plus...
Tous, responsables politiques et journalistes exaltent cette leçon d'intégration réussie.
Les "intellectuels" dans la course aussi : équipe bigarrée et gagnante, mosaïque multicolore.
L'éjaculation extatique qui suivit, (extase elle aussi historique) à en croire "Edgar Morin", fut également célébrée comme un exceptionnel et intense moment de fusion communautaire et plus particulièrement RACIALE.
Ballon rond , pierre philosophale de la réconciliation "ethnique".
Le stade fut présenté, derechef, comme une porte d'entrée dans la société française, ouverte pour tous ceux qui voudrait bien faire l'effort (sportif), si on peut dire ça , d'intégration. Le stade , maison pour tous.
Emotion unitaire , amour , communion sociale, fraternité , complicité , générosité et j'en passe....
La passion footballistique, l'amour de la FRANCE QUI GAGNE (of course), la fierté de se sentir français.
N'oublions pas toutefois, les écartés de la fête : "SDF", mendiant, etc... préventivement virés des centres villes et des grands axes menant aux stades, des prix prohibitifs, places réservées, encadrement militaro- policier, sélection sociale des spectateurs, tribunes "sécurisées" réservées aux partenaires officiels permirent de maintenir les supporters incontrôlables à bonne distance.
oui, je me souviens...
C'est ça l'amour de la france, démesuré, des supporters trop amoureux... émotion unitaire ?
tout devient soluble dans le football : xénophobie, racisme, sexisme, homophobie, je rigole...
Estampillage "Black Blanc Beurrisme" et racialisation d'une victoire :
L'association SOS racisme s'empresse de surfer sur la déferlante émotionnelle :
"Ce soir-là tous les français ont été scandalisé par l'expulsion d'un black", marcel desailly.
"ce soir- là, tous les français étaient désolés que la rencontre se disute sans blanc;"
"ce soir -là, tous les français ont rêvé d'embrasser un beur".

Je crois qu'utiliser quasi spontanément un registre coloré pour souligner l'imbrication d'identités multiples, d'origines (géographique) diverses, c'est recourir à des catégories, que tout en faisant mine de "recouvrir des réalités biologiques", de rendre compte d'évidences somatiques s'imposant d'elles -mêmes, qui alimentent, structurent et perpétuent une vision raciale de la société.
Si les valeurs , les émotions, les sentiments ont une histoire (voir Michel Pastoureau "les couleurs aussi ont une histoire"), la perception des couleurs de l'homme par l'homme prend son origine dans des catégories cognitives largement héritées de l'histoire de la colonisation.
Aliénation , dépréciation ,inéluctable dépendance de la couleur de peau noire pendant des années, auto-dépréciation chez le porteur de ce stigmate, et plus....., les agents coloniaux :
"Il faut que les gens de couleur croient que l'infériorité de leur condition est due essentiellement à la couleur de leur peau, vous devez tout mettre en oeuvre pour les en persuader"
rapporté par Philémon Mukendi "racisme négritude et dialogue interculturel".
"Un préjugé de couleur" aux effets discriminatoires structure les rapports de domination. (PeterFrost), "femmes claires , hommes foncés :les racines oubliées du préjugé de couleur.
les hommes sont (sur)-déterminés par leur carnation , leur chromacité. ils sont enfermés dans une aventure biologique , dans un commun destin biologique.
on oublie trop que la perception du corps , (de son propre corps comme celui d'autrui), n'est qu'une "illusion", que sa saisie, que notre manière de "l'en"-visager" est commandé par un regard formaté par des préjugés, guidé par des réflexes ou des tics idéologiques, socialement , culturellement politiquement, construit Je ne "vois finalement les autres que selon la manière dont les imaginaires sociaux me dictent de les appréhender. Je ne les décrypte, les investit, les dévisage que sous l'angle, le prisme déformant, de mon éducation. L'oeil est un attrappe -corps qui se leurre sur l'objectivité. La vérité de ce qu'il a la prétention de capter. Il ne fait que "dé"-figurer le corps qui lui est présenté.
chimère, chimère débarrassons-nous de cet oeil trop rapide de ces phantasmes et racontars racistes.
Revenons à la cérémonie d'ouverture du mondial.
Je me souviens....
Quatre colosses en polyester précédant le cortège, respectivement noir (le lippu Moussa, jaune (ho), orangé (pablo) et le blanc, le blond Roméo...
(caricature de la persistance d'une vision avant tout raciale de la répartition des êtres humains sur la planète avec ses quatres couleurs censés symboliser les peuples universels), même si c'est pour pointer une intégration jugée "réussie", ou pour caractériser un melting pot- festif, le recours à la métaphore coloriste propose et impose une grille de lecture et une idéologie raciale. cet effet de style racialise immédiatement et immanquablement la saisie de l'évènement.
Alain Peyrefitte : "notre bariolage racial", et avec fierté, monsieur.
D'autres : "harmonie multi-raciale".
Les journalistes du Figaro : "coloration multi-raciale ou encore ethnique des tricolores".
Le Times notera que la france a trouvé une "coalition de races et de couleurs".
Le Foot a-t'il construit un regard nouveau sur l'autre ?
black , blanc, beur, fermez les yeux ou ne regardez que les ombres portées.
S'arracher du bourbier, ne plus avaler la soupe, it's possible, ébrouons-nous de temps en temps...
bye.
(Azazel au fil de ses lectures de son vécu de sa vision de l'autre.)
16:05 Publié dans fiction de l'étranger | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
14.02.2007
voilage
Ta voix grelotte et me fait une caverne de sa nuit, elle est faite de pierres grossièrement taillées, je m'y accroche et tu trébuches. Elle hésite, comme la première fois où tu m'as déroulée comme un réglisse, recueillant mon bouton et ses alizés. Elle est comme un ruisseau asséché, elle chuchote par moments et s'incline dans les tournants. elle réapparait, rocailleuse et soucieuse au détour du chemin.
Elle qui se tenait au milieu du monde, elle qui captait la lumière sur les haubans et le velours fauve d'un oursin, elle qui divaguait , s'abandonnait, vibrait d'une force toujours fleuve n'est plus qu'une cosse noire, elle qui me rassurait, elle qui était verte et diffusait la lune, elle,elle elle...
Je m'y habituerai, l'apprivoiserai comme un cristal de roche fossilisé et réchauffé , je l'aimerai, et plus tard... Bientôt, elle me fera un manteau de laine.
azazel
18:40 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : écrits, vécu, texte, sensations, dits, non-dits, frémissement
08.02.2007
liste
C'est bien connu , les filles aiment faire des listes...
en voilà une de liste, passionnant non ? je rangerai après...
délit d'initié
profession de foi
principe juridique
principe de précaution
au sens strict du terme
cohésion sociale
transformation
modernisation
mondialisation
positionnement sur l'échiquier
partenariat économique
valeur traditionnelle
évolution positive
accessibilité au plein emploi
équité
contrat social
prévention
médiatisation
développement durable
modèle économique
libéralisme à visage humain
ancrage pour l'avenir
client
concertation
climat de confiance
contact
service en adéquation
nouvelles perspectives
délocalisation
entreprise publique
partenariat
rénovation
outil informatique
activité rémunératrice
accessible à l'ensemble
formidable signe d'espoir
insertion
personne en difficulté
bousculer les habitudes
en conformité avec la réglementation
poste à responsabilité
projets adéquats
facteur de réussite
implication essentielle
fiabilité
compétence
vraie valeur d'exemple
acteurs de l'entreprise
accessibilité
chartre du dialogue territorial
actions pédagogiques
sensibiliser le plus grand nombre
ressources humaines
implantation
plateforme industrielle
facteur économique
aspect environnemental
en fonction des engagements qui ont été pris
mener à bien le dispositif
baisse de la consommation
hausse de la consommation
à l'échelle européenne
organisme génétiquement modifié
aide à la réinsertion
garant des institutions
débat de fond
état de droit
stock option
cac 40
protection sociale
économie sociale et libérale
véritable alternative économique
dictat des multinationales
moratoire
urgence sociale
au centre de nos propositions
redonner le pouvoir de contrôle aux citoyens
construction de l'europe
concurrence économique
il y a urgence au niveau national
rassemblement
dynamique collective
dynamiter les idées reçues
choix de société
logique libérale
démocratie participative
outil pour organiser la démocratie
enjeu économique
alternative économique
économie de marché
l'ère de la mondialisation
les nouvelles directives
transparence
Azazel (maintenant je peux faire mes courses.....)
21:45 Publié dans Shopping | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : liste courses, shopping, y'a bon le yaourt, défouloir du couloir
05.02.2007
brouillard
Plaiethore :( j'ai pris de toi "une épluchure de poumon", mon texte ne pouvait s'en passer, merci)
Fil te craque,
rameau tremble,
profonde souche, écaillée,
filtre sans filet,
et
se découd le voyage.
Tapisserie détramée,
un vaisseau-space s'est posé
sur ses mots barbelés.
Et soudain,
il ressemble à sa mort,
il s'accroche à ses racines,
mais l'engrenage lui emboîte le pas,
platras, gravats, crachats,
contours dentelés,
faut-il tirer un trait sur la mort ?
Je sais, je sais...
de l'herbe sous les ruines,
des anneaux sombres sous tes voûtes,
calamine et pieux pourris,
passoire dérisoire.
Je sais , je sais...
des caresses, des phrases toutes faites,
des gestes et nos oublis,
nous regardons tomber les bruits,
les mots se vident et l'eau est grise.
Je sais, je sais....
t'as de la sciure dans les poumons,
tes ombres décolorées,
ta voix sans avenir.
Je sais , je sais....
tes chemins suspendus,
tes claquements de portes,
tes sucs , tes fibres, tes os revêtus,
je ne crie pas,
mais je hais les créatures serviles
qui s'accrochent à ta poitrine.
Je m'éprendrai de tes racines,
je m'étendrai contre ta mort,
je répandrai l'eau des fontaines,
je libèrerai tes pliures,
je flotterai sur tes usures.
Je collerai mon visage à tes parois,
j'hadèrerai à ton parfum d'épices,
je lècherai tes "épluchures de poumons".
Je cracherai mes yeux jusqu'à ta bouche,
je renaîtrai, je vomirai,
mes doigts agripperont ta gorge,
devant l'herbe folle,
mon bras s'enfoncera dans ta gelée inquiète,
jusqu'au fond monstrueux
et, j'arracherai le filtre,
l'étranglerai dans mes doigts-serres,
le crime au fond de moi
ton sang étrange ,
la boule rouge,
comme un lapin qui saigne.
Azazel (peinture encre et texte).
20:15 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
21.01.2007
regard

16:45 Publié dans histoires vécues | Lien permanent | Commentaires (47) | Envoyer cette note | Tags : vécu, écrit sur le vif, impressions, magie d'instants, rêves sans sommeil
15.01.2007
je suis chaos
Le chaos a un goût d'énigme,
le temps lorgne l'abîme,
l'air se vide, pile,
pleut, boit l'invisible.
Et sans mentir, l'horizon drague l'ombre.
Un soir, plus grand qu'un miroir,
ma bouche a soufflé une ronde de soif,
la spirale ou dort la passion me coiffe
d'une méduse souterraine,
blême.
Le harpon à la main,
je l'éreinte en vain,
le chaos revient,
le chien louvoie, malin !
L'énigme se cache.
where is the H ?
cravache !
toi l'étranger !
where is the key !
Laisse-moi voir
l'invisible d'un soir
au songe rasoir.
Slach !
des lignes de fuites,
poursuites,
la révolte gronde et couvre les ondes,
le soleil fond,
l'anicroche roucoule,
magique!
Départ de plumes vers Antioche...
Fatiguée des coups d'épingles
des relents sur le zinc
du filet qui retient la nuit
elle découvre son visage humide....
laisse-moi voir
le pendu blafard,
la main du noyé ,
le vagabond aux yeux fermés,
s'il-te plaît,
please,
regarde je suis déployée !
Le couteau fuit
deux aiguilles au bord du vide
piquent.
Elle tourbillonne
en valse lente
l'air vacille
l'oeil du cyclone la vrille
une giclée de larmes hantent
l'alvéole
sous l'horloge.
L'instant n'est jamais totalement silencieux,
la tombée du jour a choisi
elle sera son vampire.
(texte et photo Azazel)
19:00 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
12.01.2007
ce soir les souris sont bleues (3)
dans le creux de mon lit
tu pourrais y trouver
un litchi cochise,
tu craquerais l'écorce
rose brune et mûre
tu lapperais la frise,
ta langue de groseille
chatouillerait ce fruit,
il n'est pas défendu.
Songe à la pulpe tendre et ronde,
songe à la crème fugueuse
à l'odeur du croissant qui gonfle
à la prune juteuse
à la sève chaude
au léger bruit mouillé
libéré,
du bout des lèvres humides.
Songe et engloutis
mon petit oeil de chat,
dans ta langue cendrier.
mon litchi crierait
le noyau aspiré,
parfum d'épice
sur les draps froissés.
dans le creux de mon cri,
il pourrait s'y trouver,
le paradis,
ou,
une armée de souris,
nichée dans les replis,
et ce soir, ce soir là seulement , les souris seraient bleues...
Azazel
12:05 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
09.01.2007
désir cannibale (fiction de l'étranger 4)

Au jeu du désir cannibale les grands gagnants n'y survivront pas. sublimation des essences corporelles, j'ai lu "le parfum", de Suskind, transcendance d'un luxe poétique enivrant et, dans "soudain l'été dernier de Tennesse William : Grenouille et le cousin Sébastien sont mort littéralement dévorés par le désir qu'ils avaient suscité.
la dévoration est interdite.
Depuis que le cannibalisme est tabou on ne doit plus dévorer l'autre.
Baisse-les yeux ! ne regarde pas les gens comme ça dans la rue ! Sauf les idoles, les dieux, sur leurs croix, leur autel, leur piédestal, leur scène, leur affiche, leur écran, leur cimaise .
Livrés à leur dévoration d'adoration, la "dévotion", seul cannibalisme acceptable socialement.
ceci est mon corps
Alors on triche .
On bidouille avec l'interdit, on magouille avec le tabou, on deale avec sa faim, on gère son manque....
On picore à la dérobée un peu de l'image des passants dans les rues, on grignote élégamment le portrait de son voisin dans les lieux publics, on chipote la tête de nos proches ; les plus hardis volent à l'étalage.
Lok, glance, peep, stare, gaze, leer, watch,
Exercice épuisant , jamais satisfaisant condamnés à toujours manger sans être jamais vus. et pourtant qui se plaint d'être ainsi désiré ? l'énergie absorbée par les yeux n'a jamais détérioré l'image de personne ; et plus tu seras mangé plus tu seras beau.
heureusement avec le tabou,on inventa l'icône.
tu ne mangeras pas l'image de ton prochain.
dis moi qui tu manges ,je te dirai qui tu es.
Moi quand Piou Piou sera mort , s'il meurt avant moi , je mangerai bien un bout de sa cervelle en tartine, comme mes ancêtres , je suis sûre que ça m'aiderait ! Les deux serviteurs du docteur Livingstone on du penser ça quand ils ont religieusement dégusté ses entrailles , Questions de fidélité aux disparus..
La grande bouffe, s'arracher à la tentation anthropophagique, chemin âpre et tortueux, pas toujours pavé de bonnes intentions.
rescapés à la dérive, repaire des meilleurs morceaux chez l'autre, délire , sait-on jamais...
toujours cannibalisme.
Pourtant l'histoire avait bien commencé, nos lointains ancêtres nomades qui répugnaient à tuer leurs ennemis, ne répugnaient pas à manger leurs amis, règles bien sûr, on ne mangeait pas n'importe qui, n'importe quand et n'importe comment ! au joli temps de l'endo -cannibalisme, les rites socio-funéraires étaient rigoureusement observés et quelle sophistication dans les pratiques culinaires :
coeur pour les hommes , cervelle pour les enfants, un peu de phallus pour ces dames, ce qui permettait à chacun de préserver le meilleur du cher disparu dans son devoir de mémoire.
Contre l'oubli d'abord,
double défi à la mort l'autre étant incorporé et inscrit à jamais dans le corps de ses compagnons,
contre la putréfaction, purification d'une minéralisation immédiate.
inceste alimentaire, aujourd'hui on ne mange plus que les père-noël en chocolat.
Cannibalisme encore
oh, les fiers caribis baptisés judicieusement par Christophe Colomb (canibales), caribal, carne, de vrais purs exo-cannibales ceux-là , pas de quartier, redoutables guerriers, ils mangeaient chaque jour un prisonnier de guerre ce qui résolvait à la fois les problèmes de logement et de ravitaillement. L'ennemi ingurgité remplaçait l'ami perdu au champ de bataille, on s'appropriait sa force et sa bravoure, et l'homme était rôti comme une bête sauvage et non bouilli comme un défunt chéri.
damnation.
Aujourd'hui le grand frisson des profondeurs traverse encore le cinéma ( soleil vert, j'irai comme un cheval fou)
le grand frisson dans les chemins de la publicité, partout...
il flotte aussi dans les commissariats : L'autre , l'étranger, le barbare , le sauvageon, la racaille gardés à vue , "cuisinés" .
Fumet douteux des vampires en costard, dealer proxénètes, odeur boucanée de quelques "ripous" bien arrosés.
complices aux "parfum".
et le cannibalisme dansles rapports amoureux ?
L'odeur de la chair réveille le chasseur : petites cailles , jolies poulettes et oies blanches risquent fort de passer à la casserole surtout si elles sont potelées et rougissantes pourvues de miches dorées et autres parties tendres.
A moins que ce ne soit une tigresse et qu'elle lui dévore le coeur à l'homme ou alors !
c'est un boudin, mais bon, j'ai que ça à me mettre sous la dent.
Les hommes préfèrent'ils l'amour dans la cuisine ? et les femmes manger au lit ?
20:55 Publié dans fiction de l'étranger | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
07.01.2007
insectattitude
en attendant la livraison de fiction de l'étranger 4, petite pause animalière, histoire de reposer mon esprit de la vie dans le grand hall center des horreurs, sinon je deviens glaireuse et baveuse, mon coeur refoule et campe au bord du précipice....
Petite histoire insectoïque toute douce, rousse et pas louche, vraie and réelle-attitude...
Les chrysides sont de petites guêpes de 4 à 10 mm de long, dont les différentes espèces parasitent les nids de guêpes et d'abeilles solitaires.
La guêpe dorée est un magnifique spécimen de chryside, sa parure flamboyante aux reflets métalliques n'a d'égale que son opiniâtreté à coloniser le nid d'une autre guêpe.

Pendant qu'une pauvre et laborieuse guêpe solitaire appelée "odynère" sue sang et eau pour construire son nid constitué de galeries d'argile humecté, pendant qu'elle parcoure des kilomètres pour approvisionner son nid de larves de charançons des luzernes, qui seront l'unique nourriture de l'unique oeuf qu'elle va y déposer, la chryside elle, veille, elle épie, cachée dans un coin, elle observe assidûment toutes les étapes de la construction du nid.

Dès que l'odynère s'envole pour un de ses incessants voyages d'approvisionnement, la chryside se penche au bord de l'édifice et scrute l'intérieur du regard et de ses antennes, quand elle est sûre d'elle, il lui arrive parfois de rentrer à l'intérieur du nid pour mieux évaluer l'avancement des travaux.

Cette adorable petite guêpe dorée a le corps blindé, lorsqu'une odynère la surprend et s'acharne sur elle pour la pincer des ses mandibules ou la piquer de son aiguillon, la chryside ne se défend plus et se met en boule les pattes rentrées, ne laissant aucune partie vulnérable à nu.
Son seul but : Pondre discrètement un oeuf dans le nid de l'odynère.
Les travaux finis, l'odymère pond un seul oeuf suspendu par un fil arrimé au plafond de la loge. Les charançons sont stoqués vivants mais paralysés, ainsi la nourriture reste fraîche.
Quelques jours plus tard l'oeuf de l'odynère éclot, il en sort une mignonne petite larve qui dévore avidement les réserves de charançons vivants, une fois le tout avalé goûlument la larve tisse un cocon et se transforme en nymphe, se maintenant ainsi jusqu'au printemps, elle s'extraie alors et sort de la galerie.
Mais attention si la chryside a réussi à déposer son oeuf dans le nid, lorsqu'il deviendra lui-même larve toute mignonne, celle-ci dévorera l'oeuf ou la larve de l'odynère et se nourrira des provisions.
fascinant, non ? moi j'adore...
Qui est la plus cruelle ? L'odynère qui capture et paralyse ses pauvres charançons pour qu'ils soient dévorés vivants ? Ou la chryside qui observe tout et attend patiemment le moment ou elle pourra déposer son oeuf ?
et si je disais, ce concept de la cruauté n'existe pas dans le monde des insectes, c'est la vie et la survie avant tout, se reproduire, là est la question et la réponse.
La cruauté est un concept humain et ne s'applique qu'aux humains.
Azazel
(photos : horizon nature)
15:03 Publié dans vulgarisations scientifiques | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
04.01.2007
Le cabanon des fous (fiction de l'étranger 3 )

L'homme au nez busqué,
le rat musqué
l'étranger capturé, mesuré, racialisé,
ses lèvres ourlées ?
recousues , atrophiés,
pour la science,
expérience et,
funeste torture.
badgés, calculés, calcinés , écrasés , découpés, disséqués, sédimentés, exterminés...
Bonnes consciences au regards détournés,
le matin est jaune, rétractez vos yeux et,
avalez la rançon de vos clichés, de vos fantasmes démesurés !
Gouttez -donc cher monsieur!
pâmez-vous devant ce fumet gentes dames !
pour ce délicieux sang caillé, durci comme ue croûte de blessures, craquelé,
ce sang votre "race" crique et croque sous vos dents et noirci vos gencives.
"morlife tes freques", "putain de sa race",
le maudit nègre
pèse sur vous.
Le cabanon des fous vous accueillera après le repas.
une petite étoile jaune sera gracieusement offerte
en cadeau de bienvenue...
Azazel
20:45 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
02.01.2007
fictions de l'étranger (2)
Pour être douloureusement efficaces, les idéologies de la discrimination et du rejet (racisme , antisémitisme, sexisme, etnodifférencialisme) ont besoin d'inventer, de forger, et de désigner un corps "étranger" à mépriser, exécrer, écarter ou abattre. Il s'agit de rendre l'autre visible afin de déclencher des réflexes identitaires de méfiance, de vigilance, de susciter des aversions et, d'entretenir des peurs collectives.
Ainsi les dépréciations, les haines et les ressentiments se focalisent et s''hystérisent sur une figure biologique, un "détail " corporel indiquant le mauvais objet ou encore le mal absolu.
morphologies menaçantes, patibulaires, "fictions de corps" totalement construites, fruits d'élucubrations puantes qui dotent l'"alien" d'une apparence répulsive, tordue vers la négativité et génerant l'effroi ou l'hilarité.
fiction :
différences figées dans un destin anatomique, idées reçues attribuées à "l'ordre naturel".
vous tous : ,Etrangers , ennemis : même enseigne corporelle, frappés du même sceau, stigmate diabolique, même étoile....
(voir cancrelat cancre relate le 14 12 06 dans écrits d'humeurs.) (azazel)
16:10 Publié dans écrits d'humeur | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
30.12.2006
à force de dormir....
Voilà pour Ulysse, à force de dormir , on trouve...

10:40 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.12.2006
j'me fais plaisir

Cadeaux, beaux cadeaux....
"Une panthère noire hippie clouée au comptoir se tortille. Survenue il ya six mois du Sénégal, elle rallume la savane soucieuse. Les clients rappliquent et la croisent et n'en croient pas leurs yeux. il y a ceux qui osent un coup d'oeil clandestin et les autres pour qui les torticolis guettent. Elle savoure, la panthère noire, ses interminables jambes montées sur pilotis. Elle ronronne derrière les verres fumés de ses lunettes rouges et insondables. Lèvres clignotantes sous langue de rosée, ses ongles rouges griffent le bois rouge du comptoir rouge. Elle parle rouge, elle rit rouge, la peinture se fissure, ses talons alpestres piétinent ma peau rosissante. Elle drague à mort la mine épanouie du patron."
extrait du livre de Pierre Duys : "Les dauphins ivres"
"Les principes ne valent que pour l'esprit qui pense, et quand il pense ; mais hors de l'esprit qui pense, un principe se réduit à rien.
On ne pense pas le feu, l'eau, la terre, le ciel, on les reconnaît et on les nomme, puisqu'ils sont ; et sous l'eau, le feu, la terre ou le ciel, sous le mercure, le souffre et le sel, il y a des matières encore plus subtiles que l'esprit ne peut pas nommer, puisqu'il n'a pas appris à les connaître, mais que quelque chose de plus subtil que l'esprit, de beaucoup plus profond que tout ce qui est dans nos têtes, pressent, et pourra reconnaître lorsqu'il aura appris à les nommer. Car si les principes valent pour l'esprit, les choses valent pour les choses, il n'y a pas d'arrêt dans la subtilité des choses, pas plus qu'il n'y a d'obstacles à la subtilité de l'esprit."
extrait du livre d'Antonin Artaud : "Héliogabale ou l'anarchiste couronné"
Deux livres,
deux atmosphères,
deux sphères,
deux plaisirs des mots,
deux textes.
Des idées brassés,
des images calcinées,
des flashs backés,
des colères noires,
tranchées rouge,
sang sur l'espoir....
(Azazel)
07:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : poésie, littérature, les dauphins ivres, pierre duys, artaud, idées
28.12.2006
cou tordu
La limace se prélasse
Je l’ai trouvée dans ma cuisine. Quel drôle d’endroit pour une limace ; étrange planète pour cette créature. Elle cherche à sortir, certainement. Je la titille un peu pour le plaisir de la voir se tortiller ; c’est gluant. Elle colimaçonne autour de mon doigt, se crispe et finalement sort ses antennes : à droite, à gauche, rien. Elle glisse sur ma main ; Beurk ! Drôle de sensation ! Je la pose sur un set de table : la couperais-je en morceau ? Comme quand j’étais petite ? Passerais-je les morceaux dans une boîte en fer passoire, trouée avec un clou par les soins de mon frère ? Et admirerais-je avec délices l’espèce de vomi qui en dégoulinera ?
Voilà, la limace, allez ouste ! dehors, maintenant, avec les salades ! Si tu en trouves...
A moi maintenant de faire la limace, de colimacer et me prélasser.
(photos texte, azazel)
10:45 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
27.12.2006
mal de crâne
J'aime choisir, sentir, toucher caresser des yeux, découvrir et apprivoiser le texte, c'est comme pour toute chose , je veux pouvoir choisir un livre sans qu'on me l'assène sur le crâne .
starisation et matraquage publicitaire me font fuir....
consommez ! consommons ! les stars du livres devenues rentables comme des footballeurs professionnels.
non la culture livresque ou autre ne sera jamais pour moi une marchandise jetable.....
azazel
19:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
25.12.2006
réfléchissons....
réflexion file au zoo folle...
loup phoque rit nulle et rognons de mous thons !
J'me marre.
101, 102, 103........
22:22 Publié dans dernière catégorie | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
17.12.2006
j'avais oublié
J'avais oublié
cette pépite de sang
rosée et mouillée
forme petit coeur
sur le creux de mon slip.
J'avais oublié
le glacis des secrets
et l'ombre suspecte
penétrant sous ma honte,
elle grignotait mon trouble
ravageant mon hymen.
J'avais oublié
le, je n'aimerai plus
je serai l'angle mort
humiliée et farouche
solitaire sur ma couche.
J'avais oublié
l'aube qui respire
la pierre dans l'eau
percée neige et bleu-nuit
bakélite et ennui.
J'avais oublié
l'amour et ses banderilles
l'estocade et les fleurs
couchée sous l'amandier
la vie dégenouillée.
Est-ce moi qui parle ?
Sous le ruisselant orage
cerf-volant de mes yeux
larmes miel d'acacia
engluées sous le la.
Est-ce moi qui crie ?
A l'abri de mes murs
taguée demi-sommeil
derrière ma porte de chair
araignée maraîchère.
Pourtant tu es venu
décrypter mon message
rassemblant les morceaux
oranges sous la lune
blues cric crac la prune.
Oh oui ! tu es venu
mon mépris et ma haine
mes non-dits ombrageux
mes sculptures éphémères
et mes violons rebelles
ont quittés mes prunelles.
Tu as vu !
ma bouche rouge !
elle giboule de pourpre
et ourle ta joue acajou
dans un baiser caribou.
Maintenant je suis nue
t'as craqué la charnière
couchée dans ta tanière
tu m'offres ton charnier
le sourire carnassier.
J'ai suivi ton chemin
oui, je creuse pour demain
devenue ta louve
agrippée à ta douve
je suis toujours nue.
Azazel
18:05 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
14.12.2006
fiction de l'étranger (1) :cancrelat cancre relate
"d'ici ce soir de grandes chasses aux tchiches vont être organisés [...]
Notre unique objectif est l'extermination des têtes pointues,
où qu'elles se cachent!"
(Bertold Bretch, Têtes rondes et têtes pointues, 1938)
liste détaillée de supposés indices corporels, permettant de "reconnaître l'ordre et d'abattre l'ennemi commun"
(Rwanda) n'aie pas peur de savoir.
Plusieurs moyens sont à votre disposition.
Le cancrelat a des incisives écartées.
Le cancrelat a le talon étroit.
Le Cancrelat a huit paires de côtes.
La femme cancrelat a des vergetures sur les cuisses près des fesses.
Le cancrelat a le nez fin.
Le cancrelat a le cheveu moins crépu.
Le crâne du cancrelat est long derrière, et son front est incliné.
Le cancrelat est grand et il y a de la morgue dans son regard.
Le cancrelat à une pomme d'adam prononcée.
moi aussi j'ai les incisives, le talon, les côtes, les vergetures, le nez fin, le cheveu moins crépu, le crâne , le front comme vous pouvez le voir, je suis grande et j'ai de la "morve" dans le regard, mais comme je suis une cancrelate ma pomme d'adam est moins prononcée... est-ce pour cela que j'ai envie de cracher sur vos immondices ?
GENOCIDE : (Azazel)
21:15 Publié dans écrits d'humeur | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
10.12.2006
Ce soir les souris sont bleues (2)
Elle épiait depuis longtemps ses mains vigoureuses,
Elle tremblait alanguie, et frissonnait ployée,
Ses deux lèvres offertes à ses morsures fougueuses.
Il la prit, sans un mot, croquant son doux secret,
Léchant sa plaie flamme de sa langue audacieuse.
ses doigts glissaient, chauds, sur le crépuscule rose,
son jupon froissé sous cette étreinte fauve,
Elle dit : Mon ventre crie comme un chaton qui ose,
je m'énivre, me nourrit de ton bouquet de prose,
j'aime l'odeur malicieuse de ton étrange alose,
Damne-moi, "croque en diable" ! ce soir les souris sont bleues.
Azazel (texte et peinture : copie +interprétation de "la dame à l'hermine de Léonard De Vinci", huile et pigments en couches fines.
17:35 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note
05.12.2006
soupe
J'veux manger une soupe "poulet champignon" !
la délicieuse, la seule,
servie avec gentillesse,
par un homme,
un seul.

Azazel
18:15 Publié dans j'veux , j'veux pas | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
03.12.2006
L'étrangleur de Décembre
![]()
Il arriva près de la porte un 3 décembre, personne ne se méfia un 3 décembre.
Tous les cerveaux sont pompés par les hydres et gorgones de la monstrosphère "consommation frénétique", accompagnées des dégoulinantes décorations et sirupesques musiques qui avalent nos yeux et nos oreilles.
Il frappa à cette porte, un homme dans la maison au décorum "jardilandnoel.com",
l'homme ouvrit la porte aux étoiles blanches pochées.
-Oh !
Un sourire dysney éclaira son visage, il ne savait pas qu'il allait souffrir.... et mourir.
L'autre entra dans l'antre du bonheur.
Porte refermée, l'autre se jeta sur l'homme au sourire béat.
Tuer , tuer , à mains nues : pouvoir force et jouissance psychopathique.
La mort fut atroce, asphyxie, mort lente, car le plaisir doit être long pour ce tueur écarlate, ça prend du temps c'est même très long, l'étranglement à mains nues.
L'homme se débat, l'agresseur lâche prise, inévitable sous les sursauts de cette vie qui veut gagner, il a du mal à appuyer ses doigts sur cette gorge déjà endolorie, crampes dans les mains, relâcher l'étreinte mortelle un instant, petite jouissance, l'air se fraye un passage sifflant et douloureux dans ce corps encore vif, musique divine, l'agonie se prolonge....
1ère phase de l'étranglement :
L'homme pourpre observe les gouttelettes de sueur intense sur le visage , il savoure les vertiges de sa victime, une minute seulement...
2ème phase de l'étranglement :
Les deux minutes suivantes, celles qu'ils préfèrent, il resserre les doigts autour du cou, de violentes convulsions agitent le corps, de petites tâches rouges explosent dans les yeux, étoiles et feu d'artifice de sang.
Troisième phase :
Longue l'agonie, de cinq minutes à quinze minutes, délectable, le presque mort vomit, urine, une émission de sperme et de fèces énivre l'ogre rouge, l'arrêt respiratoire est proche, très proche , c'est fini.
Le coeur bat encore pendant de longs instants de plus en plus étouffants, sans la mondre goulée d'air frais, poitrine inerte et coeur palpitant, panique coronarienne, plus de pompe, plus de charbon , vide...
terminé.
Le père-noël se relève et pousse un soupir d'aise, il remonte sur les toits, le père noël est assassin.
Azazel
18:45 Publié dans écrits macabres | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
27.11.2006
Avec jubilation et rage, écrivooons.
fff
Show-biz ! Stop.
Que la fission
soit lumineuse.
Banderillas ! décoche !
Troue l'écorce !
sève unique, gicle !
slamme les tribus,
toutes pertétuent,
la danse des peuples.
Fauve lamento ciselé,
mélopée blues-ante,
décès, naissances, monde hanté,
soyez la saga du pélerin troubaire.
Frangin intransigeant,
bouillonne and rock-brouillonne,
dans le chaudron de l'éducatiooon...
Roulotte ou chaumière,
ombre ou lumière,
Frangin
désintégriste,
entretient l'âtre insolent,
le feu sacré
de tous les peuples Z'ibères.
Rock, blues , jazz, mélangeons.
cratère !
avec jubilation et rage, écrivons.
texte et photo (Azazel)
17:15 Publié dans écrits d'humeur | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note



(Azazel's peinture)