26.02.2008
Arrêt
pour des raisons indépendantes de ma volonté, je ne peux plus écrire sur ce site, pour un long temps.
merci à tous.
11.02.2008
pulque , mescal y tequila
http://www.youtube.com/v/yl21b1X4tcw&rel=1
tombé d'un DC 10 fantôme,
sur un aéroport désert,
j'ai confié mon âme à un gnôme,
qui jonglait sous un revolver,
puis j'ai pris la première tangente,
qui conduit vers les cantinas,
où la musique se fait bandante,
pour la piéta dolorosa.
Pulque mescal y tequila,
cuba libre y cerveza,
ce soir je serai borracho,
hombre ! que viva Mejico, borracho !
como no ?
Dans le bus pour cuernavaca,
j'révise ma tendresse des volcans,
Hôtel-Casino d'la Selva,
le soleil se perd au ponant,
et je picole en compagnie,
d'un spectre imbibé de strychnine,
welcome senior Malcolm Lowry,
sous la lune caustique et sanguine,
jour des morts à Oaxaca,
près de la tombe numéro 7,
je promène ma cavalera,
en procession jusqu'au toilettes,
et dans la douceur des latrines,
loin des clameurs de la calle,
je respire l'odeur alcaline,
des relents d'amour périmé,
"no se puede vivir sin amor" hombre,
"no se puede vivir sin amor",
chinga de su madre,
otro cuba libre, borracho ? Como no ?
De retour à tenochtitlan,
au parc de chapultetec,
les singes me balancent des bananes,
sur des slogans de fièvre aztèque,
et dans ma tristesse animale,
d'indien qu'on soûle et qu'on oublie,
je m'écroule dans le terminal,
des bus à Mexico-city.
Pulque mescal y tequila,
cuba libre y cerveza,
ce soir je suis "el borracho",
un perdido de Mejico.
H B Thiéfaine
21:36 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
04.02.2008
départ vers néant vertical









L'amiral galactique, le magicien rieur, Quentin, est mort le 28 Janvier 2008.
C'est injuste Calimero,
C'est dégueu,
C'est con, je peux même pas te rejoindre dans le rien, je peux plus te parler, je t'en veux,
Merde.



je t'aime d'un seul coup de filet,
je t'aime, pendue et dérangée,
je t'aime dans le cidre et le sang,
je t'aime, ma nuque sur ton néant.
Azazel
16:04 Publié dans dernière catégorie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
les corbeaux
les corbeaux s'étaient rassemblés en un grand épouvantail noir aux ailes étendues, sa chemise crépusculaire laissait passer le soleil à travers les plumages déployés, quelques oiseaux voletaient autour, des rayons obliques crachaient sur la pierraille, pas de terre ici, du moins très peu, innombrables et bavards ils avançaient vers la ville.
les réverbères tremblaient, ils craignaient de ne plus signer la nuit, des spirales d'ombres glaçaient le soleil et la sueur décollait les envies, des glaçons-suie traçaient les maux mortels et imprononçables, par tous les chemins les barbares s'enfuyaient, barbares, pauvres hères s'évadant vers un terrible naufrage, un grand noir d'orage, des nuits blanches, traînantes...
Le grand ballet nocturne les pistait, c'était comme un grand soir, mais un soir d'envers et contre rien.....
extrait (Azazel)
16:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
30.12.2007
de l'art et du cochon
TOPOR
Vous autres, vous avez vos marécages ! vous vous reposez, le soir. Le dimanche, vous parcourez vos flaques. La boue, quelle douceur ! Nuque renversée, et le ciel, aveuglant. Non, vous n'êtes pas tous les jours à toutes les minutes en train de perdre l'équilibre. Dans vos existences de Mâchefer, il y a des pauses. Il y a des chemins de traverse, des étangs avec des nénuphars et de grosses bulles de méthane qui crèvent doucement.
Enfin, vous avez le droit de mourir anesthésiés.
Ici, même les amandes sont à vif. Bien sûr, nous sommes allés jusqu'au bout du monde. C'était le temps heureux des flâneries. Et puis, nous sommes sortis des limites. Plus de balancier. La corde vibre à se rompre. Y-a t'il seulement une corde ?
Voilà, j'ai récupéré mon ordinateur, j'avais des chenilles à la place des yeux, pas à cause de l'ordinateur,oh non !
Je viens de naître à tes heures comptées, et,et,et, j'ai peur, Janvier s'empreinte mal dans ton écorce, des pilleurs profonds s'enfoncent en toi comme dans des fruits trop mûrs, le pot de chambre est bleu..., Je m'en rappellerai à travers mes dépaysements futurs.
T'aimer, t'aimer ainsi, parfois j'aimerai être ton jeune frère, te voir, te toucher autrement, équilibre, la nuit serait rouge et tu ne pourrais pas mourir.
La nouvelle année sera verticale et aussi loin que descendra la lune le plaisir sera sans amertume.
(Prophétie pour vous chers) Azazel.
12:51 Publié dans écrits partis | Lien permanent | Commentaires (30) | Envoyer cette note
14.12.2007
dors la suite et, un petit bout de fin.
Plume de corbeau sous ses yeux refermés, seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore, et pourtant, une mue douloureuse a crevassé ses mains, dans ses paumes grillagées , des phalènes détraquées délabrent le chemin, sa tête empoissonne ses armures filets blancs ; son vaisseau ! une barque aux rames décalées. aujourd'hui l'ombre de la terre ancre des paquerettes, majestueuses sous ses cils dessillés ; réveil, son sourire lavande taloche mon regard, je me déplie, il respire plutôt bien aujourd'hui, la ridelle aux creux de ses sourcils me sourit, je chante des alouettes d'instantané et arrête les abris du temps.
L' amiral s'habilla de gris, l'air songeur, nuance : gris clair, pour retrouver les murs blancs de l'hospital, je l'aidais, m'embrouillais, la petite truelle ne colmatait pas mon chagrin, pas de compassion, mais un baiser sur sa nuque de lait ; l'ambulance scintillante, métalique sur les flancs, ça jette, les voisins sont matinaux, une tache rouge derrière leur fenêtre, froissement de papier journal pour cacher leur curiosité, ils ont déjà vu la nudité du crâne, les ruines et la tasse d'eau claire.
je me donne du courage , je fredonne ,je serai capable d'avaler un sabre pour que le roi des dragons reprenne ses ailes et tranche la corde d'un coup de dent rageur, mais le python est là, rampant dans les flots boueux de son corps trop faible ; amiral, amiral, ton sourire est inexact.
Néons, couloirs, ascenceurs, blouse, gants, charlotte, masque.
mes yeux seuls ?
même pas.
Sac, bague, montre se défond en choses vagues, le brouillard éclipse l'émail de mes mots, mon "ça va mieux" sonne idiot, l'espace -temps cueille mes paroles dans une cuillière lavandière, je t'ai apporté un livre pour plus tard ! c'est interdit, trop de microbes ? tes globules s'en sont allés vers l'ombre, il ne te reste que tes planètes rouges aux extrémités enflammées.
Contre toute attente, tu y crois, dans 10 jours tu seras sorti , foi d'Amiral Galactique, une couleuvre se dresse dans tes yeux safrans :
-Oui , ma mouette, dans dix jours.
ton visage suinte cette vérité.
j'ai si honte de savoir tes bêtes souterraines, tu me souris bateau ivre, de ton mieux tu chasses la poussière, essoufflement lilas frêle.
Ton "amour" flotte autour de mes yeux, seuls visibles pour toi, silence chat sauvage, éclair naufrage, je chavire, on me pendra un soir près du navire brisé.
-"Je me suis rêvé mort, je me suis suicidé en imagination, détachement absolu, maintenant je peux vivre et aimer cette vraie vie, cette vraie mort ; amour, aimer, bonheur, je te sais, ma mouette, et amour n'est que le mot qui ne dit rien, je te sais dans le goût de ma vie qui m'enlève à la nuit"....
Sa voix s'arrête , épousée par le soir
Que sais-je au fond ? Ton cerveau, tes poumons, ton foie, tes reins, l'horrible chose comprimant ton coeur, pas de quoi faire une maladie, plusieurs peut-être....
Bureau, clair-obscur, Space-mirador sur un fauteuil perché me reçoit : "non madame, trois semaines à trois mois, c'est tout, peut-t'on vous téléphoner la nuit ? Non madame, pas de sortie possible, il faudrait une équipe médicale complète pour le suivre, branchement, lit médicalisé....
Madame insiste,il ne souffre pas, vous me l'avez enlevé à la suite d'un énième examen, sans prévenir, je n'ai pas d'au revoir sur notre barque aux liserés impudiques.
"IL ET JE VEUX VOULONS FINIR D ETRE DANS NOTRE VAISSEAU."
Il me l'a dit : 10 jours ici, pas un de plus.
alor, alors je crois en son sourire de gisant.....
10 jours , ombre sur ombre, comme marcher sur des épines, ton absence ressemble à ta présence, infranchissable, ton corps et ta voix gicle sur moi comme de l'eau de mer, je t'efface dans l'escalier, tu dévastes la salle de bain, pourtant immensément vide, je m'apaise, tu lances une ondée éblouissante dans la chambre, cette fausse étreinte m'éreinte, je suis affamée de toi,fatiguée, je m'insurge contre cette fausse présence friable qui m'ensable sans repère et sans repos.
10 jours, ton retour sent la tomate confite, les chats pourlèchent le contour des assiettes, mes vêtements me frôlent comme des jonquilles pressés, je lance la nuit, elle grésille ; langueur, lenteur, revenez, savourez ce petit moment de bonheur : un retour sans aucune armature.
Ta fatigue, ton regard aux armes dévoyées, nos sourires, toucher ton bras, toutes nos épaules sont de sable, moi , je défie chaque seconde de ne pas rester intarissable de vie
Tu te tiens là comme une girafe sur la banquise mais ton regard a retrouvé la quinte flush d'avant le grand naufrage, de petits citrons juteux dans nos yeux, le grand réverbère ruisselle de lumière pocharde.
Retour vers ce futur, "cristal qui songe" mais ne sait pas, un pas pour dire la victoire, un autre pour le deuil, mais tes mains et ta tête n'ont jamais cessés de bâtir.

Azazel
18:50 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
09.12.2007
entracte : de la poésie du cochon
20:17 Publié dans Shopping | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
07.12.2007
dors
Plume de corbeau sous ses yeux refermés, seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore, et pourtant, une mue douloureuse a crevassé ses mains, dans ses paumes grillagées , des phalènes détraquées délabrent le chemin, sa tête empoissonne ses armures filets blancs ; son vaisseau ! une barque aux rames décalées. aujourd'hui l'ombre de la terre ancre des paquerettes, majestueuses sous ses cils dessillés ; réveil, son sourire lavande taloche mon regard, je me déplie, il respire plutôt bien aujourd'hui, la ridelle aux creux de ses sourcils me sourit, je chante des alouettes d'instantané et arrête les abris du temps.
L' amiral s'habilla de gris, l'air songeur, nuance : gris clair, pour retrouver les murs blancs de l'hospital, je l'aidais, m'embrouillais, la petite truelle ne colmatait pas mon chagrin, pas de compassion, mais un baiser sur sa nuque de lait ; l'ambulance scintillante, métalique sur les flancs, ça jette, les voisins sont matinaux, une tache rouge derrière leur fenêtre, froissement de papier journal pour cacher leur curiosité, ils ont déjà vu la nudité du crâne, les ruines et la tasse d'eau claire.
je me donne du courage , je fredonne ,je serai capable d'avaler un sabre pour que le roi des dragons reprenne ses ailes et tranche la corde d'un coup de dent rageur, mais le python est là, rampant dans les flots boueux de son corps trop faible ; amiral, amiral, ton sourire est inexact.
Néons, couloirs, ascenceurs, blouse, gants, charlotte, masque.
mes yeux seuls ?
même pas.
Sac, bague, montre se défond en choses vagues, le brouillard éclipse l'émail de mes mots, mon "ça va mieux" sonne idiot, l'espace -temps cueille mes paroles dans une cuillière lavandière, je t'ai apporté un livre pour plus tard ! c'est interdit, trop de microbes ? tes globules s'en sont allés vers l'ombre, il ne te reste que tes planètes rouges aux extrémités enflammées.
Contre toute attente, tu y crois, dans 10 jours tu seras sorti , foi d'Amiral Galactique, une couleuvre se dresse dans tes yeux safrans :
-Oui , ma mouette, dans dix jours.
ton visage suinte cette vérité.
j'ai si honte de savoir tes bêtes souterraines, tu me souris bateau ivre, de ton mieux tu chasses la poussière, essoufflement lilas frêle.
Ton "amour" flotte autour de mes yeux, seuls visibles pour toi, silence chat sauvage, éclair naufrage, je chavire, on me pendra un soir près du navire brisé.
-"Je me suis rêvé mort, je me suis suicidé en imagination, détachement absolu, maintenant je peux vivre et aimer cette vraie vie, cette vraie mort ; amour, aimer, bonheur, je te sais, ma mouette, et amour n'est que le mot qui ne dit rien, je te sais dans le goût de ma vie qui m'enlève à la nuit"....
Sa voix s'arrête , épousée par le soir
Que sais-je au fond ? Ton cerveau, tes poumons, ton foie, tes reins, l'horrible chose comprimant ton coeur, pas de quoi faire une maladie, plusieurs peut-être....
Bureau, clair-obscur, Space-mirador sur un fauteuil perché me reçoit : "non madame, trois semaines à trois mois, c'est tout, peut-t'on vous téléphoner la nuit ? Non madame, pas de sortie possible, il faudrait une équipe médicale complète pour le suivre, branchement, lit médicalisé....
Madame insiste,il ne souffre pas, vous me l'avez enlevé à la suite d'un énième examen, sans prévenir, je n'ai pas d'au revoir sur notre barque aux liserés impudiques.
"IL ET JE VEUX VOULONS FINIR D ETRE DANS NOTRE VAISSEAU."
Il me l'a dit : 10 jours ici, pas un de plus.
alor, alors je crois en son sourire de gisant.....
photo : givre et glace, 5h 41
Azazel
13:35 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
04.12.2007
Dors,
Plume de corbeau sous ses yeux refermés, seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore, et pourtant, une mue douloureuse a crevassé ses mains, dans ses paumes grillagées , des phalènes détraquées délabrent le chemin, sa tête empoissonne ses armures filets blancs ; son vaisseau ! une barque aux rames décalées. aujourd'hui l'ombre de la terre ancre des paquerettes, majestueuses sous ses cils dessillés ; réveil, son sourire lavande taloche mon regard, je me déplie, il respire plutôt bien aujourd'hui, la ridelle aux creux de ses sourcils me sourit, je chante des alouettes d'instantané et arrête les abris du temps.
L' amiral s'habilla de gris, l'air songeur, nuance : gris clair, pour retrouver les murs blancs de l'hospital, je l'aidais, m'embrouillais, la petite truelle ne colmatait pas mon chagrin, pas de compassion, mais un baiser sur sa nuque de lait ; l'ambulance scintillante, métalique sur les flancs, ça jette, les voisins sont matinaux, une tache rouge derrière leur fenêtre, froissement de papier journal pour cacher leur curiosité, ils ont déjà vu la nudité du crâne, les ruines et la tasse d'eau claire.
je me donne du courage , je fredonne ,je serai capable d'avaler un sabre pour que le roi des dragons reprenne ses ailes et tranche la corde d'un coup de dent rageur, mais le python est là, rampant dans les flots boueux de son corps trop faible ; amiral, amiral, ton sourire est inexact.
photo du 13 octobre 2OO7 : givre et glace. (05h 37)
Azazel
18:45 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
01.12.2007
entracte
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Conchita, tu me l'as fait rencontrer l'homme aux mille voix au registre infini et au ventre serpent, nous avons sympathisé, je l'ai revu, avec l'amiral galactique toujours debout,sa dernière danse, à Niort avec ses amis nous avons appris comment parler et vivre avec le ventre, les viscères.....
NOSFELL, ton pays ,tes contes , tes rêves merci....
Azazel
11:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
29.11.2007
dors
Plume de corbeau sous ses yeux refermés, seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore, et pourtant, une mue douloureuse a crevassé ses mains, dans ses paumes grillagées , des phalènes détraquées délabrent le chemin, sa tête empoissonne ses armures filets blancs ; son vaisseau ! une barque aux rames décalées. aujourd'hui l'ombre de la terre ancre des paquerettes, majestueuses sous ses cils dessillés ; réveil, son sourire lavande taloche mon regard, je me déplie, il respire plutôt bien aujourd'hui, la ridelle aux creux de ses sourcils me sourit, je chante des alouettes d'instantané et arrête les abris du temps,

19:29 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28.11.2007
dors
plume de corbeau sous ses yeux refermés,
seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore,

photo : givre et glace,5h3O (13 octobre)
Azazel
18:15 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
27.11.2007
dors,
plume de corbeau sous ses yeux refermés.
photo (5 heures givre et glace, 13 octobre)
Azazel.
22:01 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
24.09.2007
pingouin disloqué

Disloqué petit pingouin imaginaire, balancé au gré de mon sein.
Son chapeau de toile orange ?
Tissé doigts de fée sous le regard malicieux d'une clochette amoureuse.
Ses semelles coton charbon bleu, collaient le goudron,
son polo blanc et ses ailes nuit, pédalaient allègrement,
Elles cinglaient vers les larges gouttes des froides rivières.
Noires les ailes, noir le café, noires mes idées cloquées.
JE......................................SUIS
jumelle d'une griffe qui te ressemblait.
Quand reverrais-je le clavier à cinq portes ?
Celui qui me parlait des "vrilles de la vigne".
idée , idée , idée ;
la vigne où dort ce marcheur jumeau,
le voila !
Il danse sur un hymen
et rejoins le tic-tac d'une horloge,
il n'a pas d'âge
et la mort continue de grandir en lui,
ton corps te freine pingouin-goudron !
ton corps décalcifie ce poids anéanti...
Retrouve le nom et secoue ce double qui prend ta place,
il s'assoit et grapille ça et là,
regard levé vers tes souvenirs,
thym, herbes, centaurées, lins, onagres troublaient tes chemins.
Ta veste de velours, ton pantalon usé,
linceul de mes joues pierres.
Ta mémoire parfumée, métissée
au rythme de cuba,
aride, sans avenir.
Ta voix à la cassure si claire, intense, saillante
perdue, désassemblée.
La note extrême et pure celle qui amenait les mots,
à peine audible.
Petit chapeau orange, sombre et doux,
café carambar au col vert pour l'hiver,
fier et fasciné,
tu me tends pour la neige en mon sein,
ton inépuisable abandon.
Azazel (texte et tableau)
19:55 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (58) | Envoyer cette note
20.09.2007
mi noche triste
Aujourd'hui l'oiseau m'a apporté la mort,
je l'ai sentie toute proche,
elle saignait sous ses ailes,
alors, une petite cerise bleue a germé dans ma bouche.
Et il m'a dit : Pleure pas ma mouette !
Il a vraiment dit ça, oui,
Il a même dit : "petite mouette"
et a effleuré mon menton de ses doigts minces et blancs,
rongés par le poison.
Un cri, suraigu,
nudité du silence,
une seule balle dans la tête et,
dans ce lit où tu as dormi, des balafres sapins.
Sillages roses et bruns s'effacent, sous l'interminable cri...
Mi . Noche . Tristé .
Azazel
20:56 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
16.09.2007
blogguage, et vous et vous....
12 jours que je n'ai pas ouvert cet outil, 12 jours sans vous.
J'ai pris de vous, j'ai aimé de vous, j'ai donné aussi, j'ai aimé donner à vous.
Je n'ai aucun rapport à la propriété, au sol ou se posent mes pieds, à "l'argent", la richesse matérielle, j'ai paraît-il une fâcheuse tendance à tout donner, c'est semble -t'il une tare, mais je suis tellement dans l'instant et dans la vie, je ne sais pas engranger, j'essaye de prévoir, mais tout s'efface dans cette "fâcheuse" tendance me dit-on à dilapider mes talents et "mes biens", j'ai comme l'impression que rien n'est à moi, tout passe et c'est si court, du sable aspiré par le néant tout ça, voilà ce que je ressens, d'où mon total rejet et ma non-compréhension de ce système sociétal, absurbe pour moi, mais il y a eu tellement de système sociaux moches, je ne serais plus là et ça continuera... toujours es-il que je suis un peu inadaptée et parfois ça fait mal de voir et d'entendre différemment, alors je replie les voiles.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, j'accepte facilement dans mon entourage blogs ou autre) , les dissemblances, les opinions différentes, mais je choisis, suivant mes coups de coeurs, et je vous ai choisi, comme vous m'avez choisie aussi. Evidemment je ne parle pas des intégristes de tout poils et des exploiteurs de chair humaine et cervicale, ceux -là quoi qu'il arrive , je les évite... mais là n'est pas mon propos.
Avec certains j'ai adhéré à des idées qui me tenaient à coeur, avec d'autres j'ai souri à leurs délires, tellement sains, j'ai aimé vos écrits, des poètes , oui des poètes m'ont émue....
votre singularité ? de l'émotion pour moi, celle de vous découvrir par petites touches successives.
Pour certains de vous un écrit presque journalier de ma part, ma sincérité et amitié toute entière déversée dans vos niches...
Dans mes écrits, sur mon blog, une sincérité parfois voilée, pourquoi, parce qu'il y a beaucoup de moi et que je me voile pour me protéger, de vous ? je ne sais pas. de quoi ? non plus. C'est comme ça, je ne fais pas un blog pour raconter ma vie, foutaises, tout ça , nous racontons tous un peu de nous....
Tous nous voulons aussi le rapport à l'autre, même dans notre solitude.
je n'écris pas régulièrement , fatigue, pour moi ce n'est pas facile , pas l'écriture, mais une certaine action, et puis j'ai peu de temps, j'ai besoin de repos régulier et je partage le temps qui me reste à plein de choses, dont vous, et quand je suis sur cet étrange outil , je ne peux plus arrêter , je ne sens plus ma fatigue , nocive pour moi...
maintenant des noms :
Piotr, Michel et Sinzania, là pour le coup, tous différents, vous m'avez tellement donné dans vos écrits, vous dérivez maintenant dans mon sillage, pour toujours, sans le savoir.
Cendre tes délires si proches des miens.
Evglantine, ton ami Carbu m'accompagne souvent.
Ulysse, tes voyages et le smilblog, un moment de convivialité autour d'une bière, une vraie (pas la 16), l'Ulysse qui cherche toujours....
Plaiethore, le baroque, l'homme-caméléon qui surprend, tu es un torrent d'ingénuosité lyrique, tes écrits décoiffent le langage.
Florian, ton romantisme et ton sérieux, tes convictions et ta tendresse pour ombre.
Kaikan ma fée magie, féérie sur ton blog.
Bruno, écrits, photos, si différents de ce que je fais, et pourtant, la même chose nous étreint, I know, I know !
Et toi Tomas, énigmatique, sans cesse en questionnement, où est -tu en ce moment dans quelle portion de tes vies ?
Yoyo et et toutes ses amies, as-tu remarqué yoyo, que beaucoup de tes commentateurs sont des femmes ? donc des commentateuses, tendre yoyo, dans le fond de ton sac des trésors.
Conchita , Gaby mes amis devenus.
Maria-D, l'hirondelle qui revient, l'énigmatiqque...
Wictoria, l'amie de toujours, jamais je ne t'ai oubliée et voilà que tu reviens au détour d'un chemin, chez toi c'est toujours toi, je pensais à Oncle Dan l'autre jour, à ses écrits de hautes voltiges , aux jésuites, à sa vie d'enfant chez eux, à sa lucidité gardée, à son monsieur D, qui m'a temps fait peur et rire.
et tous les autres, je ne peux pas citer tous le monde, Yohan, l'érudit que je ne comprends pas toujours, mais qui lit "l'aveuglement" et d'autres livres qui sont aussi les miens, Barbarian , Esther, Ji-el-bê, Gene, Jeanne....
et les nouveaux venus dans ma sphère : Bronchal Fernando et Colette, et ceux et celles que je vais lire sans laisser de traces.
Que voulais-je donc dire, on peut dire "j'ai de la chaleur sensible pour vous ?", si c'est con c'est pas grave, on peut écrire des conneries quand des choses graves vous cernent, j'y tiens à mes conneries, c'est mon choix en ce jour, et pas de commentaires à la con, même si mon texte amène des commentaires à la con. Piotr , tu surveilles, tu sais toi, alors injurie-moi, traîte moi de salope, j'aime ça, ce sont tes mots à toi, tes mots d'affection, parmi tant d'autres....
peut=être demain autre chose, retour à des écrits qui attendent d'être publiés.
Salut tous, je reste, et je fais de mon mieux pour la rallonge électrique qui me relie à vous.
Azazel
06.09.2007
Ailes et Serres
extrait d'interview d'Azazel :
-Parlez-nous des deux romans fantastiques qui vous ont le plus marquée cette année :
Azazel : Ailes et serres de Florian Laska et l'aveuglement de José Saramago
Expliquez :
eh bien, j'ai lu beaucoup de romans "fantasy" et "science-fiction", et je suis une des pionnières du jeu de rôle fantastique de toutes les époques avec des débuts dans "donjons and dragons" en anglais quand on nous prenait pour des gourous de sectes, oui j'ai vécu ses jeux, "dans ses jeux", j'ai vu des mondes se créer, évoluer , des personnages aussi....des systèmes sociétals, ces jeux dans les années 80 étaient de véritables créations de mondes, réels lorsqu'on jouait des nuits entières des week-ends entiers, il y avait aussi les copies de mondes copie (lovecraft, avec l'appel de thulu, le jeu)etc....
Mon premier livre de science --fiction : les fourmis de Theodore Sturgeon, le deuxième : futur intérieur de christopher priest (les revues" fiction"(belles couvertures), je les ai encore, "galaxie", moins belles couvertures), tous les auteurs sont passés dans ma boulimie , en héroïc- fantasy également, avec préférence pour moorcook, ursula le guin, tanith lee, Zelasny, je suis devenue de plus en plus diffficile, après en avoir tant lu , je ne trouvais plus je voulais l'émotion +++, le rêve , le dépaysement, la belle écriture, l'histoire et les personnages qui allaient m'emballer. rappelez-vous "terremer" (ursula le guin)...
eh bien j'ai trouvé le livre qui m'a happé, il s'appelle : AILES ET SERRES de Florian Laska.
écriture concise et précise, poésie de l'épure,
histoire superbe,
monde prenant, surprenant, "réaliste" très bien construit, on y vit avec les personnages,
des personnages très présents, bien sculptés, imbriqués dans ma chair maintenant, comme certains personnages de "Terremer",
un suspens jusqu'à la dernière page,
on le lit fébrile et en même temps on le déguste, car on ne veut pas quitter ces mots, cette écriture, ce monde..... Mais,
Horreur, il a une fin et on attend la suite et on est accroc.
en plus c'est d'un romantisme..... brûlant....
s'il te plaît Florian , la suite....
EXTRAITS
"Le petit corps était tendre, pantelant, chaud. L'homme serra contre lui la part la plus précieuse de sa vie, et les deux chairs n'en firent qu'une.
Ses larmes noyaient le petit visage fané, la jeune peau, desséchée, sabrée de crevasses, buvait la peine de son père, qui y revoyait la terre aride qu'ils venaient de traverser. Maintenant sa vie était pareil au désert assassin.
Il était seul, et perdu."

Allez chez Florian Laska, il est dans mes favoris, pour les références de son livre et... Beau voyage.
Je pars moi-même pour un autre monde, à dans trois jours.
22:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
04.09.2007
chroniques hospitalières
Jade
Petite Zoé, toute de rouge vêtue observe sa mamie allongée.
Cheveux nuages en neige éternelle, chemise abricot clair de dame.
Petite Zoé vrille son regard avril dans le bain mauve d'Eglantine.
- tu es mon arrière grand-mère, je te vois, tu es belle et ton sourire est mouillé, dis Maman, on revient demain ?
-Oui Zoé, et nous emmènerons Hugo, mamie Eglantine , tu veux bien ?
Mamie Eglantine sourit une branche parfumée.
A demain.... Baisers, petits signes de la main, porte refermée.
Deux lits inclinés comme deux soeurs aînées....
Mon regard tardif accroche ses doigts noueux, déformés, fines fissures, veines indigos, vraiment indigo, une bague à l'annulaire gauche.
Dans son demi-sommeil ses mains se rejoignent, ses doigts se touchent parfois, de belles mains calligraphiques, langage de branches, avant-bras nids d'oiseaux...
peut-être les mains se racontent une histoire, yeux clos, un saut dans les volutes muettes, phrases rêveuses, écriture gestuelle, signes de vie , les mains suspendues au ravin.
Je vois un vieil arbre, un bel arbre, pas un bonzaï, un qui a grandi sa vie, brûlé et mordu.
Mains racines, ongles fantasques.
Porte ré-ouverte.
Son fils et sa femme :
b'jour maman ! j 'massois hein , j'suis fatigué... c'est long pour venir ici, fait chaud.
b'jour belle-maman ! ça va, oh vous avez une voisine, vous êtes contente, vous en avez de la chance !
Nous moins, votre chatte, JADE, que nous gardons depuis votre séjour ici, elle griffe ! eh oui, les fauteuils et puis je ne peux pas me permettre d'avoir les bras éraflés, regardez ! là ! c'est pas sain, elle m'affole avec ses pattes qui accrochent tout, il faut lui faire enlever les griffes, voilà, ou couper courtes, comme ça , elle n'abîmera pas vos fauteuils, quand vous rentrerez chez vous avec elle, hein belle ma-man vous vous rappellez de Jade ? elle sera mignonne , sans griffes, et toute douce, ce sera moins dangereux pour vous belle-maman, allons.
-Maman, arrêtes de t'arracher les ongles avec tes mains, tu te fais mal, c'est pas beau ça, dis quelque chose plutôt, sont gentils avec toi ?
Je ne peux m'empêcher de capter les larmes discrètes de la vieille dame hermine blanche, elles cheminent sur les rives sinueuses de ses joues avec une lente majesté, scintillent dans l'indicible silence. L'ultime perle rejoint le coin amer de sa bouche absente.
Azazel
20:35 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
28.08.2007
vacances forcément
partie, à bientôt, très bientôt....
Azazel
21:08 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
27.08.2007
Fugace
De mon ciel plombé, je devine les rosiers, leurs pétales ont séché, seul un cri s'enfuit du lit du matin, un baiser, un bruit d'aile, l'escargot perd l'haleine, un éclat de peinture rouge sombre, un autre bleu clair rejoint la joie de l'orage, les rubis d'un poignard et la cruauté tombe, garde à jamais au fond de tes entrailles l'exil qui te tenaille, la faille est tenace, mais la vie traîne un courage au goût carapace.
Azazel (passage chez Michel à Franquevaux.)

Azazel (peinture)
21:17 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
22.08.2007
l'homme indigo 4 et fin
Mains sur ton visage crin,
Je est aveugle.
Je, moi, jeu,
Toi,
Mains aux creux des ruelles, secrets
Tiges enlacées,
Coins, détours guetteurs,
Fantômes d'un jour.
JE découvre ta musique de roseau solitaire, MOI
Mes doigts pianotent et
Rejoignent le sourire soleil, JEU
Aurore au coin de tes lèvres luths.
Empreintes éventail
Sur l'aiguille de tes yeux de chat,
Sillons malmenés,
Tes "stig-mates" reconduisent la terre trace,
Repoussée au-dessus du mur,
Visiteur triste JE,
Chut, tais-tois....
TA bouche est amère peau de noix,
Battements de paupières sous mes doigts,
Papillons de larmes en léger tremblements,
Où poser ta tête trop lourde ?
TOI, tu glisses loin de MOI.
Ecoute, nous marchions. Il y avait les matins de la planète terre, les pollens envoûtés, le fond de l'eau moelleux sirotant près d'une pierre, l'acacia dont tu happais goûlument les fleurs, et cette barque près du lotus...
Les cimes des arbres reviennent toujours, écoute encore, JE, MOI JEU,TOI, encore, remonte le ruisseau, tu as marché sur la branche fragile, c'est rien.
La pluie sur les pruniers, t'as vu ! j'ai du sable dans mes sandales.
Je brise ta prison aussi blanche que la nuit d'un seul coup de sabre, MOI.
Buée.
C'est tout, TOI tu glisses récif, loin de MOI, c'est rien et je ne vais pas te secouer par la barbe, tu le dirais aux morts,
Elle ferme ton hiver, l'Homme Indigo.
Il y avait un léger brouillard et cette barque près du lotus.

Azazel Texte et photo)
19:01 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
15.08.2007
protégez nos bébés !!!
Pauvres petits chérubins européens obligés de CONSOMMER des jouets plombés..
Et pendant ce temps des milliers de joyeux petits nains des pays dits du "tiers-monde", se baignent avec allégresse et boivent goûlument de l'eau mercuré et plombé, sont heureux ces enfants car ils restent petits, c'est mignon un enfant nain.... et puis y'en a qu'on pas d'eau, alors le plomb, qu'est-ce qui s'en foute...
"Mattel, Fisher-price", des jouets vendus très chers, "rolls-royce" des jouets, fabriqués en Chine pour pas cher, par de pauvres petits gens, peut-être des nains ou des lutins de nuit, font ça gratos ; profit, profit, contaminés par le plomb, conditions de travail indécentes....
Et nos pauvres petits européens , américains riches qu'on gavent comme des oies, qui CONSOMMENT béats de bêtises, des jouets fabriqués par de vilains nains empoisonneurs, encore heureux que la police interne des grosses boîtes à jouets s'occupe à remettre de l'ordre dans tout ça ! na! na! areu...
Chez "mabell" et "fischer-crasse", ça c'est les jouets pas chers pour pauvres, on vérifie pas.... mais c'est pour la mauvaise herbe, et la mauvaise herbe , c'est pas facile de s'en débarasser.
GUILLI-GUILLI, un petit peu de plomb dans la cervelle et sur la dent de lait, ça fait pas de mal, peut-être qu'après ce sera des mutants et qui joueront avec de la terre des boîtes de conserves trouées et la vieille pelle à tarte de la grand-mère.
mais ça aussi c'est dangeureux , une boîte de conserve trouée, ça peut couper, et si , et si...

Laissez-les-vivre....
Zazel fichtre.
13:30 Publié dans écrits d'humeur | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
12.08.2007
loin des sources
Des larmes sous ses grands ongles,
Du sang sous ses paupières
Allumettes,
Retarde le velouté naissant des regards
Redoute la morve qui donne à boire aux guêpes.
Elle pleurera de gros bourdons,
Elle sucera ses doigts,
ses paupières hésitantes
traceront
Un masque rouge,
Pour s'étendre près du soleil.
Ses yeux tomberont sous les rayons
qui frappent
le sable infini.
Ses ongles calcinés
ouvriront des plis
au son des rideaux blancs
où rien,
vraiment rien ne commence.

Azazel (texte peinture)
18:29 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
07.08.2007
printemps tardif
Printemps tardif
C’est le printemps
Allons flâner
Au bois léger
Cueillons Cueillons les violettes...
Mignonne, allons
Voir si la rose...
Quelle est la raison biologique de tant de bonheur ? Nous en connaissons quelques mécanismes : la longueur relative des jours et des nuits est essentielle. Cette information est perçue par l’épiphyse se cachant sous notre front. L’épiphyse secrète des hormones qui agissent sur le cerveau qui commande l’hypophyse, autre glande de l’encéphale, qui fabrique des gonadotrophines qui incitent les glandes sexuelles à sécréter : d’où l’envie pressante... de composer des poèmes. Les hormones ont une musique : on devrait chanter la gonadotrophine et la progestérone.
Auxines et gibbérellines
hormones végétales
anémones sylvie
tapis de neige
piqueté de violettes
de ficaires d’or
et d’hépatiques mauves
Pollen volant
Pistil béant
Moiteur collante
Des extases odorantes.
Les grenouilles rousses
S’embrassent pendant trois jours
Le papillon citron gigote
en quête d’une papillonne
Mésanges et sittelles
Bâtissent leur nid
Escargots petits gris
Double bonheur hermaphrodite
Le terrier des blaireaux
Un lit d’amoureux.
La Terre : quatre milliards d’années. Le sexe inventé il y a un milliard et demi d’années. Un milliard et demi de printemps, cellules à noyau.
Eponges, méduses et lis de mer
S’aiment depuis le précambrien
Les poissons depuis le cambrien
Les amphibiens et les insectes depuis le dévonien
Les reptiles depuis le carbonifère
Les mammifères depuis le trias
Les oiseaux depuis le jurassique
Les plantes à fleur depuis le crétacé
Millions et milliards
De parodies et d’accouplements
Naissance
La biosphère n’est qu’un sexe
La Terre s’appelle jouissance
Ne soyez pas choqués
Moralisateurs et intégristes
Empêcheurs d’aimer en rond ;
Je salue les frissons de mars et les fièvres d’avril
Je vénère le revigorant érotisme des pistils, étamines, oviductes et pénis
Odeurs et phéromones de la totalité du vivant.
Azazel (texte),
la photo, (je me rappelle plus du titre du magazine), un magazine genre terre sauvage , mais en mieux...., avec des dessins , ça j'me rappelle. L'existes plus , trop bien.
20:32 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
05.08.2007
el lobo,
petits écrits, petits silences , plaisir.
El lobo
Sur la glace lasse, sans indécence, il plie sous le sens, de son absence, et lance la cadence,
Doloroso, sniffe l'essence, il balance,
el tempo ; fuit ! borracho.
Erafle le soir sans fil ! lamento.
But,
i'm just a gigolo,
please , un expresso !
(azazel)
30 12 2006
22:49 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
01.08.2007
photo

mars 2006 (Azazel)
Transportée par les opossums, je voudrais voir les bayous du Mississipi et dans ses méandres retrouver les arbres droits, plantés pour quelques temps dans l'eau brumeuse.
Et la neige...
une envie de neige et de lamantins, dormir sous la nageoire, la tétine, le lait, la fatigue portée sous les eaux du Mississipi.
Azazel.
17:53 Publié dans azazel's photos | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
Et si,
Et si
les myosotis se courbaient
sous les pantis des demoiselles !
Et si
l'écaille cramoisie
accrochait un bout de leurs dentelles !
Et si
ce fil d'ariane dévoilait
une envoûtante citadelle !
et si
le rubis lisse
incendiait tes prunelles !
Et si, Et si , Et si...
Alors,
ue coquillage profond s'échouerait sur ta grève,
Alors,
un souple écrin de soie s'ouvrirait dans ce rêve.
Avant que je ne comprenne,
tu aurais conquis ma nuque farouche,
une gorgée de ruisseau,
glissant de ta main dans ma bouche.
Azazel.
29 11 2006
12:00 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.07.2007
"Ïles" et loup-Garou
Trois siècles de danseurs ne réuniront pas la poésie et le crime,
Ta couverture ivoire, ton calvaire de bronze et ta prison d'airain,
même accompagnés de l'aube et de la première houle,
ne créeront pas mon maître et mon silence à naître.
Azazel
petite peinture de mes treize ans, toujours gardée dans ma caverne d'Aza-Baba.




