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30.05.2007
l'homme indigo , le retour

My lady Brazzaville,
a beaucoup plus de style,
que toi
sur ta brindille...
de fil en aiguille
tu échappes la laine,
Maria évase
prise d'une rage enfantine
son pinceau glisse seul,
sur ton visage crevassé de verdure,
Tu voudrais pas crever,
Alors ! transfuges tes morceaux populaires
dans ce couloir éteint, vagin de tes nuits rances.
Maria la corrosive découvre les lésions de ton corps déclamé.
Tes assassins, ta vermine et tes champs crépuscules
orneront ses faux-ongles où les lambeaux froissés de ton corps réclamé deviendront trop intenses.
Et Maria, oui Maria, sème la danse,
une mince faucille, ruisselet de silence
stylet glissé sous l'ongle
recrache ses oripeaux, ton corps est déclassé.
Mais toi , l'homme indigo
silencieux de ton décès
incongru de marbre blanc
sous ses ronces que nous avons aimés,
assied -toi sur l'épine et prononce la Strappada...
Collier papillon
chéris les ailes mortelles
les évadés
les ladies immortelles
qui ne veulent plus de nous,
Crois-moi l'homme Indigo, sous tes draps de promesses
avale les orties avec leurs dentelles,
les Zeppelins en solo de Zappa fatigué
crieront Congo , Congo on my way, free away !
La viande cède, écoeurée,
tous les lundis du mois nous partons en pique nique,
sans toi.
Reviens, l'homme Indigo
marche , égratigne tes pieds nus
droit sous le soleil.
Crie- donc l'homme Indigo, oiseau migrateur,
les femmes périmées ressentent le carbone,
mais Lady, oh oui Lady,
my Lady d'Arbanville
s'est vêtue, de rosée, de dentelles défeuillées.
Pour toi,
l'homme Indigo.
(Azazel)
18:55 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
20.05.2007
Francis's terminal recette
800 grammes de voix balbutiante et limite strophe,
2 cuillerées à ligne de frissonnantes berceuses,
une gousse d'air frais scratché sur des visions fébriles,
une échoppe inavouée,
1 et une seule cuillerée d'hébétitude fossilisée, côté versant d'Avril,
1 dé sans peur qu'un visage étincelle.
faîtes revenir la voix dans une énigme au goût d'étreintes rêveuses,
préparer le moindre souffle
ou, peindre de ses dents la mer joueuse,
la sauce passe au rouge,
arrêtez-la !
versez cette sauce sur le secret de la voix strychnine,
là, le coeur s'affole et cabriole, il fait le borgne et pose ses fenêtres sur le ciel.
Epluchez, séchez et rapez la gousse d'air frais,
la prison saute la haie,
une pincée de berceuse déscratchée de ses visions,
Ajoutez le sage au fou et le fou au swing oxydé,
et sur ce ventre brûlant,
formez un vide de fumée pour qu'ondule l'écrit,
malaxez l'hébétitude avec le versant d'avril, beurrez le visage étincelle.
Enfournez dans la zone interdite de la cité fossile.
Et voilà,
entre avenir et souvenir,
dégustez cette certitude en maraude avec un alphabet mi-larmes,
ah ! n'oubliez pas la serviette chiquenaude sur la corde à linge,
timide à votre gorge elle franchira la fenêtre posée sur le ciel.
Azazel (Photo, texte)
18:15 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
11.05.2007
Les asticots , c'est pour la vie (fin)
Les asticots, c'est pour la vie : fin
Un jour notre père nous invita vivement à venir voir ce qui se passait dans l'antre du démon.
La chair rose était devenue noire et putride, c'était d'un nauséabond dépassant l'imagination. Notre raison restait empêtrée dans ce fumet pestilentiel, comme un moucheron dans une toile gluante. Il faisait chaud et cette senteur nous ankylosait encore plus, notre cerveau engourdi par tant de sensations innommables anéantissait toute rébellion. Nous passions la main au-dessus des innombrables asticots qui grouillaient dans tous les coins, et je me rappelle q'une chaleur intense et palpable s'en dégageait. A chaque fois que nous devions nous présenter devant la tête, un vertige d'odeurs et de petis bruits répugnants, annihilait toute désobéissance et nous plongions notre main dans l'abîme, pour en sortir une poignée d'asticots, vite déversée dans la boîte garnie de son, direction la porte de la maison devant laquelle le client attendait son précieux chargement.
La peur nous habitait, nous avancions vers le fond du jardin, plusieurs fois par jour, hébétés et asphyxiés pour accomplir notre rituel. Nous évoluions, comme impuissants dans un rêve, désincarné, notre âme, tapie loin derrière nous, pour ne pas devenir fous ou vomir peut-être.
Evidemment tout le travail nous échoua, les pièces de 1 franc s'accumulaient dans la boîte, mais furent vite dépensées dans l'un des bistrots du coin, j'en pris quelques-unes pour ma consommation de bonbons personnelle, ce fut mon premier vol et ma première révolte.
19:30 Publié dans histoires vécues | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
10.05.2007
les asticots ,c'est pour la vie(2)
Les asticots, c'est pour la vie : 2
Encore une idée géniale de Papa : la vente des asticots. Une étiquette collée sur la porte, 1 Franc la portion.
Mais ce qu’il ne nous avait pas dévoilé, c’est la façon de “fabriquer” les asticots. Car avant de les vendre, il faut les avoir. Le premier jour, il amena une grosse masse d’os, une tête de boeuf entière, donnée par le boucher à cette époque. Ils étaient deux pour la porter, direction le fond du jardin.
Horreur ! Difficile à surmonter pour des enfants de 6 à 10 ans, cette vision cauchemardesque. Deux grands trous sombres, une mâchoire prête à nous happer, très volumineuse, avec des bouts de chair roses pendouillants sur les moindres recoins, quelques petites radicelles visqueuses et grisâtres voletant au gré du vent ; un vrai labyrinthe de la peur, des trous, des circonvolutions, une main là-dedans et on ne sortait plus de l’enfer. Nous nous regardâmes tous les quatre , et sans rien dire montâmes l’escalier en trombe pour nous réfugier dans la chambre du haut et regarder par la fenêtre.
La tête de boeuf se trouvait loin de nous, mais nous l’observions, scrutant attentivement le ballet incessant des mouches attirées par les restes de viande. Mais que faisaient-elles ? On ne nous le disait pas. Et cette odeur écoeurante, étouffante, prenant à la gorge, nous environnait, restait coincée dans nos narines, nos cerveaux ; nous ne pouvions pas y échapper, où que nous soyons. Elle était là, tapie, prête à nous happer avec ses tentacules gluants.
Mais nous n’étions qu’au début d’un film dont le scénario deviendrait encore plus macabre.
suite demain
moi
19:30 Publié dans histoires vécues | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.05.2007
Les asticots , c'est pour la vie
comme j'ai très peu de temps en ce moment, je vous ressers d'anciens textes , qui font partis de mes premières mains dans l'écriture, alors indulgence, du vécu au mot près, j'ai aussi très peu de temps pour passer sur vos blogs, je le regrette, demain je ferai un début de petite incursion chez vous et petit à petit l'oiseau fera son nid.... Vraiment nulle.
Les asticots, c'est pour la vie : 1
L'activité principale de mon père, en dehors de sa soulographie maladive, était la pêche.
Nous habitions au bord d'une rivière, et là, tous les passionnés de pêche se retrouvaient pour taquiner le poisson, et il y en avait du poisson ! de toutes sortes et de toutes tailles :Carpes, sandres, anguilles, brêmes, perches, brochets et blackbass, sans oublier le menu fretin très recherché également : Gardons, ablettes et vairons, il y avaient même ce qu'on appelait chez nous les plies ou carrelet.
Cette rivière attirait beaucoup de monde, du professionnel rompu à l'art d'attirer le gibier dans son filet, au pêcheur du dimanche venu se détendre en famille, ou bien alors le solitaire ; ah celui-là ! grand nerveux en général, mais réalisant de merveilleuses prises à la pêche.
Pour pêcher de façon ordinaire il faut un peu de matériel : une canne, un fil de nylon, quelques plombs , un flotteur, un hameçon et l'inévitable appât au bout de l'hameçon.
Et quels étaient d'après-vous les meilleurs appâts à cette époque ?
De petites bêtes grouillantes et frétillantes, que l'on sortait d'une petite boîte garnie de son.
Et où trouvait-on ces charmantes bestioles qui vous chatouillent le bout des doigts ?
Chez moi dans le fond du jardin.
(moi)
la suite demain
20:10 Publié dans histoires vécues | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
01.05.2007
tournez manège
d'abord parce que il faut toujours un d'abord ! alors mon abordage, l'abordage s'appelle MERCI à TOUS pour vos passages, Michel pour ton soutien et tes mots, Piotr, Je suis z'émue , tes avis m'importent beaucoup, là fini les ouins ouins.
tiens aujourd'hui c'et comme une lettre, pas de préparation, juste un mot sur la table....je viens juste de rouvrir mon ordi depuis quelques temps oublié consciemment, on peu pas toujours , sinon on a parfois envie d'étaler des choses trop personnelles.....le trop plein de gaz oil... c'est le 1er mai, et je viens de voir que j'ai gagné à un concours de poésie érotiques, j'ai été prévenu par mail, ça m'a fait plaisir, l'impact n'a aucune importance, mais je reprends un peu confiance en moi pour écrire et.....vivre. J'aime écrire, je le sens, peut-on écrire pour son bien-être, pour moi pas seulement, il y a du moi dans mes textes, normal, mais j'espère aussi faire passer des idées, des sensations de ce que pourrait être la vie, de mes combats sociaux, on dirait que je me la pète, sauf devant mon fils qui est fière que sa mère gagne un concours de poésie "érotique", je suis sûre que tous ses copins-ines sont déjà au courant : ouais ma mère...
lien vers le site
lien vers le texte
en attendant ce fils que j'élève comme du chiendent s'est levé ce matin aux aurores (9h30), pour lui c'est nuit noire...., l'est parti avec son drapeau noir , je ne sais quoi d'inscrit dessus, direction rassemblement et copains manifs,(anti sarko-royal, me dit-il) comme ses parents....et pourtant y'a de quoi être démoralisée, peu de mes amis disent ne voter ni l'un ni l'autre, presque tous votre Royal cause "c'est le moins pire", FAUX, il y a plus loin qu'un bout de nez, mais je ne vais pas m'expliquer là -dessus, j'ai assez causé ce matin.
J'ai pas l'habitude de commenter une actualité qui n'existe pas sur ce blog, de plus j'suis pas sur la bonne longueur d'onde ence moment, mais on s'en fout , la vie continue, et elle est belle por certains. c'est "DALLAS, ton univers impitoyable", spectacle en boucle et en continu, toutes chaînes radio journaux confondus, les mêmes infos, de quoi devenir fou, acharnement thérapeutique avec des "infos qui n'en sont pas, une population qui suit ça comme un match sportif, délire, cinéma grandeur nature, impro,théatre mal joué, mais tout le monde de commenter, elle est où l'info ? ils sont où les programmessociaux , les vrais , les méchants.
et moiqui rêve de spectacles de rue, tiens hier je suis allée à un festival de rue qui s'appelle "Sonnette à votre porte", un spectacle dans chaque maison que les gens prêtent...
j'ai une amie bulgare qui faisait de l'animation d'objets ordinaires avec sa fille, fabuleux ; elle est aussi marionettiste de formation, et en Bulgarie avant , elle était payé pour son art, en France ce n'est pas pareil dit-elle,on ne reconnait pas les artistes, il n'ont pas de fixe pour vivre, en Bulgarie c'est fini aussi, donc elle ne peut plus exercer son art pour vivre, elle vit en France avec son ami français et ses deux filles et désespère de voir que les marionnettes sont réservées aux "arbres de noëls" et comités d'entreprises.
bon revenons au match, les médias : "tiercé gagnant", "qualifié pour la finale", des élections commentés comme un match de foot.
et Sarko : le troisième dans un tournoi de foot ne s'invite pas à la finale ", putain c'est tout ce qu'il y a dire et à retenir .
ah non il y a autre chose :valeur principale : TRAVAIL et IDENTITE NATIONALE, depus ce premier tour ,j'ai senti un peu de haine ressurgir autour de moi, du style, (un guichetier de la poste) :
heureusement que ça va changer, les braillards qui viennent au guichet avec leur nichée de mômes bronzés, ça crie tout le temps, les mômes bronzés et les parents aussi et ceux du RMI avec leur mandat , toujours à râler , vont déguster, ce monsieur vote devinez pour qui :Royal.
A Poitiers cette dame lors d'u monstrueux pic nic meeting a distribué des roses bleu blanc rouge , aux femmes seulement, c'est quoi cette valeur, la même que pour l'autre, elle les aurait distribuées aux paumés aux arabes, aux casseurs, là ç'aurait pu avoir un autre sens....
Bobby JR et Pamela, fait divers sur fond transparent de campagne électorale, mais comment y font les gens pour pas avoir envie de tout casser, un jour il faut craquer , choisir, vivre ses choix, là c'est de l'anti-vie.
vous allez me dire , on fait quoi , faire quoi , tu fais quoi, tu parles , mais quoi, et ben , je sais pas , l'ampleur de la tâche me paraît insurmontable... sauf que j'ai fait un choix quand même, égoïste, mais j'essaie de le partager, choix de vie, je parle , je lis beaucoup, plus les journaux, car il n'y a plus de véritables infos, sauf sur le "monde diplomatique" et "manière de "voir", dans ceux qui ont pignon sur rue, justement dans le "monde diplomatique" de cette semaine il y a de l'information , eh oui m'sieur-dame, il se passe des choses dans le monde et elles sont un peu décortiquées, y'a un avant , un après , et un petit peu de recul.
évidemment je ne lis pas tout, impossible pour l'ouvrier moyen , trop fatigué, mais un article par semaine, choisir de lire un bon article de revue ou de journal par semaine, laplupart des gens le peuvent, durcissez-vous et arrêtez la télé spectacle : tapez 1pour sarko, 2 pour Royal, 3 pour bayrout, quand même, essayons de sortir de la mélasse par un petit début. C'est pas facile, on a le pied sur la tête et le nez qui prend l'eau.
c'est comme les blogs, des déversoirs, chacun pour soi , avec chacun son petit talent, on se rend compte parfois avec quelques-uns qu'on a la même culture, pas la grande ( celle du matraquage télé et tout ce qui va avec, n'oubliez pas de mincir), mais la petite , celle que j'ai et quelque autres ici, celle qui nous fait réfléchir autrement au lieu d'avaler.
Mais la toile bouffe tout, le blog, chacun pour soi, sentiment d'inutilité sur internet, blog coup de gueule et rien derrière , manque de vrais contacts, une toile qu'a pas de synapses, de conducteur électrique.
de vrais informations y'en a plein dans le monde, intéressantes et révélatrices de ce qui se passe, mais on ne sait rien , c'est le vide dans les médias cacophoniques, et le vide dans nos cerveaux.
La fille de "n'a qu'un oeil" la marine, l'as compris elle, elle l'a bien dit : "mais, on a gagné", les fashos ont gagné, c'est vrai , leurs idées sont passés dans les soi-disants partis modérés, droite et gauche traditionnellez'ont fait leur boulot les faschos , sans se fatiguer, c'est la royal et le sarko, qu'ont coupé les buches de bois.
dans le monde diplomatique :article " travailler plus et gagner moins"....
ah yes, j'ai aussi entendu sur "France-inter", le mot race en parlant des hommes:
un type qui disait, un politique qui normalement doit avoir un peu de culture, savoir ce que c'est qu'une race quand on parle des hommes; il a dit : nous accueillerons toutes les races susceptibles de se fondre dans l'identité nationale, pas un journaliste ne l'a reprit. y'a qu'une race d'hommes.
ça vous rappelle rien, race....
A quand le grand appel des besancenot et cpie pour descendre dans les rues et tout et tout , au lieu d'appeler à voter royal pour s'enfoncer encore plus et enfaschiser le pays , l'europe.
un autre choix , le suicide collectif, trop tard même pour ça , on nous tient sous la gamelle de vers pourissants, le règne du rien devant, tout derrière, comme dirait Piotr....
c'est long la peut-être ce bavardage anodin de danone.allez j'arrête , y'a des gens plus doués que moi pour ça, mais ça fait du bien.
19:14 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note



