19.07.2007
la lune et puis...
Imagine !
La courbe de la lune
voluptueuse,
elle s'ennuie, courtisane royale
elle est nue.
les acrobates aux ongles roses
accrocheraient bien l'entrecroise
dans leurs branches attentives et grivoises,
observant languissantes l'oiselle blanche,
suspens et
volutes tueuses,
désirée sans espoir de voir,
fausses visions de bruissants vergers,
isoloir derrière l'horloge
qui donne à lire et à aimer.
Imagine !
L'énigmatique sourire, la lune frustrée,
le pouvoir sans vouloir,
le plaisir des regards,
un jaune cendré d'orage,
le soupçon de l'urgence,
la danse et,
ce baiser de la confirmation
sans violence,
sans reflets,
sans brisure et dans l'indifférence.
La lune s'est laissée choir dans l'eau.

Imagine !
La lune perdue au fond du puits,
des frôlements de reine -des-prés,
un soir d'ivresse,
c'est inattendu,
elle est nue,
emperlée de gouttelettes
pétales de plaisir,
soupir,
plus mystérieuse sous tes fanions frissonnants
qui rougissent et refluent à mi-mots.
Imagine !
Un seul regard,
ta rétine pigmentée épiant tes paupières
et tu est libre ,
il faut bien finir.
Témoin du plus cachotier des sourires
un seul miroir
toi,
écartelé,
elle rit comme une enfant,
d'être aimée sans modération,
chair et lin,
douleur blafarde, bonheur halluciné,
elle fait sa couche,
son appel te manque déjà,
ton ventre criblé d'étincelles
ouvre ton corps au silence,
arquebouté au vertige du vide,
errance, errance,
du boxeur qui a reçu un coup dans le plexus,
briser le billard et voir.
Imagine !
Arraché de ta gorgée de vie,
tu t'aggrippes à la margelle,
et là, tu regardes
la lune qui se roule en boule,
mouvance, mouvance,
de l'onde,
à l'ombre de ses soupirs parfumés,
renaissance à l'italienne, blé vénitien.
Imagine !
Deux quêtes, deux recherches,
l'absurde et le sens de ta vie,
la caresse profonde de ta peine,
tu as plongé,
tu n'as rien vu,
à part toi et tes mots envolés,
tu ne sais plus ce que vaut ta peine,
la lune est mourante et dans un dernier coup de rein,
elle t'offre le néant.
Azazel (texte et peinture.)
10:46 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note



Commentaires
imagine
la lune
pulpeuse prune
aux heures nocturnes
entre tes lèvres
le jour se lève
soleil de fièvre
la prune éclate
lèvres écarlates
je t'embrasse
et je m'efface
Ecrit par : ulysse | 19.07.2007
Hé oui Instant présent reprends du service ! après quelques temps de repos ..il renait de ses cendres !
vous croyiez pas quand même qu'il allait s'arrétter comme ça ! lol
don, je revient tranquillement , avec de nouveaux articles ..
allez ! go!
Ecrit par : Gérard | 20.07.2007
J'imagine, oui, aux formes et couleurs de tes mots.
Un texte sur lequel l'on doit revenir, pour imprégner le tout et le peu que l'on aurait bêtement laisser choir.
Vous envoie des fleurs de bisées, elles sont bleues, dentelées et possède quelques épines ; c'est qu'elles doivent se défendre.
A bientôt.
Ecrit par : Plaiethore | 20.07.2007
Bien, bien, très bien.
"Sur le marbre rose d'une margelle,
trois tourterelles se sont posées,
comme sur tes lèvres trois baisers".
( René Chalupt, peut être ... )
"Tu me pris encor emperlée,
des pleurs d'argent de l'arrosoir"...
(Théophile Gautier, peut être ... )
Ecrit par : michel, à franquevaux. | 21.07.2007
Oui, bien sûr...
"Et, parmi la fête étoilée,
Tu me promenas tout le soir."
T. Gautier
Bise
Ecrit par : Maria-D | 21.07.2007
passage sous soleil levant
apres croissant de lune
Ecrit par : jeanne | 22.07.2007
La Lune ?
cette lunatique
romantique
qui pose des lapins
au petit matin
au soleil !
Ecrit par : ulysse | 22.07.2007
Gérard : vous ici ? bonjour
Ulysse :mon voyageur impénitent,je compte bien regagner mardi !
jeanne : moi aussi j'aime les croissants avec le café, hum !bises.
Plaiethore : vos épines m'agréent, vous ne seriez pas plaiethore sans elles....des brassées d'aubes épines pour vous.
Maria-D l'énigmatique : merci pour vos passages et merci pour ce mystère, bises....
Michel : tes passages chez moi sont toujours pour moi une fête, je le pense, j'ai cette fâcheuse parfois, tendance à dire mes émotions,merci pour tout ton toi. bises.
Ecrit par : azazel | 22.07.2007
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