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30.07.2007
"Ïles" et loup-Garou
Trois siècles de danseurs ne réuniront pas la poésie et le crime,
Ta couverture ivoire, ton calvaire de bronze et ta prison d'airain,
même accompagnés de l'aube et de la première houle,
ne créeront pas mon maître et mon silence à naître.
Azazel
petite peinture de mes treize ans, toujours gardée dans ma caverne d'Aza-Baba.

18:00 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
27.07.2007
belle nuit ?
petits écrits écrits d'absence, petits silences, petits plaisirs.
Crachin grelot
des coqs matinaux !
trouve le voyageur absent !
tes plans sur la comète
n'ont pas fait,
belles claquettes,
les pierres saignent,
où donc est passé le crachoir naissant ?
le seul , l'appel rouge , le dernier
des mohicans bibelots ?

(Azazel, peinture, interprétation d'un dessin de Dürer)
23:55 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : partir, marcher, écrits, drapés;
magie !
Demain à 18 heures , paraîtront ces lignes sur mon blog, eh oui , partie !
sur une affreuse plage, encore plus noire que celles de nos côtes,
éclatante lumière, clignotants, fleurs factices et monstrueux moteurs.
Mais la ruche me paraîtra moins sombre, j'ai un plan d'enfer, "lecture" et comme il n'y aura rien à faire, j'emmène deux livres pour 2 jours, je sais les sombres trous, je sais me vêtir de rêve et de lumière....
"Ailes et Serres" de Florian Laska, que j'avoue avoir commencé avant mon départ, seulement un petit grignotage qui m'a mis l'eau à la bouche, ce livre sera donc là pour désarmer l'horloge du gouffre...
et puis :
"l'aveuglement" de José Saramago.
nous sommes jeudi , belle affaire, le temps n'est rien là pour vous, programmés que sont mes posts car vous aurez ce texte vendredi, et peut-être quelques autres petites surprises.
en attendant, farfadets et farfadettes aux rires cristallins, je vous salue ;
à mercredi, "en chair et en os", le temps d'un repos pour me remettre de ces de jours de plage non-stop...youpi.
la zazel.
Azazel
18:00 Publié dans écrits partis | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.07.2007
savoir le corps
Si j'avais su,
continuellement,
inlassablement,
au banquet de tes entailles,
au large de toi,
à la lisière de l'aube monde,
je t'aurais rescapé de tes blessures tues.
azazel

azazel
18:10 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : peintures, écrits, souvenirs, vie;
22.07.2007
Sinzania, Piotr et Dr Nono...
D'abord j'ai un gros problème, plus grave que celui des handicapés de services, j'ai une caméra-vidéo de surveillance dans l'arbre touffu, sous lequel j'ai mis une table et ou je mange parfois avec quelques amis, je m'en suis aperçue lors d'un repas avec des amis justement, est-ce moi ou quelqu'un d'autre toujours est-il qu'un oeil acéré a découvert la vidéo- surveilance ;
mais, impossible de détecter l'oeil de la caméra sous une fourrure de camouflage qui se fondait si bien avec l'arbre.
Et bien voilà, la caméra est descendue le temps d'un repas , elle avait très faim, deux jours de surveillance non-stop.
ensuite elle a repris son poste durement acquis.
La voilà, photographiée et surveillée aussi, après tout, appareil photo de surveillance et de détection contre caméra de vidéo surveillance, c'est la guerre , non. On a bien la "télé" surveilance à la maison, faut se camoufler le cerveau pour pas se laisser embobiner les neurones.

Et si tous les enfants du monde se donnaient la main, gna gna gna.
et si toutesles caméras de surveillance se surveillaient mutuellement ce serait judicieux , pas besoin d'intermédiaire pour se refiler les informations et quelle bagarre !
Au commissariat : tiens tu me braques cette caméra sur celle de la préfecture !
ah, ben non et on est au commissariat on va pas épier la caméra de la préfecture !
Si, si, justement pour voir ce qu'elle voit, juste pour voir !
mais c'est absurbe !
mais toutes ses caméras sont l'absurdité, alors autant aller jusqu'au bout du délire, et peut-être que ça va être la guerre des boutons de braguettes.
Et celle de la FNAC, allez ! braquée sur le VIRGIN et sur le GIBERT pas loin là , lui aussi y s'en paye une de caméra....
Et la caméra de mo petit doigt, j'ai bien une idée....
Pas mal le petit échange sympathique sur le blog de Sinzania (voir dans mes favoris pour y aller), le Dr NONO a-t'il vraiment été censuré par hautetfort, possible, étant partie depuis quelques jours, j'ai pas tout suivi...
parcontre , j'ai lu l'échange de commentaires, à la suite du post de Sinzania ( qu'on sait toujours pas s'il elle est mâle ou femelle), question primordiale ! pfuuuu, je rigole Desproges.
Le cas Mireille, j'en connais des Mireilles et mireillons mi-raisins, et là vraiment Piotr, Sin ET Nono, (même si t'es mourant) ; CHANGEZ SURTOUT PAS DE CAP :
Riez des handicapés, des malades et mêmes des cancéreux en fin de saison, riez de tous ceux qu'on veut catégorier, riez avec eux pour eux, ça leur fait du bien , et si ça leur fait pas de bien c'est qui sont cons et qui ont rien compris, y'a des cons partout n'est-ce pas, moi aussi je le suis,(parfois) .:))))
C'est le meilleur moyen de ne pas devenir "Nazis", qui a compris ce terme dans la bouche ou plutôt l'écrit de Piotr ?
Riez , moquez-vous d'eux, avec eux, les handicapés, comme vous vous moqueriez du voisin "normal" avec l'autre voisin "normal".
Des handicapés, mon flair me dit qu'il va y'en avoir de plus en plus et de toutes sortes : moteurs, cérébraux, décérébrés, handicapés du système qu'on veut leur faire avaler (pardon Caillou- stoned, je sens que ce terme ne te plait pas, mais je t'aime quand même), les colorés , les uni-colours , les pas colored, les chlorés du jabot, les petits, les grands, les nez épatés , tellement qu'on pourrait y construire un HLM, les moches, bien que je préfère les beaux, les gros les maigres, ceux qui baisent pas comme moi, tous quoi....
Intégration : je hais ce mot, vivons , enguelons-nous, traitons-nous de tous les noms, handicapés ou pas.
Tiens à mon boulot, y'a une handicapée, on la surnomme "l'handicapée de service" ou "la patte folle", on lui dit , on rigole avec, de ses maux, aucune différence dans la différence, ce rire et cette moquerie mettent tout le monde à l'aise, ou la plupart, les autres , ceux qui comprennent pas ou ne veulent pas et bien tant pis, c'est leur choix de rester coincés , et enfin nous communiquons, sans compassion et pitié, et elle est heureuse de ça vraiment . Il y a aussi deux grosses dont on se moque devant et avec elle : Oh, toi la grosse, laisse moi passer la porte avant car tu vas rester coincée à la sortie et on sera bloqués pour sortir de cette turne et voir les petits zoziaux. et nous rions. Semoquer et rire avec l'autre quelqu'il soit dans sa forme et sa façon de vivre, c'est VIVRE et COMMUNNIQUER et ne pas se poser de questions sur l'intégration ou la tolérance, autre mot abject...
La tolérance, qu'est-ce que ce mot est pernicieux.
Merci Sin, Piotr et Dr Nono, votre humour et ce que vous êtes donne un air moins vicié sur la planète des blogs.
Allez sur les blogs dz Sinzania et lisez l'histoire du Dr Nono et surtout les commentaires, vous comprendrez que le langage est affaire de contexte et que ce qui s'écrit sur ces blogs est sain, le mot "Salope" est un mot vivifiant, dérangeant le bien pensant moisi et futur dangeureux, finalement tout ceci nous libère de la crasse ambiante.
Si Piotr, Sinzania et Dr Nono font bouger les mots, dîtes -vous que c'est bon et que si on s'arrête un peu, on y trouve beaucoup plus de respect de l'autre que sur certains blogs tout joli devant, chercher ce qu'il y a dedans...
Et là, c'est libérateur, merci à ces blogs et leurs auteurs , car il y en a d'autres heureusement, d'exister.
La je commence à faire loucher la caméra , bient fait pour elle.
(extrait des commentaires de piotr sur le post de Sinzania)
Mireille
http://icar17.blog.fr/
++++++++++++++++++++++++
ma réponse à cette mireille de mes fesses:
(écrite à l'arrache hein, on fait pas de la littérature ni de l'or ni du taux ni du graphe.)
tout ce que je t'ai écrit jusqu'à présent, l'était avec un sourire en banane jusque là. Ce qui est désolant, avec vous, les honnêtes gens honnêtes qui censurent honn^etement en toute bonne conscience du grand Bien, c'est qu'effectivement, vous ne faites pas la différence, vous ne voyez pas les nuances, d'où non pas mon mépris, mais une franche rigolade, mais oui. Comment pouvez croire un seul instant que l'on puisse être sérieux en écrivant ce qu'on écrit, dans l'outrage, dans la provocation. Il faut que vous soyez, vous-mêmes, et il s'agirait de vous intéroger vous plutôt que de crier à l'infâmie sur la tête des provocateurs, que vous vous intérogiez sur ce que vous avez en vous pour arriver à croire, ne fut-ce qu'un instant, qu'un type qui écrit, par exemple, des horreurs sur les handicapés, puisse être sérieux. Et, si tu avais un peu de jugeotte, je suppose, tu te poserais ces questions là avant de plaider pour le pauvre monde des pauvres qui crêvent la gueule ouverte. C'est tellement facile, derrière son écran.
voilà, je m'appelle pierre duys, et je me suis, c'est vrai, gentiment foutu de ta gueule. Non pas que je me prenne pour mieux ou plus ou quoi que ce soit, que les autres (si tu savais ce que je doute), je ne suis pas plus écrivain que toi, j'écris, c'est tout, et j'ai eu la chance, ou la malchance, d'^tre publié deux fois l'année dernière.
pour le reste, je vis, comme je peux, avec mes faiblesses et ma tronche et mon corps et mon histoire, ni plus, ni moins que les autres.
Mais ces autres là, souvent très con, et fort incultes, il faut bien le reconnaître, qui s'adjugent le droit de juger, au nom de leur bon sens, de leur morale, ou la bien séance, ou que sais-je encore, je me les fout au cul, pauvres taches ignorantes, c'est ce troupeau-là, justement, qui grossit les rangs des veaux qui votaient fasciste en 36, et encore maintenant, vous qui détenez la vérité. mais quelle vérité, bordel!
MAintenant, je peux tout à fait concevoir que ce"la choque la grande majorité, car celle-ci est imbécile. Ce n'est ni de ma faute, ni de la tienne, ni de celle de personne. Je conçois que des handicapés sois choqué. Mais peux-tu concevoir que d'autres soient suffisamment intelligents et bien dans leur peau pour aimer cela, car, à la vérité, le fait de se foutre de leur gueule, comme on le ferait de n'importa qui ou d'un ministre ou que sais-je, c'est justement le contraire de l'ontolérance, car c'est les considérer comme égaux aux autres. Que dire de vous, les censeurs, qui au nom du bien font des exceptions, vous êtes les intolérants, vous les voyez différents, moi pas. Donc je les traite comme je traite le reste.
Mais je prêche dans le désert, ton QI de mouche n'entendra pas ce que je te dis, parce que tu te sentiras attaquée (ce qui est évidemment le contraire puisque je prends le temps de te répondre) et que tu passeras ton temps, comme toujours à te défendre.
Sur ce je te salue et te souhaite un belle vie, mais oui.
pierre

Azazel.(relit pas et se fout des photes).
17:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
mal de lune
merci les allunisseurs, voir commentaires sur post.
13:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.07.2007
la lune et puis...
Imagine !
La courbe de la lune
voluptueuse,
elle s'ennuie, courtisane royale
elle est nue.
les acrobates aux ongles roses
accrocheraient bien l'entrecroise
dans leurs branches attentives et grivoises,
observant languissantes l'oiselle blanche,
suspens et
volutes tueuses,
désirée sans espoir de voir,
fausses visions de bruissants vergers,
isoloir derrière l'horloge
qui donne à lire et à aimer.
Imagine !
L'énigmatique sourire, la lune frustrée,
le pouvoir sans vouloir,
le plaisir des regards,
un jaune cendré d'orage,
le soupçon de l'urgence,
la danse et,
ce baiser de la confirmation
sans violence,
sans reflets,
sans brisure et dans l'indifférence.
La lune s'est laissée choir dans l'eau.

Imagine !
La lune perdue au fond du puits,
des frôlements de reine -des-prés,
un soir d'ivresse,
c'est inattendu,
elle est nue,
emperlée de gouttelettes
pétales de plaisir,
soupir,
plus mystérieuse sous tes fanions frissonnants
qui rougissent et refluent à mi-mots.
Imagine !
Un seul regard,
ta rétine pigmentée épiant tes paupières
et tu est libre ,
il faut bien finir.
Témoin du plus cachotier des sourires
un seul miroir
toi,
écartelé,
elle rit comme une enfant,
d'être aimée sans modération,
chair et lin,
douleur blafarde, bonheur halluciné,
elle fait sa couche,
son appel te manque déjà,
ton ventre criblé d'étincelles
ouvre ton corps au silence,
arquebouté au vertige du vide,
errance, errance,
du boxeur qui a reçu un coup dans le plexus,
briser le billard et voir.
Imagine !
Arraché de ta gorgée de vie,
tu t'aggrippes à la margelle,
et là, tu regardes
la lune qui se roule en boule,
mouvance, mouvance,
de l'onde,
à l'ombre de ses soupirs parfumés,
renaissance à l'italienne, blé vénitien.
Imagine !
Deux quêtes, deux recherches,
l'absurde et le sens de ta vie,
la caresse profonde de ta peine,
tu as plongé,
tu n'as rien vu,
à part toi et tes mots envolés,
tu ne sais plus ce que vaut ta peine,
la lune est mourante et dans un dernier coup de rein,
elle t'offre le néant.
Azazel (texte et peinture.)
10:46 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
12.07.2007
l'homme indigo, troisième retour

azazel
La neige, des pas inconnus ; nocturne, sur le toit de grands coups d'ailes et trois boules de glace.
Il rit dans sa chair écaille crevassée de mémoire, sur sa chevelure d'herbe flotte un baiser.
des voies tues montent des jardins, l'inconnu s'abat et frappe le grand élan des arbres.
Migrations.
Voilà L'homme Indigo, ses fissures patelines se faufilent dans la terre.
A toi L'homme Indigo ! fait vaciller l'humus, car il ya dans l'homme une lie de silence.
Ta main au mur ébauche le rouge.
Allez, je sors étendre le linge de la nuit, tes ailes mêlées d'arbres et de rochers sont si blanches !
Et pourtant les statues elles-mêmes ne s'achèvent pas sans hémorragies.
respire-moi, marche avec moi, le dos vide, vers les desseins abrupts de notre avenir.
Azazel
21:45 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
11.07.2007
jeu des 7 erreurs (chaîne)
Yoyostereo, puisque je suis sur la liste, je pose mon balancier sur tes deux épaules et en réponse à ce jeu à la recherche d'un profil inattendu, je nomme les sept prochaines victimes :
Sinzania
Piotr
Sinzania
Piotr
Sinzania
Piotr
PLaiethore (toi tu t'en sors bien).
Et je joue le jeu à ma sauce comme je te l'ai dit, à ma façon : al dente...
0) je déteste les chaînes... but I aime toi, amicalement tienne.
1) J'ai un grain de beauté sur le dos de la main droite, tu savais pas ça...
2) autre révélation intéressante : j'ai une petite tendinite sur l'avant bras gauche...
3) j'ai fait l'amour plusieurs fois, et oui, tu pouvais pas savoir ,vu que j'lai jamais dit...
4) j'ai appris le parler des voyageurs et leur musique envoûtante en voyageant avec eux....
5) j'ai un deuxième grain de beauté sur le genou gauche (3mm), un troisième sur la jambe gauche à 15 cm de la cheville (7mm voir 8), 6 heures du mat et j'inspecte maintenant mes narines, j'vais me connaître par coeur, rien de ce côté-là, à part un petit loup tout mignon juste sorti du ventre de son père...
6) comme je suis en train de me faire un lumbago avec mon mètre à ruban, j'arrête et je dévoile que je lis en ce moment un petit livre vraiment super, un petit bijou, "l'aliéniste", De J. M. Machado de Assis (brésilien 1939-1908).
7) je suis à la page 41, et j'ai mis un marque page papier-cul rose (parce que je suis une fille) et que je veux pas abîmer ce livre qui m'est précieux...
8) allez soyons fous, dernière révélation, ce livre se trouve aux éditions Métailié....
tous ses révélations sont vraies, je jure sur la bible, hum... ou alors sur, mais oui c'est vrai.
toutes les personnes citées et qui doivent streap-tiser maintenant sont sur mes favoris.
Tchao à tous , j'crois que jai vu des chataignes bleues chicorée sur le linge de ma nuit.
Azazel.
06:20 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
05.07.2007
balbutiements

Les Balbutiants ahuris agrafent les silences au fil de l'eau, leurs mots tagliatelles clapotent et se taisent.
Les Diseurs se lovent dans ces entrailles mouillées, de fines écailles de peine se lisent en flair de gris ; sous leur chemise blanche , des corps poreux.
Les Balbutiants recourbent leur unique base, secouent les paupières, ils attendent sous l'aile éprise ...
La Roche aux Echos, les pépiements légers de l'aurore désirée, la roche aux échos, elle seule découvre le ciel et les matinées indigènes.
Les Diseurs partent à bout de langue, une bruine éparpille les silences, les nons-dits ivres s'écrasent, crépitement d'escargots foulés au pied, de multiples bras arrachent les errances laineuses, l'ombre s'étend, venez la chercher ! avant qu'elle ne se raye, elle vous dira tout..
Trois Balbutiants démembrés décryptent le sombre et soufflent sous la terre hasardeuse.
De petites mottes de tristesse éclosent sur chaque jour, petits tapis à pas bleus, regards et oreilles encore tout mouillés se tendent vers les roseaux calligraphiés.
Ah ! les crevasses résonnent, des bulles complices avalent l'angoisse, naissance, un mot utérin attend, suspens, le silence s'efface sur son unique jambe, vide du jour absorbé, noyé.
Mais voyons ! c'est le jour des Diseurs, ils agglutinent les mots impossibles et s'évanouissent, des bourgeons picorent des instants de parole, jetés au large ils essaiment et le vent qui file les suffoquent.
l'oreille de l'ami en a sauvé un.
azazel. (texte et peinture)
19:22 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note



