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28.08.2007

vacances forcément

partie, à bientôt, très bientôt....

Azazel

27.08.2007

Fugace

De mon ciel plombé, je devine les rosiers, leurs pétales ont séché, seul un cri s'enfuit du lit du matin, un baiser, un bruit d'aile, l'escargot perd l'haleine, un éclat de peinture rouge sombre, un autre bleu clair rejoint la joie de l'orage, les rubis d'un poignard et la cruauté tombe, garde à jamais au fond de tes entrailles l'exil qui te tenaille, la faille est tenace, mais la vie traîne un courage au goût carapace.

 Azazel (passage chez Michel à  Franquevaux.)

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Azazel (peinture)

22.08.2007

l'homme indigo 4 et fin

Mains sur ton visage crin,

Je est aveugle.

Je, moi, jeu,

Toi,

Mains aux creux des ruelles, secrets

Tiges enlacées,

Coins, détours guetteurs,

Fantômes d'un jour.

JE découvre ta musique de roseau solitaire, MOI

Mes doigts pianotent et

Rejoignent le sourire soleil, JEU

Aurore au coin de tes lèvres luths.

Empreintes éventail

Sur l'aiguille de tes yeux de chat,

Sillons malmenés,

Tes "stig-mates" reconduisent la terre trace,

Repoussée au-dessus du mur,

Visiteur triste JE,

Chut, tais-tois....

TA bouche est amère peau de noix,

Battements de paupières sous mes doigts,

Papillons de larmes en léger tremblements,

Où poser ta tête trop lourde ?

TOI, tu glisses loin de MOI.

 

Ecoute, nous marchions. Il y avait les matins de la planète terre, les pollens envoûtés, le fond de l'eau moelleux sirotant près d'une pierre, l'acacia dont tu happais goûlument les fleurs, et cette barque près du lotus...

Les  cimes des arbres reviennent toujours, écoute encore, JE, MOI JEU,TOI, encore, remonte le ruisseau, tu as marché sur la branche fragile, c'est rien.  

La pluie sur les pruniers, t'as vu ! j'ai du sable dans mes sandales.

Je brise ta prison aussi blanche que la nuit d'un seul coup de sabre, MOI.

Buée.

C'est tout, TOI tu glisses récif, loin de MOI, c'est rien et je ne vais pas te secouer par la barbe, tu le dirais aux morts,

Elle ferme ton hiver, l'Homme Indigo.

 

Il y avait un léger brouillard et cette barque près du lotus.

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Azazel Texte et photo)

15.08.2007

protégez nos bébés !!!

 Pauvres petits chérubins européens obligés de CONSOMMER des jouets plombés..

Et pendant ce temps des milliers de  joyeux petits nains des pays dits du "tiers-monde", se baignent avec allégresse et boivent goûlument de l'eau mercuré et plombé, sont heureux ces enfants car ils restent petits, c'est mignon un enfant nain.... et puis y'en a qu'on pas d'eau, alors le plomb, qu'est-ce qui s'en foute...

"Mattel, Fisher-price", des jouets vendus très chers, "rolls-royce"  des jouets, fabriqués en Chine pour pas cher, par de pauvres petits gens, peut-être des nains ou des lutins de nuit, font ça gratos ; profit, profit, contaminés par le plomb,  conditions de travail indécentes....

Et nos pauvres petits européens , américains riches qu'on gavent comme des oies, qui CONSOMMENT béats de bêtises, des jouets fabriqués par de vilains nains empoisonneurs, encore heureux que la police interne des grosses boîtes à jouets s'occupe à remettre de l'ordre dans tout ça ! na! na! areu...

Chez "mabell" et "fischer-crasse", ça c'est les jouets pas chers pour pauvres, on vérifie pas.... mais c'est pour la mauvaise herbe, et la mauvaise herbe , c'est pas facile de s'en débarasser.

GUILLI-GUILLI, un petit peu de plomb dans la cervelle et sur la dent de lait, ça fait pas de mal, peut-être qu'après ce sera des mutants et qui joueront  avec de la terre  des boîtes de conserves trouées et la vieille pelle à tarte de la grand-mère.

mais ça aussi c'est dangeureux , une boîte de conserve trouée, ça peut couper, et si , et si...

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Laissez-les-vivre.... 

Zazel fichtre.

12.08.2007

loin des sources

Des larmes sous ses grands ongles,

Du sang sous ses paupières

Allumettes,

Retarde le velouté naissant des regards

Redoute la morve qui donne à boire aux guêpes.

 

Elle pleurera de gros bourdons,

Elle sucera ses doigts,

ses paupières hésitantes

traceront

Un masque rouge,

Pour s'étendre près du soleil.

 

Ses yeux tomberont sous les rayons

qui frappent

le sable infini.

 

Ses ongles calcinés

ouvriront des plis

au son des rideaux blancs

où rien,

vraiment rien ne commence.

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Azazel (texte peinture)

 

 

 

07.08.2007

printemps tardif

6a6fb5061d57b06eb7780db516ec6554.jpg Printemps tardif


C’est le printemps
Allons flâner
Au bois léger
Cueillons Cueillons les violettes...

Mignonne, allons
Voir si la rose...

Quelle est la raison biologique de tant de bonheur ? Nous en connaissons quelques mécanismes : la longueur relative des jours et des nuits est essentielle. Cette information est perçue par l’épiphyse se cachant sous notre front. L’épiphyse secrète des hormones qui agissent sur le cerveau qui commande l’hypophyse, autre glande de l’encéphale, qui fabrique des gonadotrophines qui incitent les glandes sexuelles à sécréter : d’où l’envie pressante... de composer des poèmes. Les hormones ont une musique : on devrait chanter la gonadotrophine et la progestérone.

Auxines et gibbérellines
hormones végétales
anémones sylvie
tapis de neige
piqueté de violettes
de ficaires d’or
et d’hépatiques mauves
Pollen volant
Pistil béant
Moiteur collante
Des extases odorantes.

Les grenouilles rousses
S’embrassent pendant trois jours
Le papillon citron gigote
en quête d’une papillonne
Mésanges et sittelles
Bâtissent leur nid

Escargots petits gris
Double bonheur hermaphrodite

Le terrier des blaireaux
Un lit d’amoureux.

La Terre : quatre milliards d’années. Le sexe inventé il y a un milliard et demi d’années. Un milliard et demi de printemps, cellules à noyau.

Eponges, méduses et lis de mer
S’aiment depuis le précambrien
Les poissons depuis le cambrien
Les amphibiens et les insectes depuis le dévonien
Les reptiles depuis le carbonifère
Les mammifères depuis le trias
Les oiseaux depuis le jurassique
Les plantes à fleur depuis le crétacé

Millions et milliards
De parodies et d’accouplements
Naissance
La biosphère n’est qu’un sexe
La Terre s’appelle jouissance

Ne soyez pas choqués
Moralisateurs et intégristes
Empêcheurs d’aimer en rond ;
Je salue les frissons de mars et les fièvres d’avril
Je vénère le revigorant érotisme des pistils, étamines, oviductes et pénis
Odeurs et phéromones de la totalité du vivant.

Azazel (texte),

 

la photo, (je me rappelle plus du titre du magazine), un magazine genre terre sauvage , mais en mieux...., avec des dessins , ça j'me rappelle. L'existes plus , trop bien.

05.08.2007

el lobo,

petits écrits, petits silences , plaisir.

 

El lobo

 

 Sur la glace lasse, sans indécence, il plie sous le sens, de son absence, et lance la cadence,

Doloroso, sniffe l'essence, il balance,

el tempo ; fuit ! borracho.

 Erafle le soir sans fil ! lamento.

But,

i'm just a gigolo,

please , un expresso !

 (azazel)

30 12 2006

01.08.2007

photo

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mars 2006 (Azazel)

Transportée par les opossums, je voudrais voir les bayous du Mississipi et dans ses méandres retrouver les arbres droits, plantés pour quelques temps dans l'eau brumeuse.

 Et la neige...

 une envie de neige et de lamantins, dormir sous la nageoire, la tétine, le lait, la fatigue portée sous les eaux du Mississipi.

Azazel. 

Et si,

Et si

les myosotis se courbaient

sous les pantis des demoiselles !

Et si

 l'écaille cramoisie

accrochait un bout de leurs dentelles !

Et si

ce fil d'ariane dévoilait

 une envoûtante citadelle !

 et si

le rubis lisse

incendiait tes prunelles !

 Et si, Et si , Et si...

Alors,

ue coquillage profond s'échouerait sur ta grève,

Alors,

 un souple écrin de soie s'ouvrirait dans ce rêve.

 

Avant que je ne comprenne,

tu aurais conquis ma nuque farouche,

une gorgée de ruisseau,

glissant de ta main dans ma bouche.

 

Azazel.

29 11 2006

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