24.09.2007

pingouin disloqué

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Disloqué petit pingouin imaginaire, balancé au gré de mon sein.

 Son chapeau de toile orange ?

 Tissé doigts de fée sous le regard malicieux d'une clochette amoureuse.

Ses semelles coton charbon bleu, collaient le goudron,

son polo blanc et ses ailes nuit, pédalaient allègrement,

Elles cinglaient vers les larges gouttes des froides rivières.

 

Noires les ailes, noir le café, noires mes idées cloquées.

JE......................................SUIS

jumelle d'une griffe qui te ressemblait.

 

Quand reverrais-je le clavier à cinq portes ?

Celui qui me parlait des "vrilles de la vigne".

 

 idée , idée , idée ;

la vigne où dort ce marcheur jumeau,

le voila !

Il danse sur un hymen

et rejoins le tic-tac d'une horloge,

il n'a pas d'âge

et la mort continue de grandir en lui,

ton corps te freine pingouin-goudron !

ton corps décalcifie ce poids anéanti...

Retrouve le nom et secoue ce double qui prend ta place,

il s'assoit et grapille ça et là,

regard levé vers tes souvenirs,

thym, herbes, centaurées, lins, onagres troublaient tes chemins.

 

Ta veste de velours, ton pantalon usé,

linceul de mes joues pierres.

Ta mémoire parfumée, métissée

au rythme de cuba,

aride, sans avenir. 

Ta voix à la cassure si claire, intense, saillante

perdue, désassemblée.

La note extrême et pure celle qui amenait les mots,

 à peine audible.

 

Petit chapeau orange, sombre et doux,

café carambar au col vert pour l'hiver,

fier et fasciné,

tu me tends pour la neige en mon sein,

ton inépuisable abandon.

 

Azazel (texte et tableau)

 

Commentaires

Salut

petit pingouin ,sortis de l'eau , grandis sous le soleil , et chauffe toi au feu de l'amour
passe les ideaux ,passe la vie mais jamais n'oublie ..jamais ne faillit , parle ,cris mais jamais n'abandonne la raison ,sans raison ni vents ..au dela du divan ,de l'amertume condannée ..tricote ta lumière , ton stylo balafarde sur les highway de l'insolence et du rire ..
Bises
Gérard

Ecrit par : Gérard | 24.09.2007

je l'ai vu ce tableau grandiose, là il paraît tout petit, dommage, ton texte me prend à la gorge, tu sais si bien exorciser la vie.
je t'embrasse ma caille.

Ecrit par : gabl | 24.09.2007

pour quoi "Gabl" pour clark, quelle horreur dégoulinante, faits -moi "Jack" pour Nicholson, je préfère, ou alors Gaby, "tout petit", en ce moment je suis toute petite, il sera grand dans mon album, dans quelques jours, et puis , je privi légie le texte, mes tripes de mots...
Gérard, je faillis, pourquoi ne pas faillir, descendre, est-ce mal, aller au fond et remonter, toujours gai et zen , je ne peux pas,ne pas abandonner la raison, laquelle ? la mienne est déjà une faillite dans ce "monde".
le rire , tu as raison, la vie reviendra peut-être sans raison....
merci de ton passage et de ta gentillesse, malgré tout ce qui nous différencie.

Ecrit par : azazel | 24.09.2007

Quand reverrai-je, hélas...
Marcheur jumeau arrète un peu ton pas ...

La poésie est convoquée,
pour le grand exorcisme.

Ecrit par : michel, à franquevaux. | 25.09.2007

...écrire ... et peindre... et créer... et crier... et écrire encore ... encore... pour ne point mourir... et se retrouver...

Bise à toi

Ecrit par : Maria-D | 25.09.2007

j'aime bcp je crois que je vais devenir un de tes fidel lecteurs
tilk

Ecrit par : BRONCHAL FERNANDO | 25.09.2007

azazel chatouilla le pingouin qui se mit à rire et son rire brisa la banquise en un milliards de cubes de glace , j'en saisis un au passage pour rafraichir mon pastis....il faisait si chaud car le chapeau orange du pingouin avait été emporté par le vent dans les nuées et était devenu un deuxième soleil qui chauffait la terre.

Ecrit par : ulysse | 25.09.2007

Merci marcheuse jumelle pour ce texte étrange, plutôt " désassemblé" et très fort et cette belle peinture !

Ecrit par : Colette | 26.09.2007

Ton pantalon, ta veste, c'est payé, balayé, oublié, désassemblé, parfumé, métissé, disloqué, disloqué.

Ecrit par : michel, à franquevaux, biscuit qui craque, dans les doigts sous la langue. | 26.09.2007

Banquise d' encens aux pingouins endimanchés...
Fêlure en timbre de voix
Aux fesses de velours rapiécées ...

Et cette peinture dont je rêve de caresser la peau ...

Ecrit par : Kaïkan | 26.09.2007

tu as le talent
vraiment

Ecrit par : jeanne | 28.09.2007

ne jamais renoncer à la lueur fraîche des petits matins, ne jamais renoncer aux printemps, aux étés brulants, traverser l'hiver et retrouver le vert tendre de tes jours

Ecrit par : yoyostereo™ | 28.09.2007

Les nuits avortées du pingouin disloqué
chevauchaient le sauvage éther azuré.
Bigre, fichtre : toutes les insanités, à la dérobée,
sortirent d'un même cri à peine évoqué et susurré.
(...)
Bin mince alors :
Vrai pingouin ou faux manchot ???

Ecrit par : Ji-el-Bê | 28.09.2007

Bises

Ecrit par : Maria-D | 28.09.2007

qu'un insondable abandon accompagne ta nuit et que l'impératrice des pingouins veille sut ton sommeil
bises tropicales

Ecrit par : ulysse | 28.09.2007

j'aime ce texte, sa liberté qui l'envole, l'amour qui le soupire,
je te salue azazel...
anaka

Ecrit par : anaka | 02.10.2007

Salut

Petit passage d'un loup libre et sauvage ...
Bises
Gérard

Ecrit par : Gérard | 02.10.2007

Azazel endormie, disloquée, en attente, où ailleurs ?

Ecrit par : michel, à franquevaux. | 03.10.2007

ton surréalisme en réalisme de tes mots disloqués m'enchantent toujours .

Ecrit par : bruno | 04.10.2007

Le pingouin avait mis Azazel sous son aile pour la protéger du vent d'autan. Elle y était si bien qu'elle y resta tout l'hiver

Ecrit par : ulysse | 05.10.2007

On va lui souffler dans les plumes à ce pingouin si carcéral il se révèle !

Vous embrasse Azazel.

Ecrit par : Plaiethore | 06.10.2007

où es-tu douce enfant ? des bises tendres

Ecrit par : esther | 06.10.2007

Petit pingouin se dandinant sur la banquise noire de mon âme abîmée par le réchauffement de la planète!
Mais sa courte aile maladroite ne put empècher le vent de souffler et d'emmener avec lui la fragile brindille qui s'y abritait.
Prend soin de toi AZAZEL
Amitiés.

Ecrit par : evglantine | 07.10.2007

Moi aussi je te cherche, tant de cris dans ton silence !

Ecrit par : Colette | 09.10.2007

Je reviens, je relis ...
Quelle écriture forte tu as Azazel ...
J' en suis à chaque fois retournée ...
Belle journée douce à toi ...

Ecrit par : Kaïkan | 09.10.2007

...

Fracas des mots de soie tintinnabulants
Cadence ou souffle le murmure…

Les non dits marins sont dans les trous des poches

Dénouer la pelote du rouet prend son temps de tac tic

Son espoir est un satin,

Et je prends ses baisers

...

...demain c'est mon anniversaire, j'vous offre un vers...

...et vous?...

Ecrit par : ... | 09.10.2007

dans le blanc des nuits et dans le noir des jours je te cherche....où es tu Azazel ?

Ecrit par : ulysse | 10.10.2007

Allozazel ??????

Ecrit par : Gene | 10.10.2007

J'ai tout coupé, tout laissé pendant des semaines.
J'ai écouté, regardé, pensé et laissé la bonheur investir mon être.
Et je reviens, te lis et des souvenirs me reviennent.
J'aime te lire...

Ecrit par : le rat vit | 10.10.2007

dis-le, crie le ma chérie, quelques mots seulement, je sais que tout ces gens qui viennent te voir sont sincères et toi tu aimes écrire sur ce blog, ça ne change rien à ta souffrance , c'est vrai, mais continue.....
c'est moi Valou, écoutes Gaby et extirpes unbout de ta souffrance sur ton blog, tu les aimes ces gens, toi qui est l'émotion pure en tout, toi qui donne tout sans arrière pensée ettoujours gratuitement dans toutes tes expressions, vas-y, craque....
amitiés et bises de nous deux.

Ecrit par : gaby | 10.10.2007

infini, le ciel
profonds, les silences qui s'échappent des coques en bois vide
abandonnées en bouches criantes
mais parmi la terre grise, humide, et les silex
sortent les joies blanches des coprins chevelus
et pour des jours encore, ils rient
avant leur lendemain de perles noires
avant que l'or des érables champètres s'y pose au gré du vent
s'y laisse mourrir au soleil à la pluie
à la lune de novembre
et au clair de la nuit

je t'embrasse, aza
pensées douces

Ecrit par : tomas | 11.10.2007

Petite caresse du bout de l'aile... en passant...

Ecrit par : Maria-D | 11.10.2007

Attention au brouillard hors de nos frontières
le soleil se lève à 8h08
on glisse sur la banquise

Ecrit par : Gene | 13.10.2007

je passe sur la pointe des pieds
et te couvre de bises
pour faire fonde la banquise
qui t'a emprisonnée

Ecrit par : ulysse | 15.10.2007

oh azazel, il me touche ce texte.
Fragilité et force dans le même mot, le même instant...

Ecrit par : anaka | 16.10.2007

Bise toute tendre Azazel... sais-tu que tu me manques...

Ecrit par : Maria-D | 17.10.2007

Plus se disloque le pingouin
plus s'ennuient les lecteurs/tices
du " clavier à cinq portes "
Tu me manques aussi
Je t'embrasse

Ecrit par : Colette | 19.10.2007

je t'embrasse, azaz'aile envoilée de silence
pensée douce

Ecrit par : tomas | 19.10.2007

bises pour faire fondre la banquise...

Ecrit par : ulysse | 19.10.2007

A la glace, à la glace ? Ya q1q1 ? Ne coupez pas !

Ecrit par : Gene | 22.10.2007

Allo allo ? Ecoute chez Franquevaux, le frois s'installe

Ecrit par : Gene | 25.10.2007

Tomas a l'air d'avoir voyagé aux travers de ta toile. Il fait froid dedans...
J'espère que ton coeur, lui, est chaud.
Bisou

Ecrit par : Cendre | 26.10.2007

Plus tard.

" Reviens, reviens ... la fleur de ma vie est fermée loin de ton sourire ... d'ici là bas quelle distance, tant d'espace ... que de vallons, que de montagnes, à lasser le pied des chevaux. " *

Plus tard.

* (souvenirs de Théodore de Banville)

Ecrit par : michel, il pleut à franquevaux. | 27.10.2007

Prend soin de toi, nous continuons à relire tes mots qui savent si bien nous charmer.
Nous nous perdrons dans la contemplation de tes peinture, nous rêverons sur tes poèmes, réagirons à tes coups de gueule!
Prend ton temps,nous sommes toujours là qui t'attendons patiemment.
Bisous chère Azazel.

Ecrit par : evglantine | 28.10.2007

M'Azazel, vous nous manquez... terriblement.
Que votre pingouin vous tiennent fort sous ses ailes au moins.
Vous embrasse et souffle chaud sur vos pieds.

Ecrit par : Plaiethore | 01.11.2007

un bisou d'un passant

Ecrit par : yoyostereo™ | 05.11.2007

tendresse**********

Ecrit par : jeanne | 06.11.2007

Une goutte de baume aux élixirs de tes plantes ...
En pensée avec toi,azazel ...

Ecrit par : Kaïkan | 10.11.2007

Brume au goût de givre ... pour toi tendre pensée...

Ecrit par : Maria-D | 10.11.2007

Un pingouin délocalisé,
et le silence, le silence.

Ecrit par : michel, à franquevaux. | 13.11.2007

N'oublie pas que J'écris des chansons pour les oiseaux

Ecrit par : yoyostereo™ | 14.11.2007

Tu reviens quand, joli pingouin ?

Ecrit par : Colette | 15.11.2007

Il est temps, il est temps.

Ecrit par : michel, à pleins poumons, à franquevaux. | 22.11.2007

tout prendre du chagrin et de ses évidences et s'empoigner à la survie...

Ecrit par : m. | 23.11.2007

Savoir que tu es là... est bon... bise vers toi

Ecrit par : Maria-D | 24.11.2007

Juste une amitié, en passant, dans des moments difficiles.
Bisous chère Azazel

Ecrit par : evglantine | 24.11.2007

merci de ton passage ...je suis content d'avoir de tes nouvelles....décidément j'adore ce texte

Ecrit par : BRONCHAL FERNANDO | 26.11.2007

Heureuse aussi de te retrouver même indirectement, aucune importance, j'embrasse la petite fille qui pleure.

Ecrit par : Colette | 27.11.2007

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