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30.12.2007

de l'art et du cochon

 TOPOR

Vous autres, vous avez vos marécages ! vous vous reposez, le soir. Le dimanche, vous parcourez vos flaques. La boue, quelle douceur ! Nuque renversée, et le ciel, aveuglant. Non, vous n'êtes pas tous les jours à toutes les minutes en train de perdre l'équilibre. Dans vos existences de Mâchefer, il y a des pauses. Il y a des chemins de traverse, des étangs avec des nénuphars et de grosses bulles de méthane qui crèvent doucement.

Enfin, vous avez le droit de mourir anesthésiés.

Ici, même les amandes sont à vif. Bien sûr, nous sommes allés jusqu'au bout du monde. C'était le temps heureux des flâneries. Et puis, nous sommes sortis des limites. Plus de balancier. La corde vibre à se rompre. Y-a t'il seulement une corde ?

 

 

Voilà, j'ai récupéré mon ordinateur, j'avais des chenilles à la place des yeux, pas à cause de l'ordinateur,oh non !

Je viens de naître à tes heures comptées, et,et,et, j'ai peur, Janvier s'empreinte mal dans ton écorce, des pilleurs profonds s'enfoncent en toi comme dans des fruits trop mûrs, le pot de chambre est bleu..., Je m'en rappellerai à travers mes dépaysements futurs.

T'aimer, t'aimer ainsi, parfois j'aimerai être ton jeune frère, te voir, te toucher autrement, équilibre, la nuit serait rouge et tu ne pourrais pas mourir.

La nouvelle année sera verticale et aussi loin que descendra la lune le plaisir sera sans amertume.

(Prophétie pour vous chers) Azazel.

14.12.2007

dors la suite et, un petit bout de fin.

Plume de corbeau sous ses yeux refermés, seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore, et pourtant, une mue douloureuse a crevassé ses mains, dans ses paumes grillagées , des phalènes détraquées délabrent le chemin, sa tête empoissonne ses armures filets blancs ; son vaisseau ! une barque aux rames décalées. aujourd'hui l'ombre de la terre  ancre des paquerettes, majestueuses sous ses cils dessillés ; réveil, son sourire lavande taloche mon regard, je me déplie, il respire plutôt bien aujourd'hui, la ridelle aux creux de ses sourcils me sourit, je chante des alouettes d'instantané et arrête les abris du temps.

L' amiral s'habilla de gris, l'air songeur, nuance : gris clair, pour retrouver les murs blancs de l'hospital, je l'aidais, m'embrouillais, la petite truelle ne colmatait pas mon chagrin, pas de compassion, mais un baiser sur sa nuque de lait ; l'ambulance scintillante, métalique sur les flancs, ça jette, les voisins sont matinaux, une tache rouge derrière leur fenêtre, froissement de  papier journal pour cacher leur curiosité, ils ont déjà vu la nudité du crâne, les ruines et la tasse d'eau claire.

je me donne du courage , je fredonne ,je serai capable d'avaler un sabre pour que le roi des dragons reprenne ses ailes et tranche la corde d'un coup de dent rageur, mais le python est là, rampant dans les flots boueux de son corps trop  faible ; amiral, amiral, ton sourire est inexact.

Néons, couloirs, ascenceurs, blouse, gants, charlotte, masque.

mes yeux seuls ?

même pas.

Sac, bague, montre se défond en choses vagues, le brouillard éclipse l'émail de mes mots, mon "ça va mieux" sonne idiot, l'espace -temps cueille mes paroles dans une cuillière lavandière, je t'ai apporté un livre pour plus tard ! c'est interdit, trop de microbes ? tes globules s'en sont allés vers l'ombre, il ne te reste que tes planètes rouges aux extrémités enflammées.

Contre toute attente, tu y crois, dans 10 jours tu seras sorti , foi d'Amiral Galactique, une couleuvre se dresse dans tes yeux safrans :

-Oui , ma mouette, dans dix jours.

ton visage suinte cette vérité.

j'ai si honte de savoir tes bêtes souterraines, tu me souris bateau ivre, de ton mieux tu chasses la poussière, essoufflement lilas frêle.

Ton "amour" flotte autour de mes yeux, seuls visibles pour toi, silence  chat sauvage, éclair naufrage, je chavire, on me pendra un soir près du navire brisé.

-"Je me suis rêvé mort, je me suis suicidé en imagination, détachement absolu, maintenant je peux vivre et aimer cette vraie vie, cette vraie mort ; amour, aimer, bonheur, je te sais, ma mouette, et amour n'est que le mot qui ne dit rien, je te sais dans le goût de ma vie qui m'enlève à la nuit"....

Sa voix s'arrête , épousée par le soir

Que sais-je au fond ? Ton cerveau, tes poumons, ton foie, tes reins, l'horrible chose comprimant ton coeur, pas de quoi faire une maladie, plusieurs peut-être....

Bureau, clair-obscur, Space-mirador sur un fauteuil perché me reçoit : "non madame, trois semaines à trois mois, c'est tout, peut-t'on vous téléphoner la nuit ? Non madame, pas de sortie possible, il faudrait une équipe médicale complète pour le suivre, branchement, lit médicalisé....

Madame insiste,il ne souffre pas, vous me l'avez enlevé à la suite d'un énième examen, sans prévenir, je n'ai pas d'au revoir sur notre barque aux liserés impudiques.

"IL ET JE VEUX VOULONS FINIR D ETRE DANS NOTRE VAISSEAU."

Il me l'a dit : 10 jours ici, pas un de plus.

alor, alors je crois en son sourire de gisant.....

10 jours , ombre sur ombre, comme marcher sur des épines, ton absence ressemble à  ta présence, infranchissable, ton corps et ta voix gicle sur moi comme de l'eau de mer, je t'efface dans l'escalier, tu dévastes la salle de bain, pourtant immensément vide, je m'apaise, tu lances une ondée éblouissante dans la chambre, cette fausse étreinte m'éreinte, je suis affamée de toi,fatiguée, je m'insurge contre cette fausse présence friable qui m'ensable sans repère et sans repos.

10 jours, ton retour sent la tomate confite, les chats pourlèchent le contour des assiettes, mes vêtements me frôlent comme des jonquilles pressés, je lance la nuit, elle grésille ; langueur, lenteur, revenez, savourez ce petit moment de bonheur : un retour sans aucune armature.

Ta fatigue, ton regard aux armes dévoyées, nos sourires, toucher ton bras, toutes nos épaules sont de sable, moi , je défie chaque seconde de ne pas rester intarissable de vie

Tu te tiens là  comme une girafe sur la banquise mais ton regard a retrouvé la quinte flush d'avant le grand naufrage, de petits citrons juteux dans nos yeux, le grand réverbère ruisselle de lumière pocharde.

 Retour vers ce futur, "cristal qui songe" mais ne sait pas, un pas pour dire la victoire, un autre pour le deuil, mais  tes mains et ta tête n'ont jamais cessés de bâtir.

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givre et glace' 5h40, 13 Octobre 2007

Azazel

09.12.2007

entracte : de la poésie du cochon

07.12.2007

dors

Plume de corbeau sous ses yeux refermés, seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore, et pourtant, une mue douloureuse a crevassé ses mains, dans ses paumes grillagées , des phalènes détraquées délabrent le chemin, sa tête empoissonne ses armures filets blancs ; son vaisseau ! une barque aux rames décalées. aujourd'hui l'ombre de la terre  ancre des paquerettes, majestueuses sous ses cils dessillés ; réveil, son sourire lavande taloche mon regard, je me déplie, il respire plutôt bien aujourd'hui, la ridelle aux creux de ses sourcils me sourit, je chante des alouettes d'instantané et arrête les abris du temps.

L' amiral s'habilla de gris, l'air songeur, nuance : gris clair, pour retrouver les murs blancs de l'hospital, je l'aidais, m'embrouillais, la petite truelle ne colmatait pas mon chagrin, pas de compassion, mais un baiser sur sa nuque de lait ; l'ambulance scintillante, métalique sur les flancs, ça jette, les voisins sont matinaux, une tache rouge derrière leur fenêtre, froissement de  papier journal pour cacher leur curiosité, ils ont déjà vu la nudité du crâne, les ruines et la tasse d'eau claire.

je me donne du courage , je fredonne ,je serai capable d'avaler un sabre pour que le roi des dragons reprenne ses ailes et tranche la corde d'un coup de dent rageur, mais le python est là, rampant dans les flots boueux de son corps trop  faible ; amiral, amiral, ton sourire est inexact.

Néons, couloirs, ascenceurs, blouse, gants, charlotte, masque.52b51bd2f1b93cf50d90fea11921a630.jpg

mes yeux seuls ?

même pas.

Sac, bague, montre se défond en choses vagues, le brouillard éclipse l'émail de mes mots, mon "ça va mieux" sonne idiot, l'espace -temps cueille mes paroles dans une cuillière lavandière, je t'ai apporté un livre pour plus tard ! c'est interdit, trop de microbes ? tes globules s'en sont allés vers l'ombre, il ne te reste que tes planètes rouges aux extrémités enflammées.

Contre toute attente, tu y crois, dans 10 jours tu seras sorti , foi d'Amiral Galactique, une couleuvre se dresse dans tes yeux safrans :

-Oui , ma mouette, dans dix jours.

ton visage suinte cette vérité.

j'ai si honte de savoir tes bêtes souterraines, tu me souris bateau ivre, de ton mieux tu chasses la poussière, essoufflement lilas frêle.

Ton "amour" flotte autour de mes yeux, seuls visibles pour toi, silence  chat sauvage, éclair naufrage, je chavire, on me pendra un soir près du navire brisé.

-"Je me suis rêvé mort, je me suis suicidé en imagination, détachement absolu, maintenant je peux vivre et aimer cette vraie vie, cette vraie mort ; amour, aimer, bonheur, je te sais, ma mouette, et amour n'est que le mot qui ne dit rien, je te sais dans le goût de ma vie qui m'enlève à la nuit"....

Sa voix s'arrête , épousée par le soir

Que sais-je au fond ? Ton cerveau, tes poumons, ton foie, tes reins, l'horrible chose comprimant ton coeur, pas de quoi faire une maladie, plusieurs peut-être....

Bureau, clair-obscur, Space-mirador sur un fauteuil perché me reçoit : "non madame, trois semaines à trois mois, c'est tout, peut-t'on vous téléphoner la nuit ? Non madame, pas de sortie possible, il faudrait une équipe médicale complète pour le suivre, branchement, lit médicalisé....

Madame insiste,il ne souffre pas, vous me l'avez enlevé à la suite d'un énième examen, sans prévenir, je n'ai pas d'au revoir sur notre barque aux liserés impudiques.

"IL ET JE VEUX VOULONS FINIR D ETRE DANS NOTRE VAISSEAU."

Il me l'a dit : 10 jours ici, pas un de plus.

alor, alors je crois en son sourire de gisant.....

photo : givre et glace, 5h 41

Azazel

04.12.2007

Dors,

Plume de corbeau sous ses yeux refermés, seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore, et pourtant, une mue douloureuse a crevassé ses mains, dans ses paumes grillagées , des phalènes détraquées délabrent le chemin, sa tête empoissonne ses armures filets blancs ; son vaisseau ! une barque aux rames décalées. aujourd'hui l'ombre de la terre  ancre des paquerettes, majestueuses sous ses cils dessillés ; réveil, son sourire lavande taloche mon regard, je me déplie, il respire plutôt bien aujourd'hui, la ridelle aux creux de ses sourcils me sourit, je chante des alouettes d'instantané et arrête les abris du temps.

L' amiral s'habilla de gris, l'air songeur, nuance : gris clair, pour retrouver les murs blancs de l'hospital, je l'aidais, m'embrouillais, la petite truelle ne colmatait pas mon chagrin, pas de compassion, mais un baiser sur sa nuque de lait ; l'ambulance scintillante, métalique sur les flancs, ça jette, les voisins sont matinaux, une tache rouge derrière leur fenêtre, froissement de  papier journal pour cacher leur curiosité, ils ont déjà vu la nudité du crâne, les ruines et la tasse d'eau claire.

je me donne du courage , je fredonne ,je serai capable d'avaler un sabre pour que le roi des dragons reprenne ses ailes et tranche la corde d'un coup de dent rageur, mais le python est là, rampant dans les flots boueux de son corps trop  faible ; amiral, amiral, ton sourire est inexact.c5f55bf717ba92d11caa670ab4690085.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

photo du 13 octobre 2OO7 : givre et glace. (05h 37)

 

Azazel

01.12.2007

entracte

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Conchita, tu me l'as fait rencontrer l'homme aux mille voix au registre infini et au ventre serpent, nous avons sympathisé, je l'ai revu, avec l'amiral galactique toujours debout,sa dernière danse, à Niort avec ses amis nous avons appris comment parler et vivre avec le ventre, les viscères.....

NOSFELL, ton pays ,tes contes , tes rêves merci....

 

Azazel 

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