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04.02.2008
les corbeaux
les corbeaux s'étaient rassemblés en un grand épouvantail noir aux ailes étendues, sa chemise crépusculaire laissait passer le soleil à travers les plumages déployés, quelques oiseaux voletaient autour, des rayons obliques crachaient sur la pierraille, pas de terre ici, du moins très peu, innombrables et bavards ils avançaient vers la ville.
les réverbères tremblaient, ils craignaient de ne plus signer la nuit, des spirales d'ombres glaçaient le soleil et la sueur décollait les envies, des glaçons-suie traçaient les maux mortels et imprononçables, par tous les chemins les barbares s'enfuyaient, barbares, pauvres hères s'évadant vers un terrible naufrage, un grand noir d'orage, des nuits blanches, traînantes...
Le grand ballet nocturne les pistait, c'était comme un grand soir, mais un soir d'envers et contre rien.....
extrait (Azazel)
16:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note




Commentaires
Un soir d'envers et contre rien, il faut briser les miroirs et fracasser la cruche. L'union est serrée.
Ecrit par : michel, à franquevaux. | 05.02.2008
Ma nuque sur ton néant, les pages tournent.
Ecrit par : michel, à franquevaux. | 05.02.2008
Je te serre sur mon coeur petite mouette ... et te caresse la joue du bout du bec...
Ecrit par : Maria-D | 05.02.2008
Un salut recueilli
une pensée vers très loin au delà de ce que nous sommes encore,
de ce que nous serons ensemble,
un jour.
"les morts de sont pas des absents. Ils sont seulement invisibles"
(Christian Bobin)
avec toute mon empathie,
anaka
Ecrit par : anaka | 05.02.2008
Je ne sais que t'offrir des bises et quelques mots que je mettrai en ligne à ton intention ce soir
Ecrit par : colette | 05.02.2008
Il est des départs qui nous laissent anéantis ...
Testament est né de ceux-là ...
Et la colère, et l' impuissance, et li'ncompréhension et ce déchirement qui amène les larmes en faille ...
Il est des hiérarchies célestes qui se sont déployées pour la destination de ces départs ...
Et les fleurs, doucement, nous disent les pensées du défunt ...
Vogue, vogue Amiral et que la traversée te soit belle ...
Du rivage, nos pas incertains et notre espoir à te savoir bien entouré ...
Avec toi, avec lui, en communion d' âmes, Azazel ...
Ecrit par : Kaïkan | 05.02.2008
Une pensée pour vous ...
http://amiraute.dyndns.org/dotclear/index.php?2008/02/06/399-accompagnement-d-ame
Ecrit par : Kaïkan | 07.02.2008
tendresse silencieuse
Ecrit par : tomas | 08.02.2008
oui tendresse silencieuse ...
Ecrit par : ulysse | 10.02.2008
Le souffle d'un au-delà prégnant pour l'éternité.
(...) Amitié (...)
Ecrit par : Ji-el-bê | 10.02.2008
Fragile encore... caresse de plume sur ta joue douce.. merci à toi... et à bientôt
Ecrit par : Maria-D | 10.02.2008
Ce soir, j'ai écrit ces mots à mon homme qui se terre et se complait à se murer dans le silence et le refus, oh le prétentieux-trop-gâté-qui-ne-connait-pas-sa-chance...
En pendant à toi je lui ai écrit :
"J'ai une amie qui vient de perdre son amoureux.
Après une longue maladie, certainement si difficile.
Mais sur les photos, il sourit.
Peut-être a-t-il eu le temps de comprendre
que le temps qu'il lui restait était vraiment précieux."
je pense à toi azazel, à vous,
a ce temps qui passe
et que la non-vie gâche plus certainement
que la définitive absence.
mon amitié,
anaka
...
Ecrit par : anaka | 10.02.2008
Je suis repassée déposer pudiquement une pensée pour toi et l' amiral, j' y associe tous les défunts, nous tous qui restons sur la rive et m' incline pudiquement en respect d' être ... ici et ailleurs ...
Ecrit par : Kaïkan | 15.02.2008
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