30.08.2008

lacet, souris et grain de folie

Photo 100.jpg

On évolue dans l'univers d'une souris grise aux  fil papillotte caramélisée. Mais à quoi donc sert le poète si la perle aussi courtoise fut-elle, épouse la terre brûlée telle une paire de lacets accrochés et  distraits, comme une corde entrebaillée ?

 Le poète se  cache derrière la chevelure dénouée des fées mordillant les épices, leur voilure se répandent comme l'encre dans l'eau.

 Entrelacs, enlassés, emmurés, lassés de  l'onde.

 Et pourtant je passe mes mains autour des bretelles galopantes. Un cheval giratoire relaçe le noeud délaissé, sa crinière vole au vent du moindre gré, tel un lacet cherchant à s'embraser.

Si ce grain de folie où nulle tricherie laboure l'écorce de riz, alors, alors seulement la chaussure malade d'errance, trouvera sa crinière ; sa pétale de vie aux yeux de souris dînera à toute heure... Ses regards entrelacés pendront et se brindilleront comme des maillons dérisoires, ses cris en barboteuse éclabousseront le rivage avec l'élégance désinvolte d'une bave de limace.

Azazel( photo et texte)

 

18.08.2008

mosquito lobo

vava (107).jpgPour la fin de journée les loustics finissent par glisser sous la mousse et s'énivrent de la fraîcheur des trèfles. Leurs compagnes trop capricieuses, font la part belle à la chasse, à l'amour et partagent les vivres ; alors la lumière des appartements à l'abandon attirent les volages et malgré le désert buissonnier, les moucherons tombent dans le piège.

 Citronnelle entêtante, parfum admirable entraînant l'agonie des infimes insectes aventureux et furieux . L'un d'eux dédaigneux , empressé, s'enlise sous le rideau et perd la raison. son feuillage aux livrées grises s'approche de la calîne médusée ; en son vol merveilleux, par une nuit brûlante, elle accueuille ses tendresses sous les grands reflets clairs des chevelures d'eau. Son plumage imaginaire goûte le bonheur et les miroirs de lierre ombrent  son sauvetage. Son dard des bons jours se consacre déjà à la naissance, la semence et les replis douillets.

 Lui, il meurt sur son sort de peine perdue.

 Dans un nid de chair fraîche, une senteur camélia, unj joli vert si pâle qui flatte les regard : La graîne, pauvre innocente, laboure ce bout de peau et perd sa charrue. La moustique erre en emportant le ciel loin des cadavres et des rapides voyages ; mais où sont les aoûtiens, dans les champs des voisins ? Des cousins , des marsouins, ou dans leur abri suspendu de sapin ? Leur oeuvre part achevée à l'ombre du laboureur et les tympans qui sifflottent applaudissent les paroles, ailes, inachevées.

texte et photo : Azazel

10.08.2008

tagada

après,photos début 2008 001.jpgFrêle la fraise

Près des douces terres

et des maisons tièdes,

Attendait en secret

L'ouragan en sa chair.

 

Le voilà , il surgit

Au galop d'incendie

A la lisière fragile

Des trois lunes de miel :

 

TA  GA  DA

 

 

-Pour la Suprême Ronde : dit-il,

-Ta beauté sans miroir

Ne sera plus secrète.

 

Ainsi, silencieux,

L'ouragan enflammé

Scintille sur la Ronde

et couvre la belle Ombre

de son sourire sanglant.

 

La fraise  fraîchit

Et rougit dans sa nuit,

Elle garde les trois lunes

Et sera maintenant

La fraise TAGADA.

 

Azazel (Texte et tableau)

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