10.06.2008
pourquoi pas ?
- pourquoi pas cette lune bardée de verrues grisonnantes ?
-no, no, no Diego !
-alors le clapotis de ces larmes glissées sous la boîte à sardines ? Avec la ruelle qui s'écoule, louve maigrelette, elle se perd et retrouve dans le creux empli de passe-nuit...
le goût de sa langue.
-no, no, serial, bio, bio-killer !
-eh bien , va au diable ! Et que jaillisse l'arrogant liseron sous les sabots du canasson au dentier mort devant....
t'es jamais content
t'es jamais gagnant.
Grain de beauté, grain de fleuri,
l'époque erre et la folie germe, l'équilibre fume en bulles.
-no, no, arrête ton clark, Gable !
ton char cloque chez les crapauds-accoucheurs,
et tes bulles ! T'as rien compris,
les petits bourgeons en transe lucide, s'échappent des crapauds, sautent dans l'eau putride, s'agglutinent et tétardent goûlument,
c'est la vie, ou, le plein de folie.
Tout le monde crachote dans la boîte à sardine et les truites du matin s'évadent avec les nuages de la plupart du temps.
Azazel
21:02 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : poésie, bio, folie souterraines, aériennes, vie, survie, vivant
14.12.2007
dors la suite et, un petit bout de fin.
Plume de corbeau sous ses yeux refermés, seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore, et pourtant, une mue douloureuse a crevassé ses mains, dans ses paumes grillagées , des phalènes détraquées délabrent le chemin, sa tête empoissonne ses armures filets blancs ; son vaisseau ! une barque aux rames décalées. aujourd'hui l'ombre de la terre ancre des paquerettes, majestueuses sous ses cils dessillés ; réveil, son sourire lavande taloche mon regard, je me déplie, il respire plutôt bien aujourd'hui, la ridelle aux creux de ses sourcils me sourit, je chante des alouettes d'instantané et arrête les abris du temps.
L' amiral s'habilla de gris, l'air songeur, nuance : gris clair, pour retrouver les murs blancs de l'hospital, je l'aidais, m'embrouillais, la petite truelle ne colmatait pas mon chagrin, pas de compassion, mais un baiser sur sa nuque de lait ; l'ambulance scintillante, métalique sur les flancs, ça jette, les voisins sont matinaux, une tache rouge derrière leur fenêtre, froissement de papier journal pour cacher leur curiosité, ils ont déjà vu la nudité du crâne, les ruines et la tasse d'eau claire.
je me donne du courage , je fredonne ,je serai capable d'avaler un sabre pour que le roi des dragons reprenne ses ailes et tranche la corde d'un coup de dent rageur, mais le python est là, rampant dans les flots boueux de son corps trop faible ; amiral, amiral, ton sourire est inexact.
Néons, couloirs, ascenceurs, blouse, gants, charlotte, masque.
mes yeux seuls ?
même pas.
Sac, bague, montre se défond en choses vagues, le brouillard éclipse l'émail de mes mots, mon "ça va mieux" sonne idiot, l'espace -temps cueille mes paroles dans une cuillière lavandière, je t'ai apporté un livre pour plus tard ! c'est interdit, trop de microbes ? tes globules s'en sont allés vers l'ombre, il ne te reste que tes planètes rouges aux extrémités enflammées.
Contre toute attente, tu y crois, dans 10 jours tu seras sorti , foi d'Amiral Galactique, une couleuvre se dresse dans tes yeux safrans :
-Oui , ma mouette, dans dix jours.
ton visage suinte cette vérité.
j'ai si honte de savoir tes bêtes souterraines, tu me souris bateau ivre, de ton mieux tu chasses la poussière, essoufflement lilas frêle.
Ton "amour" flotte autour de mes yeux, seuls visibles pour toi, silence chat sauvage, éclair naufrage, je chavire, on me pendra un soir près du navire brisé.
-"Je me suis rêvé mort, je me suis suicidé en imagination, détachement absolu, maintenant je peux vivre et aimer cette vraie vie, cette vraie mort ; amour, aimer, bonheur, je te sais, ma mouette, et amour n'est que le mot qui ne dit rien, je te sais dans le goût de ma vie qui m'enlève à la nuit"....
Sa voix s'arrête , épousée par le soir
Que sais-je au fond ? Ton cerveau, tes poumons, ton foie, tes reins, l'horrible chose comprimant ton coeur, pas de quoi faire une maladie, plusieurs peut-être....
Bureau, clair-obscur, Space-mirador sur un fauteuil perché me reçoit : "non madame, trois semaines à trois mois, c'est tout, peut-t'on vous téléphoner la nuit ? Non madame, pas de sortie possible, il faudrait une équipe médicale complète pour le suivre, branchement, lit médicalisé....
Madame insiste,il ne souffre pas, vous me l'avez enlevé à la suite d'un énième examen, sans prévenir, je n'ai pas d'au revoir sur notre barque aux liserés impudiques.
"IL ET JE VEUX VOULONS FINIR D ETRE DANS NOTRE VAISSEAU."
Il me l'a dit : 10 jours ici, pas un de plus.
alor, alors je crois en son sourire de gisant.....
10 jours , ombre sur ombre, comme marcher sur des épines, ton absence ressemble à ta présence, infranchissable, ton corps et ta voix gicle sur moi comme de l'eau de mer, je t'efface dans l'escalier, tu dévastes la salle de bain, pourtant immensément vide, je m'apaise, tu lances une ondée éblouissante dans la chambre, cette fausse étreinte m'éreinte, je suis affamée de toi,fatiguée, je m'insurge contre cette fausse présence friable qui m'ensable sans repère et sans repos.
10 jours, ton retour sent la tomate confite, les chats pourlèchent le contour des assiettes, mes vêtements me frôlent comme des jonquilles pressés, je lance la nuit, elle grésille ; langueur, lenteur, revenez, savourez ce petit moment de bonheur : un retour sans aucune armature.
Ta fatigue, ton regard aux armes dévoyées, nos sourires, toucher ton bras, toutes nos épaules sont de sable, moi , je défie chaque seconde de ne pas rester intarissable de vie
Tu te tiens là comme une girafe sur la banquise mais ton regard a retrouvé la quinte flush d'avant le grand naufrage, de petits citrons juteux dans nos yeux, le grand réverbère ruisselle de lumière pocharde.
Retour vers ce futur, "cristal qui songe" mais ne sait pas, un pas pour dire la victoire, un autre pour le deuil, mais tes mains et ta tête n'ont jamais cessés de bâtir.

Azazel
18:50 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
07.12.2007
dors
Plume de corbeau sous ses yeux refermés, seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore, et pourtant, une mue douloureuse a crevassé ses mains, dans ses paumes grillagées , des phalènes détraquées délabrent le chemin, sa tête empoissonne ses armures filets blancs ; son vaisseau ! une barque aux rames décalées. aujourd'hui l'ombre de la terre ancre des paquerettes, majestueuses sous ses cils dessillés ; réveil, son sourire lavande taloche mon regard, je me déplie, il respire plutôt bien aujourd'hui, la ridelle aux creux de ses sourcils me sourit, je chante des alouettes d'instantané et arrête les abris du temps.
L' amiral s'habilla de gris, l'air songeur, nuance : gris clair, pour retrouver les murs blancs de l'hospital, je l'aidais, m'embrouillais, la petite truelle ne colmatait pas mon chagrin, pas de compassion, mais un baiser sur sa nuque de lait ; l'ambulance scintillante, métalique sur les flancs, ça jette, les voisins sont matinaux, une tache rouge derrière leur fenêtre, froissement de papier journal pour cacher leur curiosité, ils ont déjà vu la nudité du crâne, les ruines et la tasse d'eau claire.
je me donne du courage , je fredonne ,je serai capable d'avaler un sabre pour que le roi des dragons reprenne ses ailes et tranche la corde d'un coup de dent rageur, mais le python est là, rampant dans les flots boueux de son corps trop faible ; amiral, amiral, ton sourire est inexact.
Néons, couloirs, ascenceurs, blouse, gants, charlotte, masque.
mes yeux seuls ?
même pas.
Sac, bague, montre se défond en choses vagues, le brouillard éclipse l'émail de mes mots, mon "ça va mieux" sonne idiot, l'espace -temps cueille mes paroles dans une cuillière lavandière, je t'ai apporté un livre pour plus tard ! c'est interdit, trop de microbes ? tes globules s'en sont allés vers l'ombre, il ne te reste que tes planètes rouges aux extrémités enflammées.
Contre toute attente, tu y crois, dans 10 jours tu seras sorti , foi d'Amiral Galactique, une couleuvre se dresse dans tes yeux safrans :
-Oui , ma mouette, dans dix jours.
ton visage suinte cette vérité.
j'ai si honte de savoir tes bêtes souterraines, tu me souris bateau ivre, de ton mieux tu chasses la poussière, essoufflement lilas frêle.
Ton "amour" flotte autour de mes yeux, seuls visibles pour toi, silence chat sauvage, éclair naufrage, je chavire, on me pendra un soir près du navire brisé.
-"Je me suis rêvé mort, je me suis suicidé en imagination, détachement absolu, maintenant je peux vivre et aimer cette vraie vie, cette vraie mort ; amour, aimer, bonheur, je te sais, ma mouette, et amour n'est que le mot qui ne dit rien, je te sais dans le goût de ma vie qui m'enlève à la nuit"....
Sa voix s'arrête , épousée par le soir
Que sais-je au fond ? Ton cerveau, tes poumons, ton foie, tes reins, l'horrible chose comprimant ton coeur, pas de quoi faire une maladie, plusieurs peut-être....
Bureau, clair-obscur, Space-mirador sur un fauteuil perché me reçoit : "non madame, trois semaines à trois mois, c'est tout, peut-t'on vous téléphoner la nuit ? Non madame, pas de sortie possible, il faudrait une équipe médicale complète pour le suivre, branchement, lit médicalisé....
Madame insiste,il ne souffre pas, vous me l'avez enlevé à la suite d'un énième examen, sans prévenir, je n'ai pas d'au revoir sur notre barque aux liserés impudiques.
"IL ET JE VEUX VOULONS FINIR D ETRE DANS NOTRE VAISSEAU."
Il me l'a dit : 10 jours ici, pas un de plus.
alor, alors je crois en son sourire de gisant.....
photo : givre et glace, 5h 41
Azazel
13:35 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
04.12.2007
Dors,
Plume de corbeau sous ses yeux refermés, seuls ses doigts sur le sommet de l'aube brûlent encore, et pourtant, une mue douloureuse a crevassé ses mains, dans ses paumes grillagées , des phalènes détraquées délabrent le chemin, sa tête empoissonne ses armures filets blancs ; son vaisseau ! une barque aux rames décalées. aujourd'hui l'ombre de la terre ancre des paquerettes, majestueuses sous ses cils dessillés ; réveil, son sourire lavande taloche mon regard, je me déplie, il respire plutôt bien aujourd'hui, la ridelle aux creux de ses sourcils me sourit, je chante des alouettes d'instantané et arrête les abris du temps.
L' amiral s'habilla de gris, l'air songeur, nuance : gris clair, pour retrouver les murs blancs de l'hospital, je l'aidais, m'embrouillais, la petite truelle ne colmatait pas mon chagrin, pas de compassion, mais un baiser sur sa nuque de lait ; l'ambulance scintillante, métalique sur les flancs, ça jette, les voisins sont matinaux, une tache rouge derrière leur fenêtre, froissement de papier journal pour cacher leur curiosité, ils ont déjà vu la nudité du crâne, les ruines et la tasse d'eau claire.
je me donne du courage , je fredonne ,je serai capable d'avaler un sabre pour que le roi des dragons reprenne ses ailes et tranche la corde d'un coup de dent rageur, mais le python est là, rampant dans les flots boueux de son corps trop faible ; amiral, amiral, ton sourire est inexact.
photo du 13 octobre 2OO7 : givre et glace. (05h 37)
Azazel
18:45 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
27.11.2007
dors,
plume de corbeau sous ses yeux refermés.
photo (5 heures givre et glace, 13 octobre)
Azazel.
22:01 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
28.08.2007
vacances forcément
partie, à bientôt, très bientôt....
Azazel
21:08 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
27.08.2007
Fugace
De mon ciel plombé, je devine les rosiers, leurs pétales ont séché, seul un cri s'enfuit du lit du matin, un baiser, un bruit d'aile, l'escargot perd l'haleine, un éclat de peinture rouge sombre, un autre bleu clair rejoint la joie de l'orage, les rubis d'un poignard et la cruauté tombe, garde à jamais au fond de tes entrailles l'exil qui te tenaille, la faille est tenace, mais la vie traîne un courage au goût carapace.
Azazel (passage chez Michel à Franquevaux.)

Azazel (peinture)
21:17 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
22.08.2007
l'homme indigo 4 et fin
Mains sur ton visage crin,
Je est aveugle.
Je, moi, jeu,
Toi,
Mains aux creux des ruelles, secrets
Tiges enlacées,
Coins, détours guetteurs,
Fantômes d'un jour.
JE découvre ta musique de roseau solitaire, MOI
Mes doigts pianotent et
Rejoignent le sourire soleil, JEU
Aurore au coin de tes lèvres luths.
Empreintes éventail
Sur l'aiguille de tes yeux de chat,
Sillons malmenés,
Tes "stig-mates" reconduisent la terre trace,
Repoussée au-dessus du mur,
Visiteur triste JE,
Chut, tais-tois....
TA bouche est amère peau de noix,
Battements de paupières sous mes doigts,
Papillons de larmes en léger tremblements,
Où poser ta tête trop lourde ?
TOI, tu glisses loin de MOI.
Ecoute, nous marchions. Il y avait les matins de la planète terre, les pollens envoûtés, le fond de l'eau moelleux sirotant près d'une pierre, l'acacia dont tu happais goûlument les fleurs, et cette barque près du lotus...
Les cimes des arbres reviennent toujours, écoute encore, JE, MOI JEU,TOI, encore, remonte le ruisseau, tu as marché sur la branche fragile, c'est rien.
La pluie sur les pruniers, t'as vu ! j'ai du sable dans mes sandales.
Je brise ta prison aussi blanche que la nuit d'un seul coup de sabre, MOI.
Buée.
C'est tout, TOI tu glisses récif, loin de MOI, c'est rien et je ne vais pas te secouer par la barbe, tu le dirais aux morts,
Elle ferme ton hiver, l'Homme Indigo.
Il y avait un léger brouillard et cette barque près du lotus.

Azazel Texte et photo)
19:01 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
12.08.2007
loin des sources
Des larmes sous ses grands ongles,
Du sang sous ses paupières
Allumettes,
Retarde le velouté naissant des regards
Redoute la morve qui donne à boire aux guêpes.
Elle pleurera de gros bourdons,
Elle sucera ses doigts,
ses paupières hésitantes
traceront
Un masque rouge,
Pour s'étendre près du soleil.
Ses yeux tomberont sous les rayons
qui frappent
le sable infini.
Ses ongles calcinés
ouvriront des plis
au son des rideaux blancs
où rien,
vraiment rien ne commence.

Azazel (texte peinture)
18:29 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
07.08.2007
printemps tardif
Printemps tardif
C’est le printemps
Allons flâner
Au bois léger
Cueillons Cueillons les violettes...
Mignonne, allons
Voir si la rose...
Quelle est la raison biologique de tant de bonheur ? Nous en connaissons quelques mécanismes : la longueur relative des jours et des nuits est essentielle. Cette information est perçue par l’épiphyse se cachant sous notre front. L’épiphyse secrète des hormones qui agissent sur le cerveau qui commande l’hypophyse, autre glande de l’encéphale, qui fabrique des gonadotrophines qui incitent les glandes sexuelles à sécréter : d’où l’envie pressante... de composer des poèmes. Les hormones ont une musique : on devrait chanter la gonadotrophine et la progestérone.
Auxines et gibbérellines
hormones végétales
anémones sylvie
tapis de neige
piqueté de violettes
de ficaires d’or
et d’hépatiques mauves
Pollen volant
Pistil béant
Moiteur collante
Des extases odorantes.
Les grenouilles rousses
S’embrassent pendant trois jours
Le papillon citron gigote
en quête d’une papillonne
Mésanges et sittelles
Bâtissent leur nid
Escargots petits gris
Double bonheur hermaphrodite
Le terrier des blaireaux
Un lit d’amoureux.
La Terre : quatre milliards d’années. Le sexe inventé il y a un milliard et demi d’années. Un milliard et demi de printemps, cellules à noyau.
Eponges, méduses et lis de mer
S’aiment depuis le précambrien
Les poissons depuis le cambrien
Les amphibiens et les insectes depuis le dévonien
Les reptiles depuis le carbonifère
Les mammifères depuis le trias
Les oiseaux depuis le jurassique
Les plantes à fleur depuis le crétacé
Millions et milliards
De parodies et d’accouplements
Naissance
La biosphère n’est qu’un sexe
La Terre s’appelle jouissance
Ne soyez pas choqués
Moralisateurs et intégristes
Empêcheurs d’aimer en rond ;
Je salue les frissons de mars et les fièvres d’avril
Je vénère le revigorant érotisme des pistils, étamines, oviductes et pénis
Odeurs et phéromones de la totalité du vivant.
Azazel (texte),
la photo, (je me rappelle plus du titre du magazine), un magazine genre terre sauvage , mais en mieux...., avec des dessins , ça j'me rappelle. L'existes plus , trop bien.
20:32 Publié dans écrits | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note



