16.06.2008
El condor "passa"

Peut-être dans la jonction des dalles,dans les strates d'un non-âge,près du "Condor"ou sous l'aile d'une vieille femme de riz jaune.texte et tableau : Azazel
19:23 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : "le condor de colca", roman, florian laska, gourmandise, les nuits de colca, survivance, écrits : florian laska
24.09.2007
pingouin disloqué

Disloqué petit pingouin imaginaire, balancé au gré de mon sein.
Son chapeau de toile orange ?
Tissé doigts de fée sous le regard malicieux d'une clochette amoureuse.
Ses semelles coton charbon bleu, collaient le goudron,
son polo blanc et ses ailes nuit, pédalaient allègrement,
Elles cinglaient vers les larges gouttes des froides rivières.
Noires les ailes, noir le café, noires mes idées cloquées.
JE......................................SUIS
jumelle d'une griffe qui te ressemblait.
Quand reverrais-je le clavier à cinq portes ?
Celui qui me parlait des "vrilles de la vigne".
idée , idée , idée ;
la vigne où dort ce marcheur jumeau,
le voila !
Il danse sur un hymen
et rejoins le tic-tac d'une horloge,
il n'a pas d'âge
et la mort continue de grandir en lui,
ton corps te freine pingouin-goudron !
ton corps décalcifie ce poids anéanti...
Retrouve le nom et secoue ce double qui prend ta place,
il s'assoit et grapille ça et là,
regard levé vers tes souvenirs,
thym, herbes, centaurées, lins, onagres troublaient tes chemins.
Ta veste de velours, ton pantalon usé,
linceul de mes joues pierres.
Ta mémoire parfumée, métissée
au rythme de cuba,
aride, sans avenir.
Ta voix à la cassure si claire, intense, saillante
perdue, désassemblée.
La note extrême et pure celle qui amenait les mots,
à peine audible.
Petit chapeau orange, sombre et doux,
café carambar au col vert pour l'hiver,
fier et fasciné,
tu me tends pour la neige en mon sein,
ton inépuisable abandon.
Azazel (texte et tableau)
19:55 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (58) | Envoyer cette note
20.09.2007
mi noche triste
Aujourd'hui l'oiseau m'a apporté la mort,
je l'ai sentie toute proche,
elle saignait sous ses ailes,
alors, une petite cerise bleue a germé dans ma bouche.
Et il m'a dit : Pleure pas ma mouette !
Il a vraiment dit ça, oui,
Il a même dit : "petite mouette"
et a effleuré mon menton de ses doigts minces et blancs,
rongés par le poison.
Un cri, suraigu,
nudité du silence,
une seule balle dans la tête et,
dans ce lit où tu as dormi, des balafres sapins.
Sillages roses et bruns s'effacent, sous l'interminable cri...
Mi . Noche . Tristé .
Azazel
20:56 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
04.09.2007
chroniques hospitalières
Jade
Petite Zoé, toute de rouge vêtue observe sa mamie allongée.
Cheveux nuages en neige éternelle, chemise abricot clair de dame.
Petite Zoé vrille son regard avril dans le bain mauve d'Eglantine.
- tu es mon arrière grand-mère, je te vois, tu es belle et ton sourire est mouillé, dis Maman, on revient demain ?
-Oui Zoé, et nous emmènerons Hugo, mamie Eglantine , tu veux bien ?
Mamie Eglantine sourit une branche parfumée.
A demain.... Baisers, petits signes de la main, porte refermée.
Deux lits inclinés comme deux soeurs aînées....
Mon regard tardif accroche ses doigts noueux, déformés, fines fissures, veines indigos, vraiment indigo, une bague à l'annulaire gauche.
Dans son demi-sommeil ses mains se rejoignent, ses doigts se touchent parfois, de belles mains calligraphiques, langage de branches, avant-bras nids d'oiseaux...
peut-être les mains se racontent une histoire, yeux clos, un saut dans les volutes muettes, phrases rêveuses, écriture gestuelle, signes de vie , les mains suspendues au ravin.
Je vois un vieil arbre, un bel arbre, pas un bonzaï, un qui a grandi sa vie, brûlé et mordu.
Mains racines, ongles fantasques.
Porte ré-ouverte.
Son fils et sa femme :
b'jour maman ! j 'massois hein , j'suis fatigué... c'est long pour venir ici, fait chaud.
b'jour belle-maman ! ça va, oh vous avez une voisine, vous êtes contente, vous en avez de la chance !
Nous moins, votre chatte, JADE, que nous gardons depuis votre séjour ici, elle griffe ! eh oui, les fauteuils et puis je ne peux pas me permettre d'avoir les bras éraflés, regardez ! là ! c'est pas sain, elle m'affole avec ses pattes qui accrochent tout, il faut lui faire enlever les griffes, voilà, ou couper courtes, comme ça , elle n'abîmera pas vos fauteuils, quand vous rentrerez chez vous avec elle, hein belle ma-man vous vous rappellez de Jade ? elle sera mignonne , sans griffes, et toute douce, ce sera moins dangereux pour vous belle-maman, allons.
-Maman, arrêtes de t'arracher les ongles avec tes mains, tu te fais mal, c'est pas beau ça, dis quelque chose plutôt, sont gentils avec toi ?
Je ne peux m'empêcher de capter les larmes discrètes de la vieille dame hermine blanche, elles cheminent sur les rives sinueuses de ses joues avec une lente majesté, scintillent dans l'indicible silence. L'ultime perle rejoint le coin amer de sa bouche absente.
Azazel
20:35 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
21.04.2007
blues 6
Ce n'est pas un travesti que ce mime errant, mais la mosaïque et la gomme de son visage ont le grain de la fin....
Personne ne posera plus la couleur sur sa voix, l'insidieuse machinerie alvéolaire et ses hyènes frémissantes pourpreront son douloureux vertige.....
j'allongerai le bras d'un rayon oblique, ma peine deviendra le lierre intime de ses confidences.
Azazel![]()
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20.04.2007
blues 5
Les oasiens calcinés boieront ta salive jaune,
ils se traîneront, manquant de bave,
ils cloqueront le rosier jaune à pattes blanches,
Mélusine apparaîtra, nue, vilainement couturée,
penché dans l'angle rouge le ciel glissera vin sale....
Azazel
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19.04.2007
blues 4
Trémolo sur plumetis,
la mort aux dents...
Pour habit de gala,
tes chagrins d'hommes las.
Azazel
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18.04.2007
blues 3
Soie rouge,
larmes velours,
voilà c'est fini,
et je vivrai encore
sur la pointe de ma plume,
bilboquet de la lune.
Azazel
16:00 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17.04.2007
blues 2
Rien n'y fait,
t'as le désespoir en forme d'enclume,
allez ! dis bonjour à l'allumette
et pas à la dame,
son ombre est suspecte,
elle défend ses épines,
allez ! dis bonjour à l'allumette
sa virgule posera un guillemet
sur ta voix cendre,
ton épingle fera le point.
azazel
16:00 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
16.04.2007
blues 1
ce soir,
comment ne pas voir,
tes yeux passoires,
ton visage humide,
tes longues tiédeurs,
et ton silence songe.
azazel
16:00 Publié dans écrits sur-vécus | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


