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        <title>desecri-e-silence - histoires_vecues</title>
        <description>idées, littérature, contes et nouvelles</description>
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                <title>Les asticots , c'est pour la vie (fin)</title>
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                <author>noreply@ (azazel)</author>
                                                <category>histoires vécues</category>
                                                <pubDate>Fri, 11 May 2007 19:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;h3&gt;Les asticots, c'est pour la vie : fin&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Un jour notre père nous invita vivement à venir voir ce qui se passait dans l'antre du démon.&lt;br /&gt; La chair rose était devenue noire et putride, c'était d'un nauséabond dépassant l'imagination. Notre raison restait empêtrée dans ce fumet pestilentiel, comme un moucheron dans une toile gluante. Il faisait chaud et cette senteur nous ankylosait encore plus, notre cerveau engourdi par tant de sensations innommables anéantissait toute rébellion. Nous passions la main au-dessus des innombrables asticots qui grouillaient dans tous les coins, et je me rappelle q'une chaleur intense et palpable s'en dégageait. A chaque fois que nous devions nous présenter devant la tête, un vertige d'odeurs et de petis bruits répugnants, annihilait toute désobéissance et nous plongions notre main dans l'abîme, pour en sortir une poignée d'asticots, vite déversée dans la boîte garnie de son, direction la porte de la maison devant laquelle le client attendait son précieux chargement.&lt;br /&gt; La peur nous habitait, nous avancions vers le fond du jardin, plusieurs fois par jour, hébétés et asphyxiés pour accomplir notre rituel. Nous évoluions, comme impuissants dans un rêve, désincarné, notre âme, tapie loin derrière nous, pour ne pas devenir fous ou vomir peut-être.&lt;br /&gt; Evidemment tout le travail nous échoua, les pièces de 1 franc s'accumulaient dans la boîte, mais furent vite dépensées dans l'un des bistrots du coin, j'en pris quelques-unes pour ma consommation de bonbons personnelle, ce fut mon premier vol et ma première révolte.&lt;/p&gt;
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                <title>les asticots ,c'est pour la vie(2)</title>
                <link>http://desecri-e-silence.hautetfort.com/archive/2007/05/10/les-asticots-c-est-pour-la-vie-2.html</link>
                <author>noreply@ (azazel)</author>
                                                <category>histoires vécues</category>
                                                <pubDate>Thu, 10 May 2007 19:30:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;h3&gt;Les asticots, c'est pour la vie : 2&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Encore une idée géniale de Papa : la vente des asticots. Une étiquette collée sur la porte, 1 Franc la portion.&lt;br /&gt; Mais ce qu’il ne nous avait pas dévoilé, c’est la façon de “fabriquer” les asticots. Car avant de les vendre, il faut les avoir. Le premier jour, il amena une grosse masse d’os, une tête de boeuf entière, donnée par le boucher à cette époque. Ils étaient deux pour la porter, direction le fond du jardin.&lt;br /&gt; Horreur ! Difficile à surmonter pour des enfants de 6 à 10 ans, cette vision cauchemardesque. Deux grands trous sombres, une mâchoire prête à nous happer, très volumineuse, avec des bouts de chair roses pendouillants sur les moindres recoins, quelques petites radicelles visqueuses et grisâtres voletant au gré du vent ; un vrai labyrinthe de la peur, des trous, des circonvolutions, une main là-dedans et on ne sortait plus de l’enfer. Nous nous regardâmes tous les quatre , et sans rien dire montâmes l’escalier en trombe pour nous réfugier dans la chambre du haut et regarder par la fenêtre.&lt;br /&gt; La tête de boeuf se trouvait loin de nous, mais nous l’observions, scrutant attentivement le ballet incessant des mouches attirées par les restes de viande. Mais que faisaient-elles ? On ne nous le disait pas. Et cette odeur écoeurante, étouffante, prenant à la gorge, nous environnait, restait coincée dans nos narines, nos cerveaux ; nous ne pouvions pas y échapper, où que nous soyons. Elle était là, tapie, prête à nous happer avec ses tentacules gluants.&lt;br /&gt; Mais nous n’étions qu’au début d’un film dont le scénario deviendrait encore plus macabre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;suite demain&lt;/p&gt; &lt;p&gt;moi&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Les asticots , c'est pour la vie</title>
                <link>http://desecri-e-silence.hautetfort.com/archive/2007/05/09/les-asticots-c-est-pour-la-vie.html</link>
                <author>noreply@ (azazel)</author>
                                                <category>histoires vécues</category>
                                                <pubDate>Wed, 09 May 2007 20:10:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;comme j'ai très peu de temps en ce moment, je vous ressers d'anciens textes , qui font partis de mes premières mains dans l'écriture, alors indulgence,&amp;nbsp;du vécu au mot près, j'ai aussi très peu de temps pour passer sur vos blogs, je le regrette, demain je ferai un début de petite incursion chez vous et petit à petit l'oiseau fera son nid.... Vraiment nulle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Les asticots, c'est pour la vie : 1&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;L'activité principale de mon père, en dehors de sa soulographie maladive, était la pêche.&lt;br /&gt; Nous habitions au bord d'une rivière, et là, tous les passionnés de pêche se retrouvaient pour taquiner le poisson, et il y en avait du poisson ! de toutes sortes et de toutes tailles :Carpes, sandres, anguilles, brêmes, perches, brochets et blackbass, sans oublier le menu fretin très recherché également : Gardons, ablettes et vairons, il y avaient même ce qu'on appelait chez nous les plies ou carrelet.&lt;br /&gt; Cette rivière attirait beaucoup de monde, du professionnel rompu à l'art d'attirer le gibier dans son filet, au pêcheur du dimanche venu se détendre en famille, ou bien alors le solitaire ; ah celui-là ! grand nerveux en général, mais réalisant de merveilleuses prises à la pêche.&lt;br /&gt; Pour pêcher de façon ordinaire il faut un peu de matériel : une canne, un fil de nylon, quelques plombs , un flotteur, un hameçon et l'inévitable appât au bout de l'hameçon.&lt;br /&gt; Et quels étaient d'après-vous les meilleurs appâts à cette époque ?&lt;br /&gt; De petites bêtes grouillantes et frétillantes, que l'on sortait d'une petite boîte garnie de son.&lt;br /&gt; Et où trouvait-on ces charmantes bestioles qui vous chatouillent le bout des doigts ?&lt;br /&gt; Chez moi dans le fond du jardin.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;br /&gt; (moi)&lt;br /&gt; &lt;hr width=&quot;100%&quot; /&gt; &lt;em&gt;la suite demain&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://desecri-e-silence.hautetfort.com/archive/2007/02/24/les-dernieres-bottes.html</guid>
                <title>les dernières bottes</title>
                <link>http://desecri-e-silence.hautetfort.com/archive/2007/02/24/les-dernieres-bottes.html</link>
                <author>noreply@ (azazel)</author>
                                                <category>histoires vécues</category>
                                                <pubDate>Sun, 25 Feb 2007 22:45:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://desecri-e-silence.hautetfort.com/images/medium_DSC02749.2.JPG&quot; alt=&quot;medium_DSC02749.2.JPG&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;ce seront les dernières,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;je ne prends pas le risque du dire,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;je dis...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;quand je ne pourrais plus les marcher,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;quand elles prendront racines,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;quand le bruit sera chute,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;le poids sera plein.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;alors la source vide&lt;/p&gt; &lt;p&gt;mesurera le temps&lt;/p&gt; &lt;p&gt;épuisant,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ses ailes de requins,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;ses dents noires,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;sa peau charbon...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;non !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;il y aura le cri,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;les gestes intimes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;et encore,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;le long voyage&lt;/p&gt; &lt;p&gt;qui brûlera les pierres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Azazel)&lt;/p&gt;
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                <title>regard</title>
                <link>http://desecri-e-silence.hautetfort.com/archive/2007/01/21/regard1.html</link>
                <author>noreply@ (azazel)</author>
                                                <category>histoires vécues</category>
                                                <pubDate>Sun, 21 Jan 2007 16:45:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://desecri-e-silence.hautetfort.com/images/medium_voyages_068.jpg&quot; alt=&quot;medium_voyages_068.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; On se regarde. Toi la vache, moi la femme. Couchée dans l’herbe tendre, assise sur un banc. L’herbe et le bois. Le vent flagelle ma joue droite et fouette ta joue gauche. On se regarde. Avachie dans le pré, combien as-tu vu d’hommes par ici ? Je te contemple. Ton regard est-il si vide ? Traverse-t-il mon corps pour s’évader au loin où je voudrais le rejoindre. Non, ce n’est pas un rêve. Avec insistance tu me fixes. Tes oreilles à l’horizontale frémissent. Est-ce le vent bienfaisant qui nous cingle et nivelle toutes nos peines ? As-tu des chagrins ? Sont-ils emportés par ce paysage doux et reposant, sans aspérités, pourtant si présent avec un vent si violent qu’il dilue nos tourments. Un vol d’oiseaux rapide, tel&amp;nbsp; une étoile filante zèbre le ciel et notre vision. Langueur et lenteur. Tu as légèrement tourné la tête, indolente, un oeil toujours vissé vers moi, une oreille relevée. Qu’as-tu entendu ? Tous bruits se confondent vers l’horizon. Ah ! Une autre vache se retourne insolemment, et te lèche l’oreille. Quel nectar a-t-elle détecté ? Et pourquoi cette langueur ? Tu t’installes nonchalamment en biais, toujours un oeil rivé sur moi, rien dans ta tête, rien dans la mienne. Suis-je devenue vache ? Nous sommes lavées, asséchées par le vent normand. Juste une douce mélancolie à fleur de gorge. Je n’ai plus envie de bouger, comme toi et tes gestes indolents. Ce temps qui passe lentement dans ton oeil de bovin, si doux, m’empêche de pleurer et c’est bon. Mes sentiments s’éparpillent, dispersés, portés par le vent. Ne plus penser, ne plus réfléchir, comme toi rêvasser sans rêves, se laisser emporter par la vague, le vent, et la vie. Tu te lèves avec pesanteur, moi aussi. Je rentre à la maison.&lt;br /&gt;
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