07.01.2007
insectattitude
en attendant la livraison de fiction de l'étranger 4, petite pause animalière, histoire de reposer mon esprit de la vie dans le grand hall center des horreurs, sinon je deviens glaireuse et baveuse, mon coeur refoule et campe au bord du précipice....
Petite histoire insectoïque toute douce, rousse et pas louche, vraie and réelle-attitude...
Les chrysides sont de petites guêpes de 4 à 10 mm de long, dont les différentes espèces parasitent les nids de guêpes et d'abeilles solitaires.
La guêpe dorée est un magnifique spécimen de chryside, sa parure flamboyante aux reflets métalliques n'a d'égale que son opiniâtreté à coloniser le nid d'une autre guêpe.

Pendant qu'une pauvre et laborieuse guêpe solitaire appelée "odynère" sue sang et eau pour construire son nid constitué de galeries d'argile humecté, pendant qu'elle parcoure des kilomètres pour approvisionner son nid de larves de charançons des luzernes, qui seront l'unique nourriture de l'unique oeuf qu'elle va y déposer, la chryside elle, veille, elle épie, cachée dans un coin, elle observe assidûment toutes les étapes de la construction du nid.

Dès que l'odynère s'envole pour un de ses incessants voyages d'approvisionnement, la chryside se penche au bord de l'édifice et scrute l'intérieur du regard et de ses antennes, quand elle est sûre d'elle, il lui arrive parfois de rentrer à l'intérieur du nid pour mieux évaluer l'avancement des travaux.

Cette adorable petite guêpe dorée a le corps blindé, lorsqu'une odynère la surprend et s'acharne sur elle pour la pincer des ses mandibules ou la piquer de son aiguillon, la chryside ne se défend plus et se met en boule les pattes rentrées, ne laissant aucune partie vulnérable à nu.
Son seul but : Pondre discrètement un oeuf dans le nid de l'odynère.
Les travaux finis, l'odymère pond un seul oeuf suspendu par un fil arrimé au plafond de la loge. Les charançons sont stoqués vivants mais paralysés, ainsi la nourriture reste fraîche.
Quelques jours plus tard l'oeuf de l'odynère éclot, il en sort une mignonne petite larve qui dévore avidement les réserves de charançons vivants, une fois le tout avalé goûlument la larve tisse un cocon et se transforme en nymphe, se maintenant ainsi jusqu'au printemps, elle s'extraie alors et sort de la galerie.
Mais attention si la chryside a réussi à déposer son oeuf dans le nid, lorsqu'il deviendra lui-même larve toute mignonne, celle-ci dévorera l'oeuf ou la larve de l'odynère et se nourrira des provisions.
fascinant, non ? moi j'adore...
Qui est la plus cruelle ? L'odynère qui capture et paralyse ses pauvres charançons pour qu'ils soient dévorés vivants ? Ou la chryside qui observe tout et attend patiemment le moment ou elle pourra déposer son oeuf ?
et si je disais, ce concept de la cruauté n'existe pas dans le monde des insectes, c'est la vie et la survie avant tout, se reproduire, là est la question et la réponse.
La cruauté est un concept humain et ne s'applique qu'aux humains.
Azazel
(photos : horizon nature)
15:03 Publié dans vulgarisations scientifiques | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
21.11.2006
verre de vin ou ver de terre ?
Verre de vin ou ver de terre ?
Le ver de terre représente 70% du monde animal, en masse pondérale, êtres humains compris. Eh oui !
Très appétissant tout ça me direz-vous. Et je vous répondrais :
Oui bien sûr, c’est appétissant et même très appétissant. Jugez un peu, vous allez comprendre pourquoi le ver de terre doit être vénéré. Je proposerai même une déification. Et pourquoi pas une béatification ? Toutes sortes d’animaux ont été adulés.
Loin d’étouffer la planète de leur monstrueuse masse invertébrée, les vers de terre fouissent et refouissent l’humus jusque dans ses profondeurs les plus intimes. Ils ne savent pas les pauvres (croyons nous) pourquoi ils fouissent alors que nous nous le savons.
Ils trouent, perforent, taraudent et de la sorte, vous l’avez compris, ils aèrent la terre, qui la pauvre est incapable de s’aérer toute seule.
On tombe de haut c’est dur à admettre mais c’est comme ça.
Donc ils aèrent, dans l’ignorance de leur condition d’animalcule. Ils libèrent la pousse tant attendue des végétaux eux mêmes broutés par les herbivores, eux mêmes mangés par les omnivores et les carnivores.
Quand à nous nous prenons tout : les vers de terre les végétaux les herbivores les omnivores les carnivores, et tout tout tout, même les toutous, il fût un temps où les gaulois mangeaient les chiens, et ne parlons pas des autres peuples c’est un exemple qui vise à l’internationalité.
Le concept vital du ver de terre et du ver tout court :
rappelons que les vers bouffent aussi tous les morts encore heureux, sinon depuis des centaines de millions d’années qu’on meurt sur la planète, ce serait un infâme bourbier et quand je dis "ON" je pense aussi aux dinosaures et à toutes les bestioles qui nous ont précédées. Donc le ver de terre ou le ver tout court qui pour nos esprits étroits symbolisent la répugnance sont en vérité l’essence même de la propreté, de la nourriture et du bon petit verre de vin, d’alcool ou de jus de fruit dont vous aimez vous désaltérer
Voilà c’est dit, ouf.
Comme quoi on peut toujours se tromper sur tout.
Comme quoi les apparences ne sont pas vérités.
Comme quoi les mystères de la vie doivent être considérés dans un esprit d’ordre et de méthode.
Bon verre à toi,
Bon vers à moi,
Bon ver à soie.
Azazel
Source : Petit traité de toutes vérités sur l’existence (Fred Vargas),(horizons nature n 4), texte du haut (azazel)

Anatomie interne d'un ver de terre (coupe latérale): petit animal de forme allongée et cylindrique, dépourvu de parties dures et de pattes.
Cavité buccale: entrée du tube digestif du ver de terre.
Pharynx: partie du tube digestif du ver de terre située après la bouche.
Chaîne nerveuve ventrale: ensemble des nerfs du ventre du ver de terre.
Réceptacle séminal: poche relative à la semence du ver de terre.
Vaisseau sanguin ventral: vaisseau transportant le sang et étant situé sur la partie antérieure du ver de terre.
Néphridie: organe du ver de terre jouant le rôle des reins.
Gésier: poche servant d'estomac au ver de terre.
Vaisseau sanguin dorsal: vaisseau transportant le sang et étant situé sur la partie postérieure du ver de terre.
Jabot: renflement de l'oesophage du ver de terre.
Vésicules séminales: petits organes creux relatifs à la semence du ver de terre.
Coeur latéral: organe de pompage sanguin du ver de terre.
Oesophage: partie du tube digestif du ver de terre situé entre le pharynx et le jabot.
Ganglions cérébroïdes: cerveau du ver de terre.,
17:22 Publié dans vulgarisations scientifiques | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
08.11.2006
scato logique
Petite histoire scatologique
Un éléphant mâle pèse de 4 à 6 tonnes. Il transforme les 200 kg d’herbes qu’il avale par jour en 130 kg de bouses.
Si des légions de bousiers ne transportaient pas ensuite ces excréments et ne les enfouissaient pas pour les savourer tranquillement, ils s’accumuleraient sur le sol et le rendraient stérile, désertique et infertile très rapidement. Un seul tas de crottins d’éléphant peut abriter jusqu’à 16000 bousiers, représentant 100 à 150 espèces différentes. Là, pas de racisme, tout le monde se nourrit sur le même tas de m...
En éliminant les excréments, ces coléoptères évitent le développement de micro-organismes vecteurs de maladies. Ces bousiers coprophages enterrent la matière fécale dans le sol et ne la consomment que partiellement. Cette pratique d’enfouissement enrichit le sol en azote, favorisant ainsi la croissance de l’herbe.
Merci petits bousiers, d’être de vrais écolos, respectueux de la nature, et de laisser toujours un peu de ce qu’elle nous donne dans sa sagesse.
PS : je n’ai jamais photographié d’éléphant, mais des vaches, oui. Une vache pesant environ 400 kg, il en faut à peu près 16 pour un éléphant.

16:25 Publié dans vulgarisations scientifiques | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note


